Quelques amateurs de la franchise attendaient avec impatience Zettai Zetsumei Toshi 4 connu sous le nom de Disaster Report 4 ici. La série a fait sa popularité en présentant des expériences uniques où le joueur devait s’enfuir de catastrophes naturelles. Cette nouvelle itération était d’ailleurs prévue pour la PS3 en 2011, mais elle fut annulée pour être finalement reprise quelques années plus tard. Étant particulièrement fan de jeux japonais, j’attendais moi-même avec impatience la localisation de cet épisode sans savoir dans quoi je me lançais.

Fiche Technique Disaster Report 4

  • Date de sortie :  7 avril 2020
  • Style : Action et Aventure
  • Classement ESRB/PEGI : T/18
  • Développeur : Granzella
  • Éditeur : NIS America
  • Langue d’exploitation : Voix Japonaises et sous-titres en anglais
  • Disponible sur PS4, Switch et PC
  • Testé sur Nintendo Switch
  • Prix lors du test : 79,99 $ / 59,99 €
  • Site officiel
  • Code numérique envoyé par NIS America

La vie en temps de catastrophe

C’est un peu ironique de se lancer un jeu qui traite de catastrophes naturelles en ces temps tragiques, mais bon. Dans Disaster Report 4, on incarne un personnage qu’on peut personnaliser à notre goût qui est en visite dans une grande ville pour une entrevue. Vêtu d’un chic veston, notre protagoniste n’a visiblement aucune idée de ce qui l’attend. C’est alors que l’endroit est frappé par un puissant séisme qui fait vibrer les gratte-ciels et la plupart des édifices du coin. Bien sûr, un tel cataclysme a un important impact au sol si bien que plusieurs habitants sont coincés entre les décombres des rues.

Or, le but du jeu est de réussir à s’enfuir de ce grave pétrin et quitter cette dangereuse ville. Pour ce faire, le joueur doit faire des choix quant à son approche avec les gens. Est-ce que vous serez plus du genre à vouloir sauver tout le monde en gardant votre sang froid ? Ou serez-vous plutôt distant et froid avec les autres ?

Peu importe votre approche de prédilection, le jeu nous réserve un bon nombre de personnages avec lesquels interagir. Il y a toutes sortes de personnalités et le jeu capture bien le comportement des humains en temps de crise que ce soit positivement ou négativement. Entre ceux qui paniquent ou ceux qui profitent de la situation, on en voit de toutes les couleurs. Bien sûr, c’est à nous de nous ajuster selon la situation. Malheureusement, on reste très en surface et les discussions sont assez courtes. On ne s’attache jamais vraiment à un des personnages, alors le chemin tracé est un peu long.

Une jouabilité limitée

Ensuite, sans être poussé à l’extrême comme un roman vidéoludique, Disaster Report 4 offre une jouabilité assez mince. Entre se promener, parler aux gens ou tenter de se protéger des effondrements en s’accroupissant, ça s’arrête à ça. Il y a aussi le stress du protagoniste qui doit être géré puisque plus on est sale, plus on devient anxieux. Alors, mieux vaut éviter les écroulements, être prudent avec chacun de ses pas et prendre le temps de se reposer. Parce que oui, il y a plusieurs édifices qui vont s’écrouler durant notre aventure et de nouvelles fissures viendront aussi modifier notre parcours.

Disaster Report 4 cataclysme

Le but du jeu est donc principalement de faire progresser chaque scène en complétant des demandes des habitants. Quelque chose d’aussi simple que de donner du papier de toilette à quelqu’un peut faire avancer l’histoire. De scène en scène, le joueur tentera d’atteindre son but ultime. Selon moi, on peut dire que c’est un peu comme un jeu d’aventure pointé et cliqué où il faut résoudre les casse-têtes pour passer aux prochaines étapes. Par contre, c’est fait via une approche japonaise qui est bien différente de ce qu’on connaît ici.

Comme la plupart des scènes sont relativement petites, c’est assez facile de trouver les éléments voulus. De plus, ce ne sont pas des énigmes ou des casse-têtes qui vont vraiment stimuler votre cerveau. On a plus l’impression d’avoir des corvées plutôt ennuyeuses à faire et on se lasse assez vite.

Disaster Report 4 tout croche

Des visuels d’une autre génération

Puis, on ne peut pas ignorer le fait que le visuel est moche. Je comprends que Disaster Report 4 est le résultat d’un petit studio indépendant, mais la plupart de ceux-ci réussissent à trouver une approche visuelle charmante. Malheureusement, le résultat ici ressemble plutôt à un jeu de PlayStation 2 ce qui nous donne l’impression d’avoir une expérience d’une autre époque.

La plupart des textures sont pixelisées et mal découpées. Considérant que le jeu mis beaucoup sur les conversations, le fait d’avoir des personnages plutôt fades n’aide pas à l’immersion. La plupart d’entre eux ne semblent pas avoir d’émotions à l’œil. Heureusement, il y a la voix des acteurs qui nous permettent d’un peu mieux saisir le ton de chacun bien que ce soit seulement en japonais.

Par contre, lorsqu’on admire le décor de loin et qu’on observe le ciel, les gratte-ciels et les animations des édifices qui s’écroulent, on réussit à mieux comprendre ce que les développeurs voulaient faire. On peut aussi admirer les petits coins de nature qui restent puisque les couleurs sont assez vibrantes et jolies.

Malheureusement, c’est gâché par des problèmes trop fréquents de latence alors que le taux d’image par seconde ralentit constamment. On ne peut pas dire que c’est une expérience stable et c’est frustrant de voir les ralentissements durant des scènes importantes.

Verdict de Disaster Report 4 : Summer Memories

Pour conclure, Disaster Report 4 : Summer Memories aurait mérité un meilleur sort. Le concept est cool et original, mais l’exécution est ratée au point que l’attente n’aura pas valu la peine. C’est un jeu qui aurait peut-être tenu à l’époque de la PlayStation 2, mais aujourd’hui les joueurs sont ailleurs tout comme les studios indies. Il y a trop de bons choix du côté des jeux japonais pour accorder du temps à celui-ci même pour les fans de la série.

NOTES
Note d'enthousiasme
4
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Anthony est comme Batman puisqu'il mène une double vie. De jour, c'est un simple banquier, mais le soir et les fins de semaine il se transforme en rédacteur de la section jeux vidéo sur Geeks & Com' où il partage sa passion. On peut dire qu'il aime presque tous les styles, mais il a quand même un petit faible supplémentaire pour les jeux narratifs et les JRPG !