God of War Sons of Sparta

Test de God of War Sons of Sparta : explorer le passé de Kratos

Le dernier State of Play a réservé une surprise de taille aux joueurs : la sortie immédiate de God of War: Sons of Sparta. Disponible dès la fin de la présentation, ce nouvel épisode prend toutefois une direction inattendue pour la franchise. Plutôt que de poursuivre la formule des récents volets en 3D, Santa Monica Studio propose ici une expérience en 2.5D inspirée des Metroidvania. Un virage audacieux qui revisite l’univers de Kratos sous une forme plus compacte, mais toujours fidèle à l’ADN de la série.

Fiche Technique de God of War: Sons of Sparta

  • Date de sortie : 12 février 2026
  • Style : Action / Metroidvania
  • Classement ESRB / PEGI : M / 18
  • Éditeur : Sony Interactive Entertainment
  • Développeur : Mega Cat Studios & Santa Monica Studio
  • Langue d’exploitation : Disponible en français
  • Exclusivité PlayStation 5
  • Testé sur PS5 Pro et PS Portal
  • Prix lors du test : 39,99 $ CA / 29,99 €
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur

La relation entre frères

L’aventure nous ramène à une période rarement explorée de la vie de Kratos, bien avant les événements du premier God of War. Encore en pleine formation dans le système militaire spartiate de l’Agoge, le futur Fantôme de Sparte s’entraîne aux côtés de son frère Deimos. Lorsque l’un de leurs camarades disparaît mystérieusement, les deux frères quittent Sparte et se lancent dans une mission qui les mènera à travers la Laconie. Leur quête les oppose rapidement à plusieurs créatures issues de la mythologie grecque qui menacent la région, tout en mettant de l’avant le lien qui unit Kratos et Deimos ainsi que les thèmes du devoir, de l’honneur et de la fraternité. Le récit est présenté comme un souvenir raconté par un Kratos plus âgé à sa fille Calliope, alors qu’il est encore capitaine dans l’armée spartiate.

Les Metroidvania ne sont généralement pas reconnus pour la richesse de leur narration, le genre misant souvent davantage sur l’exploration et le gameplay que sur l’histoire. God of War: Sons of Sparta fait toutefois exception à cette règle. J’ai particulièrement apprécié l’approche plus narrative du jeu, qui propose un récit étonnamment présent pour ce type d’expérience. Plutôt que de simplement servir de prétexte au gameplay, l’histoire occupe ici une place importante et contribue à donner davantage de poids à la progression du joueur.

J’ai aussi beaucoup aimé le ton plus intime de cette histoire, qui explore une facette de Kratos que nous ne connaissions pas encore vraiment. En découvrant certains événements marquants de sa jeunesse, on comprend mieux ce qui a façonné le personnage qu’il deviendra plus tard. La relation entre Kratos et son frère Deimos se révèle d’ailleurs particulièrement intéressante et bien développée, tout comme les liens qu’il entretient avec ses camarades guerriers. Ces interactions donnent une dimension plus humaine au récit et renforcent l’attachement aux personnages tout au long de l’aventure.

Un Metroidvania solide et accessible

Si la narration occupe une place importante dans l’expérience, God of War: Sons of Sparta reste avant tout un Metroidvania, un genre qui mise fortement sur l’exploration et la progression des capacités du joueur. Le titre adopte ainsi une structure basée sur une grande carte interconnectée où chaque nouvelle compétence permet d’accéder à des zones auparavant inaccessibles.

L’exploration occupe donc une place centrale dans l’aventure. Au fil de la progression, j’ai régulièrement débloqué de nouvelles habiletés qui permettent non seulement d’améliorer les capacités de combat de Kratos, mais aussi d’ouvrir de nouveaux chemins à travers les différentes régions de la Laconie. Cette approche encourage naturellement les allers-retours dans les zones déjà visitées afin de découvrir des passages secrets, des coffres cachés ou encore des améliorations supplémentaires.

Cette structure contribue également à offrir une durée de vie très respectable pour un jeu du genre, l’aventure s’étendant sur environ 25 heures pour les joueurs qui prennent le temps d’explorer une bonne partie de ce que le jeu a à offrir.

God of War Sons of Sparta

Malgré le passage à une perspective en 2.5D, les combats conservent une bonne partie de l’intensité qui caractérise la série. Cette fois, Kratos se bat principalement à l’aide d’une lance, un choix assez différent des armes que l’on associe habituellement au personnage. Pour s’en sortir, il faut constamment alterner entre blocage, esquive et parades, tout en apprenant à anticiper les attaques des ennemis. Le jeu ne révolutionne pas nécessairement la formule du genre, mais il exécute ses mécaniques avec suffisamment de précision pour rendre les affrontements satisfaisants.

Il est également possible d’améliorer l’équipement de Kratos au fil de l’aventure. Le système reste assez simple, mais il permet tout de même de personnaliser légèrement notre style de combat. La lance peut notamment être améliorée en modifiant différentes composantes, soit la hampe, la pointe et le talon de l’arme, chacune apportant certains avantages. Le bouclier peut lui aussi être amélioré, offrant ainsi de meilleures capacités défensives lors des affrontements.

Le jeu propose également plusieurs défis qui mettent à l’épreuve les habiletés du joueur, notamment sa rapidité de déplacement et sa maîtrise des différentes mécaniques. Ces séquences demandent une bonne précision et ne sont pas toujours faciles à compléter, mais elles offrent un niveau de défi particulièrement agréable. Cela dit, Sons of Sparta demeure relativement accessible comparativement à certains autres jeux du genre. Les erreurs sont généralement bien pardonnées et, après une défaite, le jeu nous replace rarement très loin de l’endroit où l’on a échoué, ce qui permet de reprendre rapidement l’action sans trop de frustration.

God of War Sons of Sparta

Une direction artistique inégale

Même avec sa perspective en 2.5D, God of War: Sons of Sparta réussit à préserver l’identité visuelle de la franchise. Les environnements inspirés de la Grèce antique restent riches en détails et dégagent une ambiance fidèle à l’univers brutal et mythologique de la série. Des ruines antiques aux régions plus sauvages de la Laconie, les différentes zones offrent une belle variété visuelle tout au long de l’aventure.

Les arrière-plans sont également particulièrement réussis, avec plusieurs couches visuelles qui donnent une belle impression de profondeur aux environnements. Cette richesse visuelle contribue à rendre les différents lieux plus vivants et renforce l’immersion dans cet univers mythologique.

Le bestiaire propose lui aussi une bonne variété de créatures issues de la mythologie grecque. Au fil de la progression, on affronte différents types d’ennemis qui viennent renouveler les affrontements et obligent à adapter légèrement notre approche en combat.

Cela dit, malgré ces qualités, la direction artistique ne m’a pas totalement convaincu. L’ensemble demeure assez sobre et les couleurs restent souvent un peu fades à mon goût. Ce style visuel n’est pas nécessairement mon favori, et certains autres jeux du genre ont réussi à proposer une identité artistique plus marquante. Considérant qu’il s’agit d’un jeu God of War, je m’attendais aussi à une présentation un peu plus « premium », comparable par exemple au travail réalisé par Ubisoft avec Prince of Persia: The Lost Crown.

Sur PS5, l’expérience demeure très fluide. Les animations sont solides et les combats restent parfaitement lisibles, même lorsque l’action s’intensifie à l’écran. J’ai toutefois parfois eu un peu de difficulté à anticiper certaines attaques ennemies, notamment en raison d’effets visuels parfois un peu chargés qui rendent l’action moins facile à lire.

Une ambiance sonore efficace

Côté sonore, God of War: Sons of Sparta propose une ambiance fidèle à l’univers de la franchise. La trame musicale accompagne bien l’action et contribue à renforcer le ton dramatique de l’aventure, notamment lors de certains affrontements ou moments clés du récit. Les effets sonores pendant les combats restent également satisfaisants et donnent un bon impact aux coups portés par Kratos.

Le jeu peut aussi compter sur un doublage vocal généralement réussi. La majorité des personnages profitent d’un voice acting convaincant, qui aide à donner du poids aux différentes scènes narratives et aux interactions entre les protagonistes. Sans être exceptionnel, le travail des comédiens reste solide dans l’ensemble et contribue à rendre l’histoire plus immersive.

Sans être particulièrement mémorable, l’ensemble de l’ambiance sonore demeure efficace et s’intègre bien à l’expérience globale. La musique, les effets sonores et le doublage remplissent leur rôle sans voler la vedette, mais participent tout de même à maintenir l’atmosphère propre à la série.

God of War Sons of Sparta

Verdict sur God of War Sons of Sparta

Avec God of War: Sons of Sparta, Santa Monica Studio propose une interprétation intéressante de la franchise en adoptant une structure Metroidvania qui fonctionne bien dans l’univers de Kratos. Sans révolutionner le genre, le jeu offre une aventure solide d’environ 25 heures, portée par une narration plus présente qu’à l’habitude pour ce type d’expérience et un gameplay efficace. Malgré une direction artistique parfois un peu fade, l’ensemble demeure agréable à parcourir et propose une nouvelle perspective intéressante sur le passé du Fantôme de Sparte.

God of War Sons of Sparta
Test de God of War Sons of Sparta : explorer le passé de Kratos
Une narration plus riche que la moyenne pour le genre
La relation entre Kratos et Deimos bien développée
Un gameplay accessible
Une durée de vie très respectable
Une direction artistique parfois un peu fade
Des effets visuels parfois chargés
Un gameplay efficace mais qui ne révolutionne pas le genre
7.5