Goat Simulator par Coffee Stain Studios : cette chèvre adepte du chaos

Goat Simulator - Coffee Stain Studios

Après plusieurs apparitions « parasites » dans les vidéoclips d’artistes populaires tels que Taylor Swift sur YouTube, le nouveau visage de l’humour est de retour. Si je prends la peine d’écrire un article sur le sujet de cette fameuse chèvre aujourd’hui, c’est que le phénomène a encore pris une ampleur démesurée. Coffee Stain Studios a très judicieusement lancé, le 1er avril dernier, Goat Simulator, un jeu rempli de bugs humoristiques dans lequel vous incarnez une chèvre destructrice et adepte du chaos.

Le but de cet article ne sera pas de s’attaquer aux faiblesses du jeu de façon détaillée, car dès le lancement, les développeurs ont été clairs à ce sujet : « [le jeu] a été réalisé en deux semaines, alors n’espérez pas un jeu semblable à GTA avec des chèvres. »  Il sera plutôt question de faire une petite prise de conscience sur l’importance que peut prendre l’humour dans les jeux vidéo.

Goat Simulator : un jeu qui a attiré l’attention de nombreux joueurs

On ne peut en effet que constater à quel point l’univers absurde de Goat Simulator a tôt fait d’attirer un grand nombre de fans. En trois mois, plus de 75 000 personnes ont commencé à suivre le jeu sur Facebook, l’équipe a recueilli près de 4 millions de visionnements pour leur bande-annonce sur YouTube (soit presque trois fois plus que la bande-annonce d’Elder Scrolls Online) et le jeu est actuellement en troisième place des meilleures ventes sur Steam, juste derrière The Wolf Among Us et Day Z.

On peut donc facilement conclure que Coffee Stain Studios a mis la main sur un marché qui avait jusqu’à maintenant été peu exploité par les autres producteurs : celui du jeu humoristique.

Peu de grands jeux sont entièrement dédiés à l’humour comme l’est Goat Simulator. Beaucoup de jeux comportent quelques répliques clés dans leur scénario, mais sans plus. Bien sûr, de façon très générale, il faut reconnaître que quelques jeux ont tout de même bien su intégrer l’humour (on pense à Borderlands et plus récemment, à South Park : The Stick of Truth qui a lui aussi su donner un vent de fraîcheur au jeu humoristique), mais ce type de jeu ne fait tout de même pas partie de la norme. Pourtant, les gens en demandent : il n’y a qu’à regarder à quel point South Park, un titre d’Ubisoft, a été bien reçu pour y voir là une preuve de ce manque dans l’industrie.

On commence quand ?

Créer un bon jeu drôle, ce n’est quand même pas aussi bête et facile que cela peut sembler. Le défi est d’arriver à garder un bon rythme entre l’histoire, l’univers et le ton afin de ne pas devenir lassant. Le travail de réflexion est semblable à celui que ferait un humoriste et ce n’est pas parce que le jeu est créé « à la blague » qu’il peut passer outre le test de qualité. Le joueur aura quand même certaines attentes envers son jeu et ne paiera pas pour un jeu qui a une trop courte durée, des bugs pénibles ou une interface vraiment médiocre ou incompréhensible. En d’autres mots, si un jeu humoristique veut atteindre une certaine notoriété, ce n’est pas par le seul fait qu’il est drôle qu’il arrivera à se frayer une place dans le palmarès Steam.

Cependant, il est clair qu’un jeu comme Goat Simulator demande un effort de moins longue haleine que les deux autres jeux qui se trouvent devant lui dans le palmarès. Non seulement Goat Simulator rapporte beaucoup, en peu de temps et avec peu d’efforts, mais le comble, c’est que l’offre de jeux humoristiques est encore jeune. Et c’est justement parce qu’il y a très peu de concurrence que le jeu humoristique peut être appelé à devenir une sorte de nouvelle tendance dans l’industrie.

Ne soyons donc pas trop surpris que d’autres titres tout aussi farfelus tentent une ascension sur Steam dans les prochains mois. En attendant vous pouvez semez le chaos avec la votre en achetant Goat Simulator sur Steam à 9,99$ (version Windows seulement).

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Véronique Bouffard

Imprégnée de la culture Geek, je suis une passionnée des technologies, du multimédia, mais surtout des jeux vidéo. C'est d'ailleurs ma passion pour cet univers qui m'a poussée à rejoindre l'initiative Pixelles en 2013. J'étudie actuellement à l'Université de Sherbrooke en communication, rédaction et multimédia.