Everything is Crab

Test de Everything is Crab : le roguelite d’évolution animale

Il y a des jeux qui prennent leur temps pour convaincre, et d’autres qui, dès les premières minutes, te donnent cette petite étincelle. Everything is Crab fait clairement partie de cette deuxième catégorie. Le titre se veut d’être un mélange entre l’évolution organique inspirée de Spore et une structure de survie directement héritée de Vampire Survivors. Cependant, est-ce que le titre s’essouffle une fois l’effet de surprise estompée ? La réponse dans ce test complet !

Fiche technique

Date de sortie : 8 mai 2026
Style : Action, stratégie
Classement ESRB/PEGI : TBA
Développeur : Odd Dreams Digital
Éditeur : Secret Mode
Langue d’exploitation : Textes en français
Test effectué sur PC et SteamDeck
Disponible sur P
C
Prix lors du test : 12,99$ CAN / 9,99 €
Site officiel
Version numérique envoyée par l’éditeur

L’idée brillante derrière Everything is Crab

Everything is Crab place le joueur dans la peau d’une créature en constante mutation. Celle-ci évolue dans des arènes où l’objectif est simple : survivre le plus longtemps possible face à des vagues d’ennemis toujours plus nombreuses. Au fil de chaque partie, on récupère des mutations qui viennent transformer à la fois nos capacités et notre apparence. Le principe est facile à comprendre et il est presque instinctif. C’est, d’ailleurs, précisément ce qui fait la force du jeu. Il ne cherche pas à complexifier inutilement ses mécaniques. Il préfère miser sur un plaisir immédiat et une progression naturelle.

Ce qui distingue réellement Everything is Crab de la concurrence c’est sa capacité à rendre chaque choix tangible. Dans une partie, chaque mutation a un impact visible sur notre créature. Que ce soit une nouvelle patte, une excroissance étrange ou même une arme biologique improbable. Notre personnage devient progressivement une aberration vivante. Cette transformation constante n’est pas qu’un simple gadget esthétique. On ne joue pas seulement pour progresser, mais pour voir ce que notre créature va devenir. Cette curiosité, presque enfantine, fonctionne étonnamment bien et pousse à enchaîner les parties sans vraiment s’en rendre compte.

Une boucle bien huilée

La jouabilité est l’un des points les plus solides de Everything is Crab. Les contrôles sont précis, les déplacements fluides et les affrontements offrent un bon mélange de chaos. On retrouve cette sensation bien connue du genre. On commence une partie en étant vulnérable, puis on devient progressivement une machine de destruction capable de nettoyer l’écran en quelques secondes. Cette montée en puissance est particulièrement satisfaisante. Chaque amélioration donne l’impression d’avoir un impact réel, ce qui renforce le sentiment de progression. Les développeurs ont aussi intégré des boss à vaincre pendant notre partie afin de pimenter un peu la difficulté. Il y a aussi la possibilité d’augmenter la force de nos adversaires à chaque fois que l’on remporte une partie. Sans oublier que chaque mutations offrent des bonus, mais parfois aussi des malus.

Il n’y a aucun doute que la boucle de jouabilité de Everything is Crab est quasiment parfaite. Ce qui démarque le jeu c’est qu’au lieu de chercher la combinaison parfaite, je souhaitais simplement trouver celles les plus loufoques. On enchaîne les essais presque instinctivement. Cette dimension expérimentale est au cœur de l’expérience et elle fonctionne extrêmement bien.

Les limites de Everything is Crab

Malgré toutes ses qualités, Everything is Crab commence à montrer certaines limites après plusieurs parties. Le principal problème vient du manque de variété à long terme. Si les premières parties sont excitantes et pleines de surprises, une certaine répétition s’installe progressivement. J’ai notamment eu ce sentiment concernant les environnements. Le titre propose une seule carte, qui est bel et bien divisée en plusieurs climats, mais pas en nombre suffisant. Cela n’impacte pas immédiatement le plaisir de jeu, mais finit par donner une impression de déjà-vu qui limite le renouvellement de l’expérience.

J’ai eu le même constat sur les mutations proposées dans Everything is Crab.Bien qu’elles soient au cœur du concept et qu’elles offrent déjà une bonne variété, on ressent rapidement le manque de profondeur dans leur nombre et leurs interactions. Certaines combinaisons deviennent naturellement plus efficaces, ce qui réduit l’intérêt d’expérimenter à long terme. L’ajout de mutagènes supplémentaires ou la diversification de leurs effets aurait permis d’exploiter tout le potentiel du système.

Une progression encore trop en surface

Un autre défaut de Everything is Crab concerne les systèmes de progression et de défis. J’ai trouvé qu’ils offrent des objectifs intéressants à court terme et encouragent à relancer des parties. Cependant, ils manquent de profondeur pour soutenir l’intérêt sur une longue période. J’aurai aimé voir des mécaniques plus poussées, des objectifs plus variés, ou encore une progression qui modifie réellement la façon de jouer. Encore une fois, les bases sont là, mais elles mériteraient d’être davantage développées. Ce n’est pas un problème de fond, mais plutôt un manque d’ampleur qui empêche le jeu de franchir un cap.

Verdict de Everything is Crab

Everything is Crab est une réussite indéniable sur le plan créatif et ludique. Le mélange entre Spore et Vampire Survivors fonctionne à merveille, offrant une expérience accessible, addictive et résolument originale. Les mutations visuelles sont une idée brillante qui renforce la rejouabilité, et la boucle de gameplay est suffisamment solide pour captiver pendant plusieurs heures. Cependant, le manque de variété dans les environnements, une profondeur encore limitée et un contenu qui pourrait être plus étoffé empêchent le jeu d’atteindre les sommets du genre. Je sens un potentiel énorme, mais encore partiellement exploité.

Néanmoins, Everything is Crab est une expérience rafraîchissante et vraiment plaisante. Il mérite largement qu’on s’y attarde.

Everything is Crab
Test de Everything is Crab : le roguelite d’évolution animale
Concept original et accrocheur
Mutations visuelles qui renforcent la rejouabilité
Jouabilité fluide et immédiatement satisfaisante
Manque de variété dans les environnements
Profondeur limitée à long terme
8