Ce n’était pas suffisant pour Nintendo d’avoir The Legend of Zelda : Breath of the Wild dans l’année de lancement de sa nouvelle console. La compagnie qui a vu les 10/10 pleuvoir en mars dernier semble décidée à rendre 2017 mémorables. Cette fois, c’est l’arrivée de Super Mario Odyssey qui veut contribuer à rendre cette période des fêtes un succès pour le géant japonais. Pourtant, alors que la plupart des studios majeurs ont choisi d’oublier les jeux de plateformes 3D, Nintendo veut miser sur ce genre. Surtout qu’il a catapulté notre plombier dans la période moderne. Mais est-ce que ce nouveau chapitre amène le genre à l’ère de 2017 ?

Fiche technique

  • Date de sortie : 27 octobre 2017 
  • Style : Jeu de Plateforme / 3e personne
  • Classement ESRB / PEGI ESRB 10+ / PEGI 7
  • Développeur : Nintendo EPD
  • Éditeur : Nintendo
  • Langue d’exploitation : Disponible en français
  • Exclusivité Nintendo Switch
  • Testé sur Nintendo Switch
  • Prix lors du test : 79,99 $ CA / 44,49 €
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur

Cappy à la rescousse

La prémisse de Super Mario Odyssey n’est pas différente des autres opus de la série. Encore une fois, la pauvre princesse du Royaume Champignon, Peach, se fait kidnapper par l’horrible Bowser. Cependant, l’intention de l’infâme ennemi de Mario est de forcer la princesse à se marier avec lui. Mario part à ses trousses, mais il perd son premier combat de manière percutante. Bowser réussit même à détruire la pauvre casquette de notre plombier en mille miettes.

Arrive alors Cappy, une sorte de fantôme en forme de chapeau, qui met la main sur un des morceaux de la casquette. Il démontre alors à Mario qu’il peut prendre la forme de son chapeau et l’accompagner dans sa quête. Lui aussi a vu sa sœur, Tiara, se faire capturer par Bowser. C’est donc en voyageant sur la tête de notre héros que les deux formeront un duo du tonnerre prêt à tout pour sauver les deux dames en détresses.

Le Mario le plus varié

Avec Super Mario Odyssey, Nintendo a varié la jouabilité de manière quasi exponentielle grâce à Cappy. En effet, notre nouveau compagnon permet à Mario de capturer (en prenant la forme de celui qu’il capture) plusieurs différents personnages ou objets empruntant aussi ses pouvoirs. Grâce à cette mécanique ingénieuse et avec des possibilités de captures multiples, chaque nouveau monde que le duo va visiter devra être complètement repensé.

Plusieurs exemples me viennent en tête en passant par la transformation en Goomba moustachu qui nous permet d’empiler autant de ces créatures qu’on veut. On peut donc atteindre des hauteurs pratiquement illimitées et Nintendo a caché des items en conséquence. Il y a aussi les bulles de lave, les Wigglers, les Hammer Bros et j’en passe. Plus vous avancez dans l’aventure, plus vous allez découvrir de nouveaux objets ou créatures à capturer. D’ailleurs, vous retrouverez même quelques ennemis que vous n’aviez pas vus depuis très longtemps et ils font les mêmes sons.

Vous pouvez même obtenir une multitude de costumes pour venir modifier quelque peu le style de Mario. Je me suis vraiment amusé à le mettre à mon goût et je suis certain que vous trouverez un costume joli pour lui.

Une nostalgie que seul Nintendo peut fait vivre

Parce que Nintendo et, particulièrement la franchise Mario, a cet avantage de pouvoir générer beaucoup de nostalgie chez les joueurs. Avec des dizaines de titres auxquels les amateurs de tous les âges peuvent se rallier, Super Mario Odyssey offrent plusieurs clins d’œil. Que vous soyez amateurs de Super Mario Galaxy, de Super Mario Sunshine, des Mario sur NES, vous serez servis.

Je ne veux pas vous gâcher de surprises, mais les amateurs de Super Mario 64 tomberont sous le charme de ce que le jeu vous réserve. Qui plus est, le jeu propose plusieurs séquences durant lesquelles Mario emprunte le nouveau pouvoir de Link. Comme dans The Legend of Zelda : A Link Between Worlds, il peut se coller aux murs. En plongeant dans certains tuyaux, Mario passe en version 2D à la Super Mario Bros. sur NES. Le jeu va même aller jusqu’à automatiquement transposer le costume que vous possédez. C’est une petite touche qui est géniale. C’est impressionnant que Nintendo ait su installer tellement d’éléments nostalgiques du genre de manière complètement transparente.

Des lunes à n’en plus finir

Super Mario Odyssey nous fait découvrir un grand nombre de mondes totalement différent les uns des autres. Sur chacun d’eux, Mario doit obtenir un certain nombre de lunes de puissances pour offrir assez d’énergie à son vaisseau, l’Odyssey, pour passer au prochain. Pour se faire, il n’est donc pas nécessaire d’obtenir toutes les lunes et j’ai eu tout de même tendance à essayer d’aller chercher chacune d’elle dès ma première visite. Je me suis arrêté seulement après avoir eu l’impression d’avoir fait le tour. Parfois, j’ai réussi à découvrir jusqu’à une trentaine de lunes et, intérieurement, j’étais convaincu d’avoir fini la majorité du monde. Cependant, lorsque j’ai terminé l’aventure principale pour la première fois, je me suis rendu compte à quel point j’étais dans le tort.

Non seulement je n’étais pas proche de terminer aucun tableau, mais j’étais carrément très loin. Au total, c’est plus de 900 lunes que vous devrez obtenir pour compléter Super Mario Odyssey à 100 %. C’est bien plus que tous les autres jeux de plateforme de Mario.

D’ailleurs, lorsque je parlais de variété plus tôt, c’est bien sûr grâce à Cappy. Celui-ci permet à notre plombier d’agrandir la quantité d’habiletés qu’il peut utiliser. La collection de toutes ces lunes vous permettra donc de voir si vous êtes capable de pleinement maîtriser chacune d’elle. Le jeu vous testera vraiment de plein de manières. Il y a des courses contre des Koopas, des casse-têtes à résoudre ou des boss à éliminer. Bref, sur les 900 lunes à trouver, vous en aurez pour votre argent.

Un très bon défi

La plupart des joueurs expérimentés n’auront probablement aucune difficulté de passer à travers Super Mario Odyssey. À l’exception de quelques Boss qui sont un peu difficiles et certaines lunes qui posent un défi, le jeu se complète aisément. Surtout que si la lune que vous voulez gagner est trop complexe, vous pouvez passer rapidement à la prochaine.

Or, la vraie difficulté s’adressera plutôt à ceux qui veulent tout faire de A à Z. D’abord, réussir à trouver toutes les lunes est un défi plus grand que nature. Plusieurs des lunes sont très difficiles à obtenir et j’ai frappé un mûr à quelques occasions. Il y a aussi les pièces mauves qui sont en nombre d’environ 100 dans chaque tableau à trouver.

D’ailleurs, lorsque vous avez fini l’aventure principale, on vous permet d’affronter les boss du jeu à nouveau à un niveau de difficulté supplémentaire. J’ai commencé à me lancer dans quelques-uns et je dois dire que le défi est de taille pour quelques ennemis. Croyez-moi que si vous trouviez le jeu facile jusqu’à ce moment, vous changerez vite d’idée.

Un univers fabuleux

La variété est présente dans tous les éléments de Super Mario Odyssey. On peut donc ajouter à cette liste toutes les régions que Mario va visiter durant son aventure. D’un monde à l’autre, vous allez d’abord constater que les couleurs et le style de chaque endroit sont super variés. Il en est de même pour les habitants de toutes ces places qui sont uniques.

Vous pourrez donc faire un tour dans New Donk City, un endroit qui s’apparente à New York et qui est plein d’humains. Puis, en plongeant dans le pays de la mer, vous aurez la chance de voir les créatures qui se cachent au fond de l’eau. Les habitants sont aussi de drôles d’escargot. Il y a même des mondes un peu plus fantaisistes comme le pays de la cuisine où les villageois sont des ustensiles. Chaque monde a sa propre histoire à raconter et une raison pour laquelle Bowser y est passé. C’est donc toujours pour ajouter un accessoire à son futur mariage. Chaque fois que je pensais que Nintendo avait fini de me surprendre, un nouveau niveau apparaissait pour me contredire.

En plus de tout ça, le jeu est superbe. Ça faisait un bon moment que je voulais voir Mario dans un vrai jeu de plateforme 3D en HD et l’attente en a valu la peine. Je suis totalement tombé sous le charme visuel de Super Mario Odyssey. En plus, le jeu est plein de petits détails visuels qui témoignent de la qualité du travail de Nintendo. Et le tout est fait dans une sorte de monde ouvert sans bogue ni ralentissement. Je vous lève mon chapeau Nintendo.

Une aventure glorieuse

Il y a plusieurs moments qui vont vous convaincre que vous passez à travers une expérience unique. En plus de tous les moments nostalgiques, je dois dire que je suis tombé amoureux de la trame sonore. J’ai aimé en particulier la chanson thème du jeu chanté par Pauline : « Jump Up, Super Star! ». Surtout que dans le jeu, elle est accompagnée d’une séquence de jeu hautement satisfaisante.

Tout comme l’aventure de Mario qui se conclut avec une fin digne du reste du jeu et qui est totalement épique. Alors, chaque fois que je croyais que Nintendo EPD avait fait le tour des mécaniques à me présenter, une nouveauté venait me surprendre. Ç’a été comme ça du début à la fin du titre.

Conclusion

En terminant, Super Mario Odyssey s’est avéré une aventure qui est allée jusqu’à dépasser mes attentes. Je ne me serais jamais attendue à avoir autant de choses à faire une fois l’aventure terminée. Le jeu est plus varié que jamais. C’est signe que Nintendo a bien fait de prendre des risques pour moderniser Mario. Chose certaine, la compagnie a prouvé que les jeux de plateformes 3D sont toujours d’actualités s’ils sont bien adaptés. Bref, avec tous ces éléments de nostalgie, toutes les générations de joueurs y trouveront leur compte.

NOTES
Note d'enthousiasme
10
PARTAGER
Passionné de techno et surtout de jeux vidéo, j’ai un Baccalauréat en Administration des Affaires et j’adore mélanger les jeux vidéo à la finance. Curieux, je joue à presque tous les genres et je suis toujours prêt à essayer de nouvelles expériences vidéoludiques. Il y a toujours quelques nouveautés dans ma ludothèque prêtes à être jouées. Je suis le rédacteur en chef de Geeks & Com' et le responsable de la section Jeux vidéo.