Il y a de ces jeux qu’on boude parce qu’il ne s’agit pas de la grande suite qu’on attendait. Dragon Quest Builders fait partie de ceux que j’ai mis de côté à sa sortie en 2016. Et ça, malgré les commentaires positifs qui en sont ressortis. Or, Square Enix ne sont pas les premiers à opter pour un « spin-off » entre deux opus de sa populaire série. Certaines franchises ont connu du succès comme Persona, mais il y a aussi eu quelques échecs comme le dernier Kirby. Dans quelle catégorie peut-on inscrire la version Nintendo Switch de Dragon Quest Builders ?

Fiche technique

  • Date de sortie : 9 février 2018
  • Style : Action-RPG, Carré de Sable
  • Classement ESRB/PEGI : ESRB 10+ / PEGI 7
  • Développeur : Square Enix
  • Éditeur : Square Enix
  • Langue d’exploitation : Disponible en français
  • Disponible sur Nintendo Switch, PS4 et Vita
  • Testé sur Nintendo Switch
  • Prix lors du test : 64,99 $ CA / 59,99 €
  • Site officiel
  • Version offerte par l’éditeur

Plus Dragon Quest que Minecraft

Ce qui m’inquiétait le plus lorsque j’ai entendu parler du jeu, c’était que j’avais peur qu’il soit comme Minecraft. C’est-à-dire qu’on nous laisse tellement libres, qu’on en perde complètement la direction. Je ne m’attendais jamais à ce que Dragon Quest Builders nous réservait, c’est-à-dire un scénario presque aussi complet que ceux des opus principaux.

Prière de noter que le jeu est disponible entièrement en français. Cependant, j’y ai joué en anglais et utilise les termes et noms de cette version.

Alors, Dragon Quest Builders se déroule dans le monde d’Alefgard, soit celui du titre original de la série. Sans vous gâcher de surprises, disons qu’il y a plusieurs références à ce titre et les amateurs vont bien apprécier. Bref, vous incarnez le légendaire bâtisseur dont la venue a longtemps été promise depuis longtemps. Celui-ci a comme mission de construire de nouvelles cités sur les ruines des anciennes villes d’Alefgard. Parallèlement, il aura la tâche de repousser la menace des monstres qui plane sur la région. Alors, saurez-vous mettre fin au règne de l’effroyable Dragonlord ?

Simplement en lisant la prémisse, on se rend vite compte que le scénario est plus développé que ce qu’on aurait pensé. C’est signe qu’on se rapproche beaucoup plus d’un jeu de la série Dragon Quest que du style Minecraft. Le seul petit problème à mon avis, c’est que l’histoire recommence complètement d’un chapitre à l’autre. Ainsi, on n’a pas la chance de développer nos relations avec les autres personnages suffisamment.

Puis, du côté des combats, la meilleure description est vraiment plus de qualifiés le jeu d’un Action RPG. Il n’y a pas de combat au tour par tour. C’est beaucoup plus du hack’n’slash et être capable d’anticiper pour éviter les attaques. Ce n’est pas du tout révolutionnaire comme façon de combattre, mais ça fait le boulot. On a même droit à quelques combats contre des boss assez difficiles qui nous proposent des mécaniques originales. Bref, avoir des combats du genre m’a permis de me concentrer plus sur l’aspect que j’aime de ce jeu : construire.

Construire toujours plus

Dragon Quest Builders commence en nous offrant un canevas sur lequel on peut construire à notre guise. Cependant, le jeu nous introduit peu à peu de nouveaux éléments de constructions de sorte à ne jamais trop nous donner le vertige. Ce serait d’ailleurs facile de s’y perdre avec tout ce qu’on débloque au fur et à mesure qu’on progresse.

En fait, Dragon Quest Builders propose une approche qui ressemble plus à Terraria qu’à Minecraft. C’est-à-dire qu’outre le fait qu’on peut fabriquer un tas d’armes et d’objets, on peut aussi créer notre forteresse de toute pièce. Ça fait d’ailleurs partie des objectifs principaux du jeu pour progresser dans l’histoire. Au début, on commence en créant simplement une chambre, puis un atelier, une cuisine et, etc. Plus vous développer votre ville, plus son niveau augmente et plus vous allez débloquer de nouvelles quêtes.

J’avais énormément de plaisir à partir à l’aventure pour trouver les morceaux qui manquaient pour bâtir mon prochain gros projet. Si bien qu’à la fin du premier chapitre, j’avais déjà un château pas mal développé et j’avais même plusieurs étages un peu plus loin dans le jeu. Bref, l’aspect construction était vraiment pour moi la partie la plus amusante. Encore une fois, le seul défaut est qu’il faut recommencer à zéro à chaque début de chapitre. J’aurais aimé pouvoir continuer d’améliorer mon château au fur et à mesure.

Bien sûr, avant de construire il faut aussi creuser et, je vous promets que vous allez creuser énormément. Tout est encore une question de type de matériaux que vous obtenez et plus le matériel est rare, plus l’équipement créé sera intéressant. Encore une fois rien de trop innovant ici.

Qu’offre la version Nintendo Switch ?

Au niveau des graphiques, je dirais que le jeu m’a beaucoup fait penser aux derniers Dragon Quest parus sur 3DS. Les fans de la franchise vont rapidement reconnaître la plupart des ennemis et les personnages nous rappellent le style unique et très joli de Akira Toriyama. Vous serez donc immétiadement charmé.

Cependant, sur un grand écran comme ma télévision 65 po 4K, l’image est un peu pixelisée. Par contre, en mode tablette, le jeu est parfait. En plus, je n’ai jamais eu de ralentissement et le jeu a démontré une fluidité exceptionnelle tout le long de ma partie. Le seul petit souci est du côté des chargements qui sont encore très longs.

Mais franchement, il n’y a pas grand-chose de plus sur la version Switch. Bien sûr, il y a la portabilité qui existait uniquement sur la moins populaire Vita. Pour moi, juste cette possibilité rend l’achat très alléchant. Il y a aussi toujours le très amusant mode Terra Incognita dans lequel on peut construire à notre guise. Il y a seulement quelques exclusivités mineures comme des matériaux propres à cette version et quelques personnalisations supplémentaires.

Le verdict

En conclusion, Dragon Quest Builders s’est avéré bien supérieur à ce que je m’attendais. En fait, c’est même un très bon jeu qui représente un « spin-off » à la hauteur de cette populaire franchise. J’ai d’ailleurs même très hâte au 2e opus qui a été annoncé l’an dernier et qui viendra, entre autres, sur Switch. Bref, avec une bonne histoire, mais surtout une jouabilité très aguichante, vous deviendrez rapidement accro comme moi.

NOTES
Note d'enthousiasme
9
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Passionné de techno et surtout de jeux vidéo, j’ai un Baccalauréat en Administration des Affaires et j’adore mélanger les jeux vidéo à la finance. Curieux, je joue à presque tous les genres et je suis toujours prêt à essayer de nouvelles expériences vidéoludiques. Il y a toujours quelques nouveautés dans ma ludothèque prêtes à être jouées. Je suis le rédacteur en chef de Geeks & Com' et le responsable de la section Jeux vidéo.