Nos deux plombiers préférés sont de retour avec Mario & Luigi : Paper Jam, mais cette fois, ils ont un nouveau compagnon. Par un bel après-midi, Luigi et Toad tentent de trouver la provenance d’un curieux courant d’air qui refroidit le château du Royaume Champignon. Au moment où il examine une petite fente dans le mur, une souris vient effrayer notre personnage un peu trop peureux qui tombe et bascule contre la bibliothèque. C’est alors qu’un mystérieux livre tombe laissant fuir de ses pages une panoplie de créatures en 2 D. Paper Bowser ainsi que tous ses sbires débarquent dans cette nouvelle dimension ce qui double les forces de l’ennemi juré de nos héros. Heureusement, Paper Mario est là pour aider notre duo à rétablir l’ordre dans le royaume.

Fiche technique

  • Date de sortie : 22 janvier 2016
  • Style : RPG
  • Classement ESRB / PEGI : G / PEGI 3
  • Développeur : AlphaDream
  • Éditeur : Nintendo
  • Langue d’exploitation : Français et Anglais
  • Disponible sur Nintendo 3DS
  • Évalué sur New Nintendo 3DS
  • Prix lors du test : 49,99 $ / 30,99 €

J’ai toujours été un peu plus amateur de la franchise Mario & Luigi que de celle de Paper Mario. Je pense que c’est parce qu’elle nous offrait des scénarios toujours très loufoques et des mécaniques géniales. Par contre, je dois avouer que Dream Team (2013) ne m’avait pas autant impressionné que Bowser’s Inside Story (2009). Du côté de Paper Mario, disons que j’ai été plutôt déçu du dernier opus, Sticker Star (2012), qui semblait avoir un peu trop simplifié ses éléments de jouabilités. J’étais donc impatient de voir la rencontre des deux séries et j’avais espoir qu’elles allaient ainsi passer à un autre niveau ensemble.

Un scénario plus développé

Il y a un point central qui connectait déjà très bien les deux séries et je parle évidemment du côté très humoristique. Encore une fois, les dialogues sont bien écrits et c’est toujours hilarant de voir les personnages des deux univers interagir. C’est particulièrement le cas lorsqu’on voit les deux Bowser en discussion. C’est drôle de constater que la personnalité de notre antagoniste est tellement compétitive qu’elle ne lui permet même pas de s’entendre avec quelqu’un comme lui-même. Plus loin que l’humour cependant le scénario entier est très bien écrit. En plus des moments cocasses, le jeu réussit parfois à nous toucher et même à nous présenter certains personnages sous un nouvel angle. Je pense, entre autres, au monologue d’un Toad qui nous partageait son moment de mélancolie ou encore le côté très coquet qui est ressorti lorsque les deux princesses Peach discutaient entre elles. Il y a même un Goomba qui a su démontrer un peu de sa personnalité. En fait, les seuls qui minent un peu le spectacle, ce sont nos héros un peu trop silencieux. Leur manière de gesticuler en forçant les autres personnages à nous expliquer ce qu’ils venaient de dire coupait un peu trop le rythme à mon goût.

Heureusement, les amateurs de la franchise qui sont un peu moins familier avec l’anglais ont droit à un excellent travail de traduction. Je prône beaucoup le bilinguisme dans mes critiques puisque j’écris en français alors que je joue toujours en anglais, pourtant il s’agit d’une aventure qui se fait très bien en français. L’humour a bien été adapté et je suis convaincu que vous prendrez goût à cette version autant que moi.

Des mécaniques amusantes et un excellent défi

En matière de mécaniques, Mario & Luigi : Paper Jam n’est pas différent des opus dont il est inspiré. On a droit à des combats au tour par tour et chacun d’eux est toujours très interactif. Cependant, ce qui représentait le plus gros morceau du défi, c’était plutôt d’esquiver chaque attaque des ennemis. En plus, elles étaient très variées d’un adversaire à l’autre et ça prenait un peu de pratique pour bien les déjouer surtout celles des boss. Les développeurs ont vraiment le don de faire un petit changement dans une attaque afin de nous déséquilibrer complètement et nous forcer à être plus prudents par la suite. Bref, l’anticipation est la clé.

C’était principalement là que résidait le défi. Même si le style RPG que prône chacune de ces séries est assez facile d’approche, j’ai tout de même bûché devant la force de plusieurs ennemis puissants. J’ai souvent eu besoin de plusieurs essais avant de parfaire mes esquives et je devais constamment être alerte. Ce n’est pas le genre de jeu qui offre des combats qui se passent automatiquement en appuyant sur un bouton sans arrêt. Qui plus est, il faut aussi préciser que chacun de nos trois personnages se contrôle individuellement et c’est pourquoi il devient un peu plus difficile d’avoir une maîtrise parfaite. Le secret ; c’est la pratique.

Parlant de pratique, le jeu met à votre disposition une panoplie de guides visuelles afin de vous aider à exécuter chaque attaque. Bien que les invétérés vont préférer apprendre par eux même, ce qui est possible, le fait de pouvoir y jeter un coup d’œil offrait une bonne pratique. En plus des guides, le jeu offre aussi de passer au mode facile lorsqu’on a de la difficulté à progresser contre un boss et même que certains défis peuvent carrément être outrepassés. Bref, ce sont des options qui vont peut-être permettre aux nouveaux venus d’avoir une expérience plus accessible. De plus, pour dévier du côté monotone des combats, plusieurs autres types de défis comme des courses ou des missions de rescousses de Toad ont été mis de l’avant ce qui permet un meilleur balancement du titre.

Le dernier élément dont je voulais faire mention, ce sont les combats Titancartons. En gros, Bowser Jr. et son acolyte de papier s’amuse à créer d’immenses ennemis de papier. Pour contrecarrer ces plans machiavéliques, les Toad assemblent toutes leur expertise afin de former un Mario ou un Luigi énorme en papier. Ainsi, on se bat à forces égales dans des combats de titans. Par contre, nos actions sont assez limitées et on passe à travers sans grande difficulté.

Pour conclure sur les mécaniques, on peut dire qu’elles sont suffisamment variées pour rendre le jeu intéressant d’un bout à l’autre. Les nombreux casse-têtes, les multiples techniques de combats et les batailles Titancartons amènent la diversité nécessaire afin de mieux savourer cette expérience.

Un univers qui manque un peu de magie

Alors que la prémisse, les dialogues et même les combats sont divertissants, j’ai trouvé qu’il manquait un peu de magie dans l’univers dans lequel on est plongé. Pourtant, le design de niveau est assez intéressant vu les nombreux casse-têtes qui nous forcent à utiliser nos diverses habiletés, mais ce qui l’entoure tombe un peu à plat. Il manquait de couleurs, de détails dans les décors et les secteurs à explorer semblaient tout simplement trop petits. L’idée de base est géniale. Le mélange des deux univers est étonnant au début, mais outre pour les personnages, il n’est pas assez exploité.

Finalement, après plusieurs heures dans l’aventure, le jeu introduit les cartes qui viennent modifier les attributs de vos personnages ou de vos adversaires. Ainsi, certaines peuvent, par exemple, augmenter votre défense ou carrément faire du dommage aux ennemis. Même si c’est une addition amusante, ça vient un peu déséquilibrer le jeu surtout les cartes qui utilisent les amiibo. Elles rendent certains combats carrément trop faciles.

Le verdict sur Mario & Luigi : Paper Jam

Mario & Luigi : Paper Jam est un bon jeu. Il offre amplement de contenu et ses mécaniques lui permettent de sortir du lot. Par contre, vu le mélange de deux bonnes franchises, mes attentes étaient plus élevées et j’aurais aimé en avoir un peu plus. Contrairement à plusieurs de ses successeurs, il n’apparaîtra malheureusement probablement pas dans mes jeux préférés parus sur la console depuis sa mise en marché. Néanmoins, dans l’ensemble, vous pouvez vous attendre à recevoir une bonne valeur pour votre argent et les unilingues francophones pourront pleinement profiter de cette expérience très amusante.

NOTES
Note d'enthousiasme
7.5
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Passionné de techno et surtout de jeux vidéo, j’ai un Baccalauréat en Administration des Affaires et j’adore mélanger les jeux vidéo à la finance. Curieux, je joue à presque tous les genres et je suis toujours prêt à essayer de nouvelles expériences vidéoludiques. Il y a toujours quelques nouveautés dans ma ludothèque prêtes à être jouées. Je suis le rédacteur en chef de Geeks & Com' et le responsable de la section Jeux vidéo.