Alors que Scott Lang doit jongler entre être un superhéros et un père, Hope Van Dyne et Dr Hank Pym l’informent d’une mission urgente. Ant-Man et la Guêpe doivent combattre côte à côte afin de découvrir un secret de leur passé. Ant-Man and the Wasp prend l’affiche le 6 juillet au Québec et le 18 juillet en France.

Fiche technique

Ant-Man and the Wasp

Au début d’Ant-man and the Wasp, Scott Lang est à trois jours de terminer de purger sa peine en résidence surveillée. Peine qu’il purge, conformément aux Accords de Sokovie, suite à son altercation dans Captain America: Civil War. Hank Pym et Hope Van Dyne sont quant à eux recherchés par le FBI. Après avoir eu une vision de Janet dans le Quantum Verse, Scott contacte Hank et apprend que ce dernier travail sur une machine pour lui permettre de libérer sa femme. Est-ce que Scott remettra le costume d’Ant-Man afin de venir en aide à Hank et Hope? Est-ce qu’il mettra en péril sa liberté? Si la réponse était non, il n’y aurait pas de film…

Le noyau de l’histoire d’Ant-Man and the Wasp est la quête d’un moyen de voyager dans le Quantum Verse, qui remplace le Microverse de la bande dessinée puisque Paramount détient les droits sur le terme et les Micronauts, afin de venir à la rescousse de Janet Van Dyne avant qu’il ne soit trop tard. Bien sûr, Sonny Burch, un contrebandier, et la mystérieuse Ghost viendront leur semer des embûches. Il ne faut pas oublier le FBI que Scott doit éviter à tout prix et qui est aux trousses de Hank et Hope. Pourront-ils compter sur l’aide de Bill Foster, un ancien collègue du Dr Pym?

Un scénario de petite envergure

Le scénario est de plus petite envergure que les derniers films de Marvel. Le destin de l’univers n’est pas en péril, aucun pays n’est en danger, aucune déesse n’a été libérée de sa prison et il n’y a aucune alliance avec d’autres superhéros. Nos protagonistes essaient seulement de sauver une personne prisonnière d’une autre dimension. Ça n’enlève rien au film, mais ça lui donne l’impression de ne pas être important, surtout avec les évènements d’Infinity War et le mince lien que le film semble avoir été forcé de faire. Concession qui n’aurait pas été nécessaire si ce film et le dernier Avengers avaient échangé leurs dates de sortie.

Mais bon, revenons à nos fourmis. Et ce sont de magnifiques fourmis, avec un rôle légèrement plus élargi que dans le premier film. Nous pouvons les voir construire le laboratoire, se mettant à la tâche comme si elles étaient dans une fourmilière. Les effets visuels sont tout à fait sublimes.

Une grande distribution

Luis et ses histoires sont de retour au plus grand plaisir des amateurs du premier Ant-Man. Cette fois-ci, il va au-delà de ses récits loufoques racontés un peu trop rapidement et il a un rôle plus actif dans l’aventure.

Walton Goggins était un peu trop caricaturale à mon goût dans le rôle du contrebandier Sonny Burch. Laurence Fishburn est quant à lui sous-utilisée dans le rôle de Bill Foster, aussi connu sous le nom de Goliath dans les bandes dessinées. La jeune Abby Ryder Fortson est totalement A-DO-RA-BLE dans le rôle de Cassie, la fille de Scott Lang, et j’espère que dans quelques années elle prendra la place de Paul Rudd dans le rôle-titre.

Paul Rudd donne selon moi sa meilleure performance depuis bien longtemps, démontrant qu’il s’est approprié le rôle. Il brille autant dans les scènes comiques que dans les moments dramatiques. Michael a un rôle plus important que dans le précédent opus et livre la marchandise tel le vétéran qu’il est.

Evangeline Lilly saisit l’occasion d’approfondir le personnage d’Hope Van Dyne, chose que le scénario lui permet de faire en lui donnant une plus grande importance. Au-delà de ça, elle brille dans les séquences d’action en tant que la Guêpe. Michelle Pfeiffer, que je n’avais pas vue à l’écran depuis plusieurs années, est parfaite pour incarner Janet.

Au niveau de la réalisation Peyton Reed livre sensiblement la même signature que pour le premier Ant-Man. Les effets visuels sont à mon avis encore mieux réussis et surpassent ceux des derniers films de Marvel. Les utilisations d’écrans verts sont très bien réussies, contrairement à Black Panther. Il n’y a qu’une scène où je n’ai pas aimé l’intégration des fourmis et ça tenait plus du jeu de Laurence Fishburn que des effets visuels.

La bande-annonce gâche l’action

La scène de mi-générique m’a semblée forcée, comme si le réalisateur s’est vu obligé de l’insérer dans le film. Également, si vous avez regardé la bande-annonce vous avez déjà vu la scène de fin de générique, ce qui est plutôt dommage. En effet, les publicités gâchent non seulement la scène ultime du film, mais également la quasi-totalité des scènes d’actions. Le marketing de Marvel Studio devrait se limiter aux trente premières minute de chaque film pour la création du matériel publicitaire.

Ant-Man and the Wasp offre un film divertissant et solide. Par contre, vous aurez un sentiment de déjà vu à cause du marketing. De plus, le film ne semble pas à sa place dans le présent écosystème de l’Univers Cinématographique de Marvel. À voir sur grand écran en 2D.

NOTES
La réalisation
8
Le scénario
7
Le jeu des acteurs
8
Le plaisir durant le visionnement
10
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