Dans un futur proche, l’humanité est touchée par une épidémie nommée IAAN qui cause la mort d’environ 98 % des enfants. Ceux qui survivent développent des habiletés extraordinaires. Mais le gouvernement décide de prendre les choses en main et de capturer tous les enfants. Ils sont classés en cinq catégories selon la puissance de leurs pouvoirs (vert, bleu, jaune, rouge, orange). Tous ceux qui sont classés rouge ou orange sont considérés hautement dangereux et ils sont éliminés.

Ruby fait partie des enfants touchés par l’épidémie et elle se retrouve classée orange! Pendant dix ans enfermés dans un camp de réhabilitation, elle a réussi à passer incognito. Mais ce n’est plus le cas. Un médecin décide de l’aider à s’échapper où elle rencontrera un petit groupe de gens comme elle qui sont à la recherche d’un lieu sûr comme EDO pour les adolescents comme elle.

Fiche technique

  • Titre original : The Darkest Minds
  • Titre français : Darkest Minds : Rébellion
  • Date de sortie : 3 août 2018 (Canada) | 8 août 2018 (France)
  • Réalisé par : Jennifer Yuh Nelson
  • Scénario par : Chad Hodge (base sur les romans d’Alexandra Branken)
  • Acteurs : Amandla Stenberg, Mandy Moore, Gwendoline Christie
  • Distributeur : 20th Century Fox
  • Genre : Science-fiction, Thriller
  • Durée : 105 min
  • Classement : Général
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Langue : Anglais (aussi en Français)

Des romans au cinéma

Le film The Darkest Minds avait réussi à piquer ma curiosité avec une histoire qui pourrait s’inspirer des personnages des X-Men avec une idée d’être pourchassée et de survie. Avant de voir le film, je ne savais que c’était tiré d’une série de livres du même nom écrit par Alexandra Branken (cinq tomes parus de 2012 à aujourd’hui).

Du vide et encore du vide

Malheureusement quand le film se conclut, l’histoire laisse un arrière-goût d’amertume et de vide. Pendant 1 h 45, le film n’est qu’une grosse introduction à plein d’idées et de concepts de cet univers. Néanmoins quand tout est mis bout à bout, ça donne l’impression qu’il ne s’est rien passé d’intéressant. En tant que telles, les idées sont bonnes, mais elles sont tout simplement mal exécutées dans ce film. Quand la conclusion arrive, c’est justement à ce moment que ça devient intéressant, mais c’est déjà fini… Tout ce vide de ce film aurait pu être concentré et compressé afin de rendre l’histoire plus attrayante et captivante.

Une histoire qui reste en surface

En plus, l’histoire aurait dû entrer plus en profondeur dans le cœur du sujet au lieu de rester en surface. Est-ce que c’est un drame? Un film de science-fiction? Un suspense? Une romance? Au bout du compte, je ne sais pas trop ce qu’est ce film! Tout ça reste très léger.

On se retrouve avec une pseudo-histoire d’amour inintéressante. Il y a des scènes qui devrait avoir du suspense parce que le groupe d’adolescents est pourchassé par des militaires, mais comme spectateur, on ne le ressent pas dû tout. Par exemple, on se retrouve avec les scènes de romances ou de magasinages alors que le danger est imminent. Aussi, les soi-disant scènes d’action avec de super pouvoirs tombent souvent à plat et n’apporte aucune excitation à les voir. Chaque fois qu’il y a une scène de ce genre et dès que ça devient intéressant, la scène se termine et je me dis « ah bon, c’était juste ça?! » Un bon exemple est la scène de la poursuite en voiture au début du film. Et plus, les effets spéciaux sont assez ordinaires et l’effet de couleur dans les yeux n’est rien d’extraordinaire pour les différencier.

Les classes, une idée intéressante

Le scénario prend bien le temps d’expliquer l’idée des classes de pouvoirs. Celles-ci peuvent s’apparenter aux classes sociales de notre société. Les plus faibles sont en grand nombre et les plus forts sont rares ou inexistants (à l’exception de certains qui n’ont pas été tués comme Ruby). Cependant sur le plan des couleurs, je dirais que les rouges auraient dû être les plus dangereux que les oranges. La signification du rouge et de l’orange n’est pas la même. Le rouge donne un sentiment beaucoup plus fort de danger alors qu’ils sont classés au deuxième rang dans cette hiérarchie. L’orange est plus du style « Attention » et le danger n’est pas le même. Bon, c’est un petit détail dans la signification des couleurs.

Un mélange de franchise

Outre cette idée, le film nous propose une histoire qui mélange les X-Men et des films The Hunger Games, Divergent ou Maze Runner. Ça se fait grandement ressentir que le film The Darkest Minds essaie de surfer sur la vague de popularité des films à la The Hunger Games qui s’adresse à un public adolescent. Néanmoins, sa réalisation et son histoire ne risquent aucunement d’avoir le même succès!

Du vide au viol?

Il y a une scène dans la deuxième moitié du film que je ne comprends aucunement son intention, surtout en 2018. Le personnage principal joué par Amandla Stenberg est quasi-violé par un personnage! Pourquoi? Quelle est l’utilité de la scène? Pourquoi montrer ce genre de scène à un public cible jeune (enfants et adolescents)? Pourquoi?

Une faible distribution

Si ce n’était pas assez du piètre scénario et de sa réalisation, la distribution de The Darkest Minds n’est pas fabuleuse. L’actrice principale, Amandla Stenberg, qu’on a pu voir l’an dernier dans le film Everything, Everything n’a aucunement la même présence à l’écran. Dans son précédent film, elle éclatait de brillance avec un côté adorable. Ici, on la retrouve avec une certaine froideur, sans intérêt. Il manque vraiment un peu quelque chose avec elle dans ce film. Le film met en vedette Mandy Moore et Gwendoline Christie comme tête d’affiche. Mais, les deux actrices ont des rôles très secondaires dans l’histoire.

The Darkest Minds

À la fin du film The Darkest Minds, j’ai ressenti un grand vide. C’est comme si l’histoire manquait de substance et d’intérêt. Le film est une grosse mise en bouche pour une ou d’éventuelles suites. Néanmoins, en aurait-il vraiment? Si le but de ce film était d’accrocher les gens à une nouvelle franchise cinématographique et à faire découvrir les romans, le film The Darkest Minds échoue grandement dans son rôle même s’il y a une succession de bonnes idées qui sont malheureusement mal exécutées! La morale de cette histoire est « n’ayez jamais honte d’être qui vous êtes ». Mais n’allez pas voir ce film!

NOTES
La réalisation
4
Le scénario et l’histoire
3
Le jeu des acteurs
6
Les effets spéciaux
5
Le plaisir durant le visionnement
2
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Designer UX/UI et amateur de la pop-culture et de la culture asiatique (surtout la Corée du Sud avec sa K-Pop et ses K-Drama et le Japon), je suis l’un des fondateurs du site web la Zone TechnoCulturelle et maintenant, je suis rédacteur en chef de la section Culture Geek du site web Geeks and Com'. Je produis du contenu de tout type sur ce qui me passionne. C’est majoritairement des critiques écrites, mais de temps en temps, j’aime bien faire des vidéos unboxing et des critiques vidéo (Entrer dans la Zone) ou encore des baladodiffusions (Entre les cases de 2013 à 2015).