Qu’on soit fan de la première heure ou nouveau venu, Super Smash Bros. Ultimate promettait d’en mettre plein la vue aux joueurs. Avec 74 combattants dont 11 nouveaux, tous les personnages des opus précédents sont de retour offrant la compilation ultime rêvée. De Mario à Cloud en passant par Snake, Ryu et Mega Man viennent s’ajouter Ridley, King K. Rool et Simon Belmont pour ne nommer que ceux-là. On peut vraiment dire que Sakurai met les frères Russo dans sa poche arrière pour le titre du cross-over le plus complet de tous les temps. Mais on se demandait tout si ce temps consacré à tous les personnages allait impacter le reste de l’expérience. Rassurez-vous, c’est loin d’être le cas.

Fiche Technique

  • Date de sortie : 7 décembre 2018
  • Style : Jeu de Combat
  • Classement ESRB/PEGI : E10+ / PEGI 12
  • Développeur : Bandai Namco Studios / Sora Ltd.
  • Éditeur : Nintendo
  • Langue d’exploitation : offert en français
  • Exclusivité Nintendo Switch
  • Testé sur TV avec Pro Controller et en mode Tablette
  • Prix lors du test : 79,99 $ / 59,99 €
  • Site officiel
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

Ils sont tous là

On ne peut pas cacher que le plus grand accomplissement de Super Smash Bros. Ultimate est l’inclusion de tous les personnages parus dans la série. Plusieurs étaient déçus des versions 3DS et Wii U vu le retrait de combattants assez populaires comme Ice Climbers et Wolf. D’ailleurs, bien que les résultats du Super Smash Bros. Ballot n’ont jamais été dévoilé, on doute que plusieurs eussent voté pour le retour de ces personnages. C’est pourquoi, bien que le titre propose bien moins de nouveaux personnages que le dernier opus (11 vs 21), on en ressent très peu l’impact et on reste tout simplement bouche bée devant la sélection.

74 combattants sont présents
Tout le monde est là !

Des nouveaux personnages parfaits

Or, au-delà de l’impressionnant alignement, c’est surtout la diversité de la jouabilité et le respect de l’œuvre originale de chacun ce qui rend le jeu tellement unique. Une des nouvelles additions en est d’ailleurs la meilleure preuve en King K. Rool. Bien que sa dernière vraie apparition date de 1999, on se remémore rapidement le personnage en le voyant lancer sa couronne et sortir son canon. Il en est de même pour les Inklings dont la mécanique d’avoir à régulièrement remplir leur cartouche d’encre est très bien pensé. Les deux sont d’ailleurs rapidement devenus deux de mes personnages de choix vu l’ingéniosité et l’originalité derrière leurs attaques. Je trouve qu’il n’y a rien de plus satisfaisant que d’écraser mes adversaires avec le Splat Roller et ça démontre le respect de la série de Sakurai.

il n’y a rien de plus satisfaisant que d’écraser mes adversaires avec le Splat Roller

Par le passé, le directeur de la série nous a démontré tout son talent à moderniser même les personnages les plus anciens. Le meilleur exemple est, sans aucun doute, Mr. Game & Watch, mais il a continué à nous le prouver avec Pac-Man et Megaman dans les dernières années. Cette fois, c’est Simon et Richter Belmont qui ont droit à un traitement spécial. Bien qu’ils prennent désormais une forme 3D, leurs attaques nous rappellent leur version 16-bit. Que ce soit le fouet, le lancer de la hache ou de la croix, les amateurs de la série seront submergés de nostalgie. Bref, c’est agréable de retrouver ces personnages iconiques dans leur forme la plus pure.

Simon Belmont entre dans la danse

Pour l’amour des jeux vidéo

Parlant de l’attention aux détails, on peut dire que Sora Ltd. et Bandai Namco n’ont pas lésiné sur ceux-ci. L’ajout des Esprits (Spirits) a permis aux développeurs de décupler le nombre d’apparitions de personnages d’autres séries. Qui plus est, c’est particulièrement intéressant puisque celles-ci sont aussi accompagnées d’une description. C’est une belle manière d’apprendre de nouveaux détails sur un personnage qu’on connaissait déjà où pour en découvrir d’autres. C’est hallucinant la quantité de contenus qu’il y a dans le jeu et pourtant ce n’est qu’une partie de Super Smash Bros. Ultimate. Au total, on en compte près de 1300 et chacun apporte son petit boni comme commencer la partie avec un sabre laser ou devenir plus résistant au feu. On sent qu’il y a eu beaucoup d’attention qui a été mise dans le jeu et que ç’a été fait par de vrais fans de jeux vidéo.

C’est hallucinant la quantité de contenus qu’il y a dans le jeu et pourtant ce n’est qu’une partie de Super Smash Bros. Ultimate.

Le souci du détail

On le ressent encore plus lorsqu’on essaie le mode La Lueur du Monde. Celui-ci est de loin le mode solo le plus complet que la série n’a jamais offert. Le but est de traverser un énorme tableau où de nombreux combats vous attendent et où on peut aussi débloquer les personnages. En plus d’avoir des casse-têtes à traverser, il faut aussi relever une tonne de boss et des défis difficiles. Or, chacun d’eux nous présente des conditions de combats différents qui viennent jouer avec leur difficulté et qui représentent un personnage de jeux vidéo. Par exemple, le défi à l’effigie de Kraid nous fait combattre contre une version géante de King K. Rool pour tenter de représenter le mieux possible le vilain de Super Metroid. Le mode est rempli de clins d’œil comme celui-ci pour satisfaire n’importe quel type de joueurs venant de toutes les époques.

Construit pour la scène compétitive

Puis, même les combattants echo, qui sont sensés simplement être de simple duplicata ont, en fait, des différences importantes. Par exemple, Richter est plus vite que Simon et son jab est un peu différent. Cependant, le holy water de Simon est fait de feu ce qui lui permet d’exploser des items comme les bombes de Link. C’est l’attention aux petits détails comme ceux-ci qui vont vendre le titre plus intéressant sur la scène compétitive.

De plus, les développeurs ont fait plusieurs ajustements pour tenter d’équilibrer les personnages et pour peaufiner la complexité de la jouabilité. Je pense, par exemple, aux nombreux changements qui ont été apportés à certains Final Smash. Sinon, il y a aussi la nouvelle possibilité de faire de courts sauts rapides afin d’éviter un obstacle, une attaque ou un item lancé vers soit.

Super Smash Bros. Ultimate est le plus complexe et le plus stratégique de la série

Des changements importants

Le plus important changement cependant, c’est le fait qu’on choisit désormais notre plateau de combat avant de choisir notre personnage. Ainsi, on évite de choisir un combattant qui pourrait être désavantagé dans certains tableaux avant même de choisir où on va se battre. Les décisions pourront donc être plus stratégiques que jamais.

Ensuite, une modification intéressante a été amenée du côté visuel. En effet, pour nous rappeler qui a l’avance, Super Smash Bros. Ultimate va produire une aura de couleur or. Si on perd le compte, ça peut être une bonne manière de savoir vers qui concentrer nos efforts pour gagner la partie.

On peut ajouter à ça la possibilité de faire des boucliers parfaits pour carrément annuler l’attaque d’un ennemi ou faire un « dash cancel » pour le surprendre. On peut même désormais se déplacer légèrement lorsqu’on fait une esquive dans les airs. Franchement, avec toutes ces techniques supplémentaires, on peut dire que Super Smash Bros. Ultimate est le plus complexe et le plus stratégique de la série. En plus, le FPS rehaussé nous permet d’obtenir un titre plus stable et plus nerveux que jamais. C’est aussi de loin le plus amusant.

Incineroar s’invite au combat

Pas juste du multijoueur

La lueur du monde

Un des aspects qui m’avaient le plus dérangé avec l’édition précédente de Super Smash, c’était l’absence d’un mode aventure. Bien que j’eus régulièrement la chance d’avoir des amis pour jouer, je ne passais que très peu de temps en solo lorsqu’ils quittaient la maison. Cette fois, on peut voir que Sakurai et son équipe ont mis beaucoup d’amour dans le mode La Lueur du Monde. On y retrouve plusieurs centaines de combats qui ont été pensés de manière ingénieuse afin de nous offrir l’expérience solo la plus complète de la série et de loin.

J’ai eu besoin de plus de 25 h la première fois pour me rendre au bout du tableau, mais il restait encore des tonnes de combats secondaires à faire. C’est vraiment impressionnant surtout que certains sont extrêmement durs et m’ont forcé à puiser dans mes talents de joueurs pour me rendre jusqu’au bout. Ce mode m’a complété accrocher et j’avais de la difficulté à mettre pause sur mon jeu.

Un peu de classique

Une fois qu’on a fait le tour de celui-ci, le mode classique est l’option la plus intéressante pour les joueurs solos. On peut ajuster la difficulté à notre goût et on peut compléter le tout d’un bout à l’autre assez rapidement. Ce que j’aime, c’est qu’il y a plusieurs boss différents selon le personnage choisi qu’on peut affronter au bout du parcours. On ne ressent donc que très peu la redondance du mode et c’est ce qui le rend encore plus attrayant. Même le nouveau mode Squad Strike qui nous permet de combattre en tag team de 3v3 ou 5v5 est amusant. Bref, Super Smash Bros. Ultimate offre amplement de contenu solo pour nous préparer à affronter une scène plus compétitive.

103 stages et plus de 300 possibilités

Super Smash Bros. Ultimate n’est pas seulement très complet au niveau de ses personnages, il l’est aussi pour la quantité de tableaux qu’il propose. Cette fois, ce n’est pas tous les tableaux qui ont été inclus, mais la liste est plus qu’impressionnante. En plus des nombreux stages de la Wii U, de la Wii et de la Gamecube, les développeurs nous ont gâtés avec le retour de plusieurs niveaux du premier opus sur N64. Celui qui m’a rendu le plus nostalgique, c’est sans aucun doute le retour de Saffron City tiré de Pokémon Rouge et Bleu. Sakurai a choisi de ne pas le moderniser et ce sont les mêmes Pokémons avec leurs looks rétro très pixelisés qui sortent de la porte de Silph Co. C’est parfait ainsi.

on parle de 300 variations de stages possibles

Puis, si on se retourne vers les nouveaux stages, on reste un peu sur notre appétit. Visuellement, New Donk City et Great Plateau Tower sont jolies, mais très simplistes tout comme le château de Dracula. Le plus intéressant est probablement Moray Towers tiré de Splatoon, mais même lui n’est pas très complexe.

Au moins, avec un total de 103 stages qui peuvent tous être se transformés en une variation de Champ de Bataille et Destination Finale, on parle de 300 variations de stages possibles. En plus, il y a une option Stage Morph où on nous fait passer d’un stage à l’autre rapidement.

Le meilleur Smash Bros.

Pour conclure, Super Smash Bros. Ultimate n’est pas seulement le plus complet, mais c’est surtout le plus divertissant et le plus compétitif. Grâce aux nombreuses nouvelles techniques, on sent que le niveau de talent des joueurs sera rehaussé ce qui rendra l’expérience sur la scène e-sports encore meilleur. En plus, le titre offre amplement de contenus pour tous les types de gamers et même les joueurs solos y trouveront leur compte. Enfin, avec toutes les références aux autres titres, on voit vraiment que les développeurs ont mis beaucoup d’amour dans le jeu. Même au niveau de la trame sonore, Super Smash Bros. Ultimate a décuplé le nombre de chansons tirées de jeux vidéo. C’est impossible de s’ennuyer avec ce nouvel opus. Il mérite amplement sa place parmi mon Top 3 de l’année et dans notre guide des fêtes.

NOTES
Note d'enthousiasme
9.5
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Passionné de techno et surtout de jeux vidéo, j’ai un Baccalauréat en Administration des Affaires et j’adore mélanger les jeux vidéo à la finance. Curieux, je joue à presque tous les genres et je suis toujours prêt à essayer de nouvelles expériences vidéoludiques. Il y a toujours quelques nouveautés dans ma ludothèque prêtes à être jouées. Je suis le rédacteur en chef de Geeks & Com' et le responsable de la section Jeux vidéo.