Parfois, on passe par-dessus certains jeux sans réelles explications. Étant pourtant un amateur de la première heure de la série Final Fantasy, le passage de la série au style MMORPG avec FF XI m’a fait tourner la tête vers d’autres franchises. Plus d’une douzaine d’années plus tard, il était temps de donner une chance à Final Fantasy XII : The Zodiac Age. Je l’ai d’ailleurs dévoré en 50 h séparés sur 2 semaines si ça peut vous donner une idée de mon appréciation.

Fiche technique

  • Date de sortie : 30 avril 2019
  • Style : JRPG
  • Classement ESRB / PEGI : T / PEGI 16
  • Développeur : Square Enix
  • Éditeur : Square Enix
  • Langue d’exploitation : Anglais avec sous-titres français
  • Disponible sur Nintendo Switch, PS4, Xbox One et PC
  • Évalué sur Nintendo Switch
  • Prix lors du test : 49,99 € / 59,99 $
  • Site Officiel
  • Code offert par l’éditeur

Notre test de la version PS4 se retrouve par ici.

Ce n’est pas facile de suivre un jeu ayant connu un succès retentissant comme ce fut le cas avec FF X. À l’époque, les développeurs de Final Fantasy XII avaient tenté d’innover dans plusieurs aspects ce qui avait fait reculer quelques puristes. Néanmoins, la réception générale du jeu avait été positive, mais revenons aux nouveautés introduites à sa sortie.

Un jeu qui cherchait à se réinventer

D’abord, Final Fantasy XII marquait la fin des rencontres aléatoires avec les monstres qui se promenaient désormais sous nos yeux. Cela enlevait un élément de surprise et nous permettait de plus facilement éviter les batailles au besoin. Mine de rien, c’était assez immense comme changement et la plupart des JRPG modernes ont suivi. Malgré tout, le « grinding » était super important dans le jeu puisque la courbe de difficulté augmente rapidement par moment.

Ensuite, le gameplay ressemblait de plus en plus à un Action RPG avec des combats plus dynamiques un peu comme Xenoblade Chronicles. C’est d’autant plus vrai aussi avec l’excellent système « Gambit » qui nous permet de donner un ordre de priorité d’actions à faire par le reste des membres de notre équipe. Celui-ci était d’ailleurs complexe à souhait et nous permettait d’employer une multitude de stratégies.


Vos alliés vont prioriser les actions que vous leur aurez données

Puis, le système de classes était aussi particulièrement complet nous offrant un total de 12 choix pouvant être combiné en pair à notre guise. Qui plus est, les arbres de talents étaient assez gigantesques ce qui nous permettait de personnaliser notre style de jeu à mon goût.

Enfin, Final Fantasy XII offrait aussi l’un des plus imposants mondes ouverts de la série. On peut explorer la très grande majorité du monde sans beaucoup avancer dans la trame principale. C’est d’ailleurs assez intimidant au départ, mais on finit par s’y habituer. En fait, il était tellement énorme que cela ait déplu à certains et les développeurs ont tentés de compenser avec un FF XIII très linéaire.

L’arbre de talents est assez imposant

Bref, toutes ces nouveautés avaient généré de la controverse, mais aujourd’hui, je crois que c’est ce qui a permis au titre de bien vieillir puisqu’on est habitué à tous ces changements.

Une aventure plus grande que nature

L’aventure nous transporte à Ivalice où deux gigantesques empires se livrent une guerre sans merci. Le petit royaume de Dalmasca se retrouve en plein centre du conflit alors qu’Archadia décide d’annexer la région en entier poussant la jeune princesse Ashe à former un mouvement de résistance. Notre protagoniste, Vaan se joindra d’ailleurs à elle pour former un groupe de six braves aventuriers qui veulent combattre la tyrannie de l’empire. Bref, l’histoire de Final Fantasy XII : The Zodiac Age va beaucoup plus loin que ses personnages alors que c’est l’avenir de tout un peuple qui est en jeu.

Ce qui est le plus impressionnant dans Final Fantasy XII : The Zodiac Age, c’est à quel point les développeurs ont créé un monde complet. On comprend qu’il y a un conflit politique qui a créé de la pauvreté dans certaines régions divisant même une des villes qu’on visite en deux quartiers. Puis, que ce soit dans les bois ou dans le désert, on retrouve aussi des tributs qui ont choisi de s’éloigner du reste de la civilisation comme elle est toujours en conflit. À cet égard, je crois qu’on peut même faire des rapprochements avec le Seigneur des Anneaux et Game of Thrones.

Mais encore, les personnages pour la plupart sont assez intéressants et l’aventure nous permet d’en apprendre davantage sur eux. Selon moi, le seul qui est moins bien exploité, c’est le personnage principal qui, outre d’être un garçon qui rêve d’être un pirate de l’air, n’apporte pas grand-chose à l’histoire. Bref, si le scénario dans son ensemble est assez complet et développé, le protagoniste n’arrive pas au même niveau.

La chasse est ouverte

Je vous ai déjà fait quelques rapprochements entre Final Fantasy XII et Xenoblade qu’il semble avoir inspirés, mais Square Enix a, à son tour, cherché ailleurs pour innover. En effet, un des éléments secondaires du jeu qui vient grandement prolonger l’expérience est le système de chasse. Très tôt dans le scénario, Vaan et sa bande rejoignent un groupe de chasseurs qui veulent terrasser les créatures les plus féroces. La plupart d’entre elles se retrouvent sur des babillards où un habitant a placé une annonce qui demande d’éliminer un monstre menaçant.

Je ne les ai pas tous terminés, plus il y a en a plus d’une cinquantaine à faire et la plupart d’entre eux nous proposent d’excellents défis. Les créatures qu’on chasse, possède souvent des habiletés qui leur sont propres et qui nous forcent à développer une stratégie unique à notre affrontement.

En plus, ce sont des quêtes importantes à explorer pour ceux qui veulent maximiser leurs armes et leurs armures, car les meilleures ne se cachent pas sur le chemin principal. Au total, il y a probablement une trentaine d’heures de jeu à faire juste avec les missions secondaires. Bref, content de voir que le studio a pigé chez une autre populaire franchise, Monster Hunter, pour améliorer l’expérience complète du jeu.

Un JRPG qui se consomme facilement

Pour conclure, la version Switch de Final Fantasy XII : The Zodiac Age n’apporte rien de plus que la convivialité de pouvoir jouer à cet excellent titre en tout temps si on la compare à celle sortie sur PlayStation 4.

Pour ceux qui avaient joué à la version originale, on retrouve des graphiques HD offrant une meilleure résolution, des ombres mieux définies et des effets de lumières plus poussés. Même si le jeu tourne un peu trop sur des tons de gris à mon goût, les cinématiques et le style visuel ont très bien vieilli.

Cependant, ce que j’ai surtout aimé c’est que l’orchestre a été complètement retravaillé permettant une meilleure sonorité. Si vous avez une chaîne 5.1, vous allez vraiment entendre la différence. Comme il s’agit d’une des très bonnes trames, c’est très apprécié.

De plus, on peut finalement refaire notre arbre de talent et nos choix de classes autant qu’on le veut ce qui m’a particulièrement aidé vers la fin du jeu. Pour ma part, comme j’optimisais bien mes « Gambits », j’étais en mesure d’utiliser le nouveau système d’accélération pour passer plus rapidement les combats et faciliter les périodes de « grind ». Bref, tout a vraiment été penser pour améliorer l’expérience générale du joueur.

Balthier, Ashe, Vaan et Fran forment un solide groupe

En terminant, bien que je l’ai découvert sur le tard, Final Fantasy XII : The Zodiac Age s’est avéré une belle surprise et il vient s’insérer parmi mes préférés de la série. Même en 2019, les fans de JRPG devraient lui donner une chance, car ils vont sûrement le dévorer aussi rapidement que moi.

NOTES
Note d'enthousiasme
9
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Passionné de techno et surtout de jeux vidéo, j’ai un Baccalauréat en Administration des Affaires et j’adore mélanger les jeux vidéo à la finance. Curieux, je joue à presque tous les genres et je suis toujours prêt à essayer de nouvelles expériences vidéoludiques. Il y a toujours quelques nouveautés dans ma ludothèque prêtes à être jouées. Je suis le rédacteur en chef de Geeks & Com' et le responsable de la section Jeux vidéo.