Blazkowicz est de retour, mais cette fois, ce n’est pas B.J., mais bien ses jumelles Jess et Soph qui sont au centre de l’action. Wolfenstein Youngblood porte justement ce nom, puisqu’il fait la promotion d’une nouvelle génération de tueuses de nazis. C’est donc avec la possibilité de jouer avec un ami qu’on se lance dans l’aventure qui se déroule 20 ans après The New Colossus. Bien qu’il ne porte pas le numéro 3, ce titre fait quand même honneur à la franchise et voici pourquoi.

Fiche Technique

  • Date de sortie : 26 juillet 2019
  • Style : Action / Jeu de tir à la 1re personne
  • Classement ESRB/PEGI : M 17+ / 18
  • Développeur : MachineGames et Arcane Studios
  • Éditeur : Bethesda Softworks
  • Langue d’exploitation : Offert en français
  • Testé sur Switch et Xbox One
  • Aussi disponible sur PS4 et PC
  • Prix lors du test : 39,99 $ / 29,99 €
  • Site officiel
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

À la recherche de B.J.

En 1980, l’Amérique se remet de l’invasion des nazis ce qui laisse amplement de temps à BJ et Anya d’apprendre à leur jumelle à se défendre. Tout roule jusqu’au jour où Blazkowicz disparaît subitement laissant en plan sa famille. Heureusement, ces dernières retrouvent une carte dans leur grenier qui pointerait vers un voyage sur Paris. Ne reculant devant rien, les filles s’équipent de puissantes armures et partent en hélico avec la fille de Grace Walker. Or, cette région est encore occupée par les nazis et la résistance faits de son mieux pour défendre le territoire. Les filles n’auront d’autres choix que de suivre les traces de leur papa au sens littéral et figuré. Alors, réussirez-vous à rejoindre votre père et anéantir le 4e Reich.

Wolfenstein Youngblood Soph & Jess
Les jumelles sont prêtes à tout pour retrouver leur père

Le fait que Wolfenstein Youngblood nous fait découvrir deux nouvelles protagonistes apporte un certain vent de fraîcheur sur la franchise. Qui plus est, c’est particulièrement satisfaisant d’incarner deux femmes puissantes et très « badass ». Le duo a d’ailleurs des échanges vraiment cocasses qui reflètent bien la complicité entre sœurs. Ça vient bien varier les choses et on ressent beaucoup moins de solitude durant les missions. Le jeu met bien la table dès le début alors que les deux blagues sur le fait d’exploser leur premier nazi et elles continuent ainsi tout le long. Elles ne prennent pas ça trop au sérieux et ça fait du bien pour un jeu tellement violent.

notre quête principale n’est pas aussi épique que celle du dernier opus ce qui rend l’aventure moins percutante

Cependant, notre quête principale n’est pas aussi épique que celle du dernier opus ce qui rend l’aventure moins percutante. En fait, je dirais même qu’elle a mal été exploitée, car il y avait un potentiel à exploiter en plongeant dans une époque plus avancée. Malheureusement, cela n’aboutit à rien et l’histoire finit par prendre une tournure douteuse que je n’ai pas vraiment aimée. J’ai encore de l’espoir pour Wolfenstein III, mais je trouve que Wolfenstein Youngblood a manqué son coup pour placer ses pions.

Wolfenstein Youngblood Jess and Soph Helicopter
Jess et Soph se prépare pour un massacre de Nazis

Plus amusant à deux

Or, s’il manque de cinématiques et que l’histoire m’a un peu endormie, j’ai quand même eu beaucoup de plaisir à jouer en coop. Grâce à la buddy pass incluse pour un prix fort raisonnable avec l’édition Deluxe, c’est facile d’ajouter un ami. J’ai justement joué avec Mélanie qui fait partie de notre podcast pendant quelques heures et on s’est bien amusé.

Comme les autres jeux de la série, Wolfenstein Youngblood est un jeu d’action assez difficile et ce n’est pas différent à deux. Les développeurs ont donc implémenté plusieurs éléments pour optimiser cette expérience. Par exemple, le duo a généralement un nombre de vies communes qui se limite à trois et qu’on doit s’assurer de bien gérer. En effet, lorsque notre jumelle est éliminée, on a un certain temps pour se faire ramener à la vie par le coéquipier. La communication est donc au centre de tout et on s’en est constamment servie.

Parallèlement, les filles ont chacune aussi une habileté spéciale rechargeable qui leur permet d’aider le groupe. Pour ma part, c’était un +25 points d’armures que j’utilisais à outrance et l’animation était cool à chaque fois. Mais jouer à deux veut surtout dire plus d’ennemis, plus d’armes et juste plus de massacre. Comme moi et ma coéquipière étions constamment en train de nous motiver et nous entraîner, ça doublait la dose d’adrénaline que nous donne déjà le jeu. Bref, si le jeu n’arrive pas à point avec son histoire, il compense en partie avec son multi.

Une page du livre d’Arcane Studios

Si jusqu’à présent, la série Wolfenstein depuis son reboot s’en tenait à de longs couloirs plutôt restreints, ce n’est plus le cas ici. Effectivement, pour Wolfenstein Youngblood, MachineGames a fait équipe avec Arcane Studios (Dishonored) pour ajouter une légère touche de monde ouvert. Paris se divise donc en plusieurs zones relativement ouvertes à condition d’être prêtes à parfois affronter des ennemis beaucoup plus puissants que soit. Parce que oui, voilà un autre élément de RPG qui est venu s’ajouter et qui semble tiré de l’autre studio. Gagner de l’expérience, grimper de niveaux et développer son arbre d’attributs est bien important pour personnaliser notre style de combat.

Wolfenstein Youngblood Paris
Les développeurs n’ont pas lésiné sur les détails avec Wolfenstein Youngblood

Mais revenons au design des niveaux. Celui-ci est beaucoup plus intéressant que les opus précédents, grâce à l’ajout de plusieurs niveaux de verticalité. Entre les doubles sauts pour grimper dans les hauteurs et l’exploration des recoins de Paris, il y a beaucoup à faire. D’ailleurs, le jeu est particulièrement beau visuellement lorsqu’on prend le temps de s’arrêter et regarder les décors quelques instants. Comme les pauses sont plus fréquentes, c’est plus facile d’en profiter.

Entre les doubles sauts pour grimper dans les hauteurs et l’exploration des recoins de Paris, il y a beaucoup à faire.

Enfin, le jeu atteint sa consécration lorsque vous tentez de percer les énormes forteresses de nazis de chaque district. En plus d’être imposantes et très garnies d’ennemis, elles cachent énormément de secrets ce qui encourage l’exploration. Puis, on ressent très vite le souci du détail des développeurs alors que chaque endroit est aussi bien décoré. Et, comme si ce n’était pas suffisant, les missions secondaires permettent d’étirer la sauce jusqu’à un total d’une quinzaine d’heures. C’est plus que raisonnable pour un jeu d’une trentaine de dollars.

Ce n’est pas le 3, mais…

Pour conclure, Wolfenstein Youngblood n’arrive peut-être pas à la hauteur de New Colossus, mais j’ai aimé les nouveautés apportées par l’équipe de développement. Le fait d’avoir de nouvelles protagonistes plus vivantes est certes un point de force, malgré une histoire en demi-teinte. Ensuite, l’arrivée soudaine d’un monde semi-ouvert est quelque chose qui m’a plu, mais je peux absolument comprendre que cela va polariser les puristes. Enfin, si vous êtes fans de la franchise, c’est certainement un chapitre de la franchise que vous voudrez découvrir. Par contre, je vous recommande d’investir quelques sous supplémentaires pour la version Deluxe et découvrir l’expérience complète avec un ami.

NOTES
Note d'enthousiasme
7.5
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Passionné de techno et surtout de jeux vidéo, j’ai un Baccalauréat en Administration des Affaires et j’adore mélanger les jeux vidéo à la finance. Curieux, je joue à presque tous les genres et je suis toujours prêt à essayer de nouvelles expériences vidéoludiques. Il y a toujours quelques nouveautés dans ma ludothèque prêtes à être jouées. Je suis le rédacteur en chef de Geeks & Com' et le responsable de la section Jeux vidéo.