Lors de sa sortie initiale sur Xbox One, Playstation 4 et PC, The Outer Worlds avait déjà de quoi de fortement attrayant. Un univers complètement déjanté avec des personnages éclectiques, des dialogues cocasses et une palette de couleurs fortement relevée. Malheureusement. plusieurs points ont fait en sorte que le jeu n’est pas devenu le succès qu’il aurait dû être. Problème de texture, des combats banals, une durée courte pour un jeu du genre. Cela ne l’a pas empêché d’avoir de bons commentaires de la majorité des joueurs mais on sent que cela aurait pu être plus peaufiné de la part d’Obsidian Entertainment. Puis vient une annonce que l’on attendait tous : The Outer Worlds vera le jour sur Nintendo Switch. Évidemment, plusieurs questions viennent avec ce genre d’annonce, généralement orienté vers la performance du jeu sur la console. Maintenant disponible, est-ce que le tout tiens le coup? Ou ce n’est qu’une autre frustration jumelé aux précédentes?

Fiche technique de The Outer Worlds sur Switch

  • Date de sortie : 5 juin 2020
  • Style : Jeu de rôle, Aventure
  • Classement ESRB / PEGI : M 17+ / 18
  • Développeur : Obsidian Entertainment
  • Éditeur : Private Division
  • Langue d’exploitation : Offert en anglais, sous-titré en français
  • Disponible sur PC, Xbox One, Playstation 4 et Nintendo Switch
  • Testé sur Nintendo Switch
  • Prix lors du test : 79,99 $ CA / 59,99 €
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur
  • À noter que l’éditeur n’influence aucunement notre processus d’évaluation

Dans une galaxie lointaine

Pour ceux, parce qu’il y en a, qui ne connaissent pas l’histoire de The Outer Worlds, laissez-moi vous faire un petit résumé. Vous incarnez un pionnier qui est sensé colonisé une planète. Laquelle? Cela importe peu puisque les plans initiaux tombent à l’eau assez rapidement. En fait c’est que vous avez dormi quelques 70 années de plus que ce qui était prévu. Et c’est à ce moment que vous êtes réveillé par un parfait inconnu qui vous demande de trouver les complots qui se trament sur une planète. Et pouf! Vous voilà plongé dans un scénario abracadabrant qui n’attend plus que votre contribution.

Parce que voyez-vous, cette contribution, elle va selon votre gré. Dans The Outer Worlds, vos choix auront une répercussion sur l’ensemble du jeu. Autant vous pouvez décider d’être courtois et d’aider la population, autant vous pouvez être la pire canaille qui ait jamais existé. L’envie vous prend de tuer un personnage non-joueur? Allez-y! Mais sachez que toute action a des conséquences. C’est à vous de voir si vous désirez vivre avec celles-ci!

The Outer Worlds Edgewater

Un air de déjà-vu

On ne se le cachera pas, Obsidian Entertainment s’est grandement inspiré d’un de ses plus grand succès : Fallout New Vegas. Le tout est tellement similaire qu’on se demande même si on a pas affaire à un jeu de Bethesda à prime abord. Il faut dire aussi que le jeu est dirigé par Tim Cain et Leonard Boyarsky, les créateurs de la populaire série. Mais en quoi le jeu en est-il inspiré?

Premièrement, le sentiment de liberté dans le jeu qui nous est offert transpire simplement ce qui a déjà été fait. Plusieurs missions sont à notre disposition, à nous de choisir ce que l’on désire faire et dans quel ordre. Mais c’est également notre décision de le faire dans une optique de bien ou de mal. Il est rare d’avoir autant de liberté et ceux qui aiment cela ont l’embarras du choix. Cependant, c’est un peu plus linéaire que ce que l’on a été habitué par le passé. Un aspect bac-à-sable mais contrôlé.

Par la suite, les phases de combat sont également très semblable à ce que Bethesda nous a présenté jusqu’à aujourd’hui. Alors que l’on sait déjà que ces phases de jeu ne sont pas l’élément essentiel, on se bat de façon saccadée, maladroite et honnêtement, pas trop convaincante. Bref, les phases de combat sont, à mon avis, totalement limpides et inintéressantes. Heureusement que d’autres points ressortent positivement du jeu.

The Outer Worlds décors

Parlons-en du look…

Bon, on va se le dire en toute franchise, lorsque Obsidian Entertainment nous a annoncé le jeu sur la console de Nintendo, le premier point qui nous est venu en tête est : comment ce jeu ressortira? Graphiquement parlant on veut dire. Et on hésite entre utiliser le terme affreux ou passable. Parce que dans The Outer Worlds sur Switch, rien n’est stable au niveau performance graphique. Autant des fois, cela peut sembler tout à fait raisonnable pour un jeu qui en demande beaucoup, autant des fois, c’est scandaleux. Les textures n’affichent pas lorsqu’on est rendu très proche des éléments, donnant l’impression qu’on est dans une peinture abstraite plutôt qu’un jeu. Après, tout est une question de goût. C’est possible que pour vous, le résultat ne vous dérange pas. Mais pour nous, c’est un énorme point qui nuit énormément à l’expérience proposée.

L’autre point qui peut causer encore plus de frustration que le point précédent est le temps de chargement du jeu. Alors qu’il était déjà problématique dans les versions antérieures, c’est autant le cas sur Nintendo Switch. Dans The Outer Worlds, on se promène régulièrement d’un endroit à l’autre. Chaque fois que l’on entre ou sort d’une ville, c’est en moyenne une minute de chargement qui nous attends. Difficile à croire qu’en 2020, c’est toujours une problématique.

The Outer Worlds graphique

Verdict

The Outer Worlds est un jeu amusant, cela va de soi. Les personnages sont colorés, les dialogues sont cocasses et il y a de quoi faire dans notre 25 à 30 heures de jeu. Mais sur Nintendo Switch, c’est un peu pousser sa chance. Il faut le savoir, il y aura un énorme compromis à faire si vous désirez y jouer sur cette console. La performance est au minimum et il vaut la peine de se demander si on aura pas dû tout simplement éviter le port. Vous aurez été averti.

NOTES
Note d'enthousiasme
6
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Planificateur numérique de jour, amateurs de jeux vidéo le soir, j'aime pas mal tous les genres et je peux en parler durant des heures, tant que cela se fait dans le respect. Ce n'est pas parce qu'un jeu est mauvais qu'il l'est pour tous. Sauf E.T. sur Atari. Ça, c'est mauvais.