On ne va pas se gêner pour le dire, il y a de ces titres qui nous interpelle par leur apparence de départ. Personnellement, c’est le cas pour tout ce qui est science-fiction futuriste. J’adore Blade Runner, et sa suite, Dune, Star Wars et tous les films du genre. Au niveau vidéoludique, Cyberpunk 2077, malgré tout ce qui se passe, risque de combler ce besoin. En attendant, un petit jeu indie du nom de Cloudpunk vient piquer ma curiosité. Avec un monde qui semble tout droit sortie du Cinquième Élément, comment cela peut-il être mauvais? Ma première impression pourrait-elle me jouer des tours? Ou j’ai carrément tapé dans le mille? La réponse dans notre test!

Fiche technique de Cloudpunk

  • Date de sortie : 23 avril 2020 (PC), 15 octobre 2020 (PS4, Xbox One, Switch)
  • Style : Action/Aventure
  • Classement : ESRB M / PEGI 16
  • Développeur : Ion Lands
  • Éditeur : Merge Games
  • Langue d’exploitation : Offert en français
  • Disponible sur PC, PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch
  • Testé sur PlayStation 4
  • Prix lors du test : 31,49$ CAD / 24,99 €
  • Version envoyée par l’éditeur

Le FedEx du futur

Dans Cloudpunk, on interprète une chauffeure d’une compagnie semi-légale du même nom que le titre. Nommée Rania, on doit prendre les reins de notre véhicule et faire la livraison pour des clients tous plus louches les uns que les autres. Et si ce n’était pas assez, notre patron l’est tout autant. Ce qui fait en sorte que nous avons non seulement des rencontres bizarres mais les dialogues qui viennent avec le sont tout autant. On doit donc se promener dans la ville de Nivalis comme nouvel employé. Dès le départ, on apprend les seuls deux règles qui s’appliquent à nous : ne jamais avoir de livraison en retard et ne pas demander ce qu’il y a à l’intérieur du colis. Il va sans dire que la tête des personnages qui nous allons rencontrer en cours de route ne donne pas envie de le savoir. Ou peut-être que oui au final.

Cloudpunk batiment

Des personnages haut en couleur

Parce que l’aspect essentiel de Cloudpunk est les dialogues et les personnages qui les accompagnent. Le jeu, sans être un Graphic Novel, pourrait très bien être considéré ainsi. Parce que le fil narratif est constant, que ce soit entre notre superviseur qui s’assure que l’on fait notre travail correctement ou bien les multiples personnes que l’on rencontre sur notre chemin. Évidemment, certains d’entre eux nous intéresse plus que d’autres et il est dommage de ne pas en savoir plus sur certains. Mais bon, ce sont les aspects du métier de livreur. Les gens croisent ton chemin sans que tu connaisse réellement leur histoire.

Le gros défaut concernant les multiples personas est la qualité qui se trouve derrière chacun d’entre eux. Elle est très inégale, ce qui rend le jeu inégal également au niveau de l’intérêt. Les voix sont monotones ou bien la qualité sonore est problématique, cela est un point essentiel pour un jeu de la sorte. Imaginons que c’est comme les humains. Certain sont plus intéressant que d’autre. Ça met un baume sur le problème.

Cloudpunk ville

Graphiquement sublime

C’est peut-être moi aussi qui est facilement impressionnable, mais la ville est la raison pourquoi on y reste. Elle est tout simplement envoûtante et on désire y rester pour toujours. Elle donne vraiment l’impression que la ville futuriste telle qu’on nous l’a décrit dans notre jeunesse va ressembler à cela. Des autoroutes à perte de vue avec des véhicules volants, plein de bâtiments surélevés, de l’affichage plus grand que nature et une impression d’être dans la brume en permanence. Bref, on constate dès le premier coup d’oeil que Blade Runner à servi énormément d’influence pour les développeurs. Et pour les fans comme moi, c’est un énorme plus. Oui, on joue un peu dans le minimaliste graphiquement avec une impression très Minecraft mais la qualité n’en demeure pas moins bonne. Le seul élément qui dérange est le chargement entre les différentes sections de la ville. Quand on doit se déplacer entre 4 sections pour livrer notre paquet, c’est pas très agréable.

Cloudpunk balade

Mais on fait quoi?

Bon, je ne mets pas de gants blancs pour le dire haut et fort : on fait quoi dans Cloudpunk? Oui, on livre du point A à B. Mais en dehors de cela, quoi d’autre? Et c’est là que le jeu me perd totalement. Pas d’action du tout, il y a un moment où se déplacer dans la ville devient barbant. Un peu comme ces chauffeurs de taxi qui ont cela durant beaucoup trop de temps de leur vie, on tombe sur le pilote automatique et on a l’impression de ne plus être en contrôle de rien. La vie fait juste suivre son cours et il n’y a rien que l’on peut y changer. On est tout de même devant un jeu vidéo! Il devrait y avoir beaucoup plus à faire avant que l’on finisse par s’endormir devant son écran.

Verdict

Cloudpunk ne passera malheureusement pas à l’histoire. Son décor qui m’a subjugué au départ n’est pas suffisant pour capter l’attention sur le long terme. Oui, on assiste à des discussions intéressante entre plusieurs personnages mais on à l’impression, trop rapidement, de faire toujours la même chose. Certains jeux ont réussi à rendre la même chose fascinante mais pas dans ce cas-ci. Réservé aux plus grands fans de science-fiction et encore.

NOTES
Note d'enthousiame
6
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Planificateur numérique de jour, amateurs de jeux vidéo le soir, j'aime pas mal tous les genres et je peux en parler durant des heures, tant que cela se fait dans le respect. Ce n'est pas parce qu'un jeu est mauvais qu'il l'est pour tous. Sauf E.T. sur Atari. Ça, c'est mauvais.