Test de Fobia – St. Dinfna Hotel : Une épopée de près d’un siècle

Une des expériences que j’aime le plus, c’est de me lancer dans un jeu en ne connaissant rien de celui-ci.  Cela permet d’être surpris à tout point de vue.  Fobia m’a agréablement surpris, car malgré quelques coins ronds, le jeu rend un hommage indirect au premier Resident Evil d’une brillante façon.

  • Date de sortie : 28 juin 2022
  • Style : Survival Horror, Horreur Psychologique
  • Classement ESRB / PEGI : ESRB M / PEGI 18
  • Développeur : Pulsatrix Studios
  • Éditeur : Maximum Games
  • Langue d’exploitation : Sous-titré en français
  • Disponible sur PC, PS5, PS4, Xbox One et Series X|S
  • Testé sur PS5 (Version PS4)
  • Prix lors du test : 38,99$ CAD / 29,99 €
  • Site officiel
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

Histoire de Fobia – St. Dinfna Hotel

Roberto Leite Lopes veut être un journaliste d’investigation.  Sur un forum en ligne, il répond à l’appel d’une certaine Stephanie qui dit que des évènements paranormaux ont lieu dans un certain hôtel dans la ville de Treze Trilha.  Il s’agit du St. Dinfna Hotel qui a été construit au-dessus d’une mine. Il s’agit d’une mine où un incident a causé la disparition d’une vingtaine de mineurs dans les années 1920.

Roberto mène sa petite enquête sans rien trouver et sans réussir à contacter Stephanie.  La journée qu’il décide de quitter de l’hôtel, un trou noir étrange apparaît dans sa salle de bain et il perd connaissance.

À son réveil, il est enfermé dans sa chambre et fait la découverte d’un appareil-photo permettant de faire le pont entre deux réalités : celle de 1960 et celle de 2009 (le jeu se déroule en septembre 2009).

Alors qu’il explore l’hôtel devenu soudainement détruit et délabré, il découvrira l’histoire d’une secte de fanatiques ainsi que des expériences épouvantables qu’ils ont menées au nom du principe du libre arbitre.  Ces évènements débutent en 1920 lors de la disparition de Christopher, le contremaître des vingt mineurs disparus.

Plusieurs époques

En plus du protagoniste de 2009 (Roberto), Fobia nous permet d’incarner Christopher dans les années 20, ainsi qu’un journaliste dans les années 60 ayant été capturés par la secte suite à ses découvertes sur celle-ci.

Le prologue se déroule d’ailleurs en 1960 où l’on prend connaissance de la fin atroce du journaliste.  La majorité de Fobia se déroule en 2009 avec des interludes en 1920 pour découvrir ce qui s’est réellement passé dans cette mine en 1920.

Un hommage à Resident Evil

Fobia ressemble énormément au premier Resident Evil (si l’on remplace le manoir par un hôtel et les caméras fixes par un jeu à la 1re personne).  Il y a énormément de puzzles et il vous sera nécessaire de chercher tous les recoins pour trouver les nombreux indices permettant de résoudre les énigmes.  Vous aurez beaucoup de cadenas à ouvrir, de portes à déverrouiller, de codes à utiliser et besoin de différents items pour progresser (pince à découper pour enlever des chaînes, pied de biche pour décoincer des portes d’ascenseur, etc.). 

L’ascenseur est d’ailleurs extrêmement importante une fois réparée, car elle permet d’accéder à des zones inaccessibles autrement.  Au début, elle ne possède que deux boutons d’étages, mais vous trouverez les boutons manquants pour explorer d’autres étages.

Au fur et à mesure que vous progressez, vous aurez accès à de plus en plus de pièces dans cet hôtel de 8 étages.

Parmi les énigmes, il y en a beaucoup qui sont optionnels.  J’ai terminé le jeu et je me suis rendu compte à quel point j’avais passé tout droit de plusieurs énigmes.  Pour ceux aimant explorer complètement un jeu, il est vraiment intéressant d’y retourner par la suite.

Un appareil-photo reliant les réalités

Fobia permet à son protagoniste de visiter l’hôtel en 2009, mais également en 1960.  Grâce à un appareil-photo, il est possible de voir à quoi ressemblait l’hôtel en 1960, mais également d’interagir entre les deux époques.

Si une porte est obstruée et il est impossible de l’ouvrir, il est peut-être possible de passer à travers en 1960 par un trou dans le mur par exemple.  Une clé introuvable en 2009 sera possiblement récupérable en 1960 et ainsi de suite.  Plusieurs notes et codes peuvent être trouvés de cette manière en regardant les murs ou tableaux avec l’appareil-photo, car en 1960, les murs n’étaient pas entièrement recouverts de papiers peints.

Cette mécanique est bien utilisée bien que quelques fois, elle l’est drôlement.  Si des bureaux ou des boîtes bloquent un chemin (que l’on pourrait facilement contourner ou déplacer), il arrive souvent que l’on doive utiliser la réalité 1960 pour passer.

Des créatures en faible quantité

Bien que le jeu soit grandement axé sur l’ambiance et les puzzles, vous trouvez une arme après 1 ou 2 heures de jeu.  À ce moment, l’hôtel abritera des zombies et des araignées (assez monstrueuses).  Il s’agit malheureusement des deux seules variétés de monstres différents.  Pour repérer les araignées, il faudra vraiment porter attention et se fier au bruit, car elles se cachent sur les murs et au plafond et si elle vous saute dessus, vous perdez automatiquement de la vie.

Il y a également trois boss à affronter durant le jeu, mais ce n’est pas le point fort du jeu.  Il n’est pas vraiment possible d’éviter les attaques et il faut tirer au bon moment pour arrêter l’ennemi dans son élan.  On sent notre personnage « lourd » lorsque l’on doit combattre.

D’ailleurs comme Resident Evil 3, Fobia possède son « Nemesis » qui apparaît plusieurs fois et dont la seule façon de survivre est de le semer, car il est invincible à ce stade-ci.

Un inventaire extensible et des coffres

La gestion de votre inventaire est un point important du jeu, car vous ne pouvez transporter qu’un nombre limité d’objets.  Vous trouverez des sacs à dos, sacoches, etc. pour augmenter le nombre d’items que vous pouvez transporter.

Beaucoup d’énigmes nécessitent d’examiner les objets, de les modifier ou de les combiner.  Il ne faut donc pas hésiter à retourner un objet dans tous les sens.

Il y a des coffres un peu partout dans l’hôtel qui sont tous reliés. Ceux-ci vous permettent de stocker les items en surplus.  Les aller-retours vers ces coffres seront fréquents pour récupérer des items nécessaires pour résoudre une énigme.  Il en va de même pour sauvegarder.  Vous ne pouvez sauvegarder qu’aux horloges présentes à différents endroits de l’hôtel.

Pour se faciliter la tâche envers les monstres, il y a des points d’améliorations cachés un peu partout permettant d’améliorer nos armes ainsi que l’appareil-photo.

Côté technique

Bien que j’ai testé la version PS4, j’ai trouvé les textures très bien ainsi qu’une excellente utilisation des effets de lumière.  Le filtre vert lors de l’utilisation de l’appareil-photo ou les clignotements de notre lampe de poche ajoutent un petit stress puisqu’un monstre peut apparaître à tout moment.  Il y a peu de personnages que l’on rencontre dans le jeu. Ceux-ci ne sont pas très détaillés et assez ternes comme le maître d’hôtel au début du jeu.  Le design des monstres est bien, mais sans plus.

Au niveau sonore, Fobia vise dans le mille.  Le doublage n’est pas parfait, mais énormément mieux que mon dernier jeu du genre (Oxide Room 104).  Les grattements des araignées, le tonnerre, les bruits de pas et le grognement des monstres sont un exemple de ce qui crée une belle ambiance et qui nous force à porter attention.

Verdict

Fobia – St. Dinfna Hotel n’est pas un jeu parfait, mais est extrêmement satisfaisant.  Le jeu mise avant tout sur l’ambiance et les énigmes. On dirait que les monstres ont été ajoutés sans grande attention.  Sans aucun guide, il vous faudra une dizaine d’heures pour venir à bout du secret de St. Dinfna.  Si vous aimez les jeux d’action, vous ne trouverez pas votre plaisir ici.  Par contre, si vous adorez explorer un lieu pour venir à bout de tous ses secrets à travers énigmes et passages secrets, Fobia vous tiendra en haleine.

Test de Fobia – St. Dinfna Hotel : Une épopée de près d’un siècle
L'histoire bien ficelée
Les nombreuses énigmes
L'ambiance oppressante
La faible variété des monstres
Impossible de grimper par-dessus certains obstacles
8
Print Friendly, PDF & Email