Test de Ghost Master: Resurrection

Ghost Master fut un jeu populaire à sa sortie en 2003.  Le jeu consistait majoritairement à contrôler une armée de fantôme pour faire fuir les humains.  Il y avait eu plusieurs mods créés par la communauté, ajoutant plusieurs fantômes, ce qui avait contribué à garder le jeu vivant.  Mechano Story Studio a décidé d’en faire un remaster du nom de Ghost Master : Resurrection.  Que vaut cette nouvelle mouture ?

Fiche Technique de Ghost Master: Resurrection

  • Date de sortie : 20 mars 2026
  • Style : Stratégie / puzzle / gestion
  • Classement ESRB / PEGI : ESRB T / PEGI 7–12
  • Développeur : Mechano Story Studio
  • Éditeur : Strategy First
  • Langue d’exploitation : Français intégral
  • Plateformes : PlayStation 5, Xbox Series X|S, PC (Steam), Nintendo Switch
  • Version testée : PlayStation 5
  • Prix lors du test : 33,49 $ CAD / 24,99 €
  • Site officiel
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

Histoire de Ghost Master: Resurrection

Ghost Master : Resurrection ne contient pas d’histoire à proprement dit.  Cependant, il y a une trame de fond.  Il s’agit de réussir à invoquer et libérer le « Darkling ».  Avant chaque mission, on a un résumé de l’endroit et des évènements s’étant déroulés à cet emplacement.  C’est une narration épisodique.

On apprend également le passé des fantômes de façon tragique ou absurde.  Certains sont même humoristiques.

Fonctionnement global du jeu

Ghost Master : Resurrection est séparé en différents actes.  Le jeu original arrêtait à l’acte 3 tandis que Resurrection nous offre un 4e acte. 

À chaque acte, on nous offre des fantômes « gratuitement » que nous n’avons pas besoin de débloquer.  On débute donc l’acte 1 avec un petit nombre de fantômes.

L’objectif principal est d’effrayer tous les humains pour les faire fuir.  Cependant, il y a certaines variantes.  Certaines missions peuvent nous demander d’aider les humains à trouver un cadavre caché dans la maison, à aider les humains à terminer une invocation, etc.  Dans ces cas, il faudra faire attention de leur faire peur pour gagner du plasme, mais sans les faire fuir.

Une bonne variété d’environnements est utilisée pour les niveaux.  On aura bien entendu les maisons classiques ou des cabanes isolées dans les bois.  Ça deviendra plus compliqué quand il s’agit d’une base militaire, un asile, un poste de police ou même un parc d’attractions.

La gestion des fantômes

Il existe six types de fantômes : Elfes, Troubles, Élémentaires, Vapeurs, Trouilles et Horreurs.  Chaque type a ses forces.  Chaque fantôme a également un type d’entrave qui correspond aux emplacements où on peut l’invoquer.  Lorsque l’entrave est « électricité », ce fantôme peut se trouver dans une télévision, un réfrigérateur, etc.  Une entrave peut être aussi simpliste qu’intérieur et extérieur ou être très précise comme « miroir ».

Ghost Master Resurrection

Les elfes sont de natures farceurs.  Si on invoque un elfe électrique dans une télévision, il sera possible d’émettre des étincelles, de la faire disjoncter et ainsi de suite.  Un fantôme se trouvant dans un miroir pourra émettre une version horrifique de la personne qui regarde.

Il existe une grande diversité au niveau des fantômes et c’est ce qui rend le jeu intéressant.  Vous pourrez compter dans votre équipe un fantôme classique blanc, une araignée, un fou en camisole de force, un condamné à la chaise électrique, une banshee, des lutins, un cheval imaginaire, des personnes cartoon ou des squelettes.

Dans chaque niveau, il y aura des fantômes à libérer de leurs entraves pour qu’ils puissent rejoindre votre équipe.  Pour comprendre comment les libérer, il faut écouter leur histoire et poser des actions spécifiques reliées à celle-ci.

Lorsqu’on invoque un fantôme, on peut leur donner des ordres très précis ou simplement leur dire d’utiliser tous leurs pouvoirs quand ils veulent.  Étant donné qu’il faut être très précis pour libérer certains fantômes, ce n’est pas conseillé de les laisser faire n’importe quoi.

Système de ressources et manipulation des humains

L’un des points négatifs du jeu d’origine est toujours présent dans ce remaster.  Il manque terriblement d’explications pour expliquer le fonctionnement du jeu.  On peut voir que nous avons du plasme et que c’est utilisé pour invoquer nos fantômes et utiliser leurs pouvoirs.  Cependant, il n’est jamais expliqué comment en générer pour en obtenir davantage.  Il faut deviner que c’est en effrayant les humains que cette jauge va augmenter.

Il s’agit du même son de cloche du côté des humains.  Lorsque l’on navigue sur les vignettes de ceux-ci, il est possible de voir trois jauges : T, M et B.  Aucune explication n’est donnée. 

C’est en jouant que l’on peut devenir que le « T » est pour la terreur.  Cette jauge pleine va faire fuir la personne du niveau.  La jauge « M » est pour « Madness » (folie).  Lorsque l’on remplit celle-ci, la personne devient folle, mais ne quitte pas le niveau.  Cela nous donne des points supplémentaires.  Finalement, la jauge « B » veut dire « Belief » (croyance).  C’est la facilité que nous aurons à manipuler cette personne.  Quelqu’un avec une faible croyance ne croira pas aux fantômes et sera moins facilement impressionnable.

Autant pour les humains que les fantômes, on peut voir leur point de vue comme si nous étions eux.  Cela ajoute un petit côté immersif.  Si on fait cela avec une personne endormie, on verra des moutons.  C’est assez comique.

Peu d’ennemis

Dans les premières missions, vous n’aurez aucun ennemi.  Vous pourrez utiliser vos fantômes sans avoir peur de les perdre.  Cependant, dans certaines missions, lorsque vous aurez fait trop d’évènements surnaturels, des chasseurs de fantômes se pointeront sur les lieux.

Ghost Master Resurrection

Il faudra surveiller les vignettes de vos fantômes pour les désinvoquer si un point d’exclamation apparaît.  Cela indique qu’un chasseur est sur le point de bannir votre fantôme.

Vers les derniers niveaux, ceux-ci utiliseront des mécanismes pour empêcher l’invocation de fantômes.  Le but sera bien entendu de trouver une façon de détruire ces mécanismes pour pouvoir reprendre votre chasse.

Progression et interface

Entre chaque mission, vous aurez la possibilité d’aller à votre QG pour acheter de nouveaux pouvoirs à vos fantômes.  Il est même possible de débloquer des améliorations globales (recharge de compétences plus rapide, terreur plus efficace, etc.).  Ça rend la progression plus intéressante.

Je dois parler de l’interface qui semble datée malgré que ce soit un remaster.  Les contrôles ne sont pas optimaux et ont été clairement pensés pour PC.  Sur console, c’est plus difficile.  Le curseur peut apparaître hors de l’écran pour aller sélectionner on ne sait pas quoi.  La sélection d’un humain est compliquée.  Je n’ai pas trouvé aucun bouton pour sélectionner un humain juste en cliquant sur celui-ci dans la maison.  Je devais aller sur les vignettes de droite pour trouver l’humain que je souhaitais sélectionner.  Étant donné que plusieurs personnages se ressemblent, c’est assez difficile.

On finit par s’habituer et vivre avec ses difficultés, mais c’est très dommage.

Nouveautés de ce remaster

Bien entendu, le jeu est plus beau et surtout beaucoup plus fluide que l’original.  Les développeurs en ont profité pour ramener certains fantômes qui avaient été coupés du jeu original par manque de temps.

Le 4e acte qui est nouveau contient 4 niveaux. Le tout se complète assez rapidement malheureusement.  Si on exclut le dernier niveau « Requiem » qui réutilise la base militaire, les nouveaux lieux sont intéressants (parc d’attractions, motel et ciné-parc).

Les développeurs ont d’ailleurs prévu 12 DLC ajoutant des modes de jeux, des niveaux et des fantômes.  Le « Season Pass » est plus dispendieux que le jeu de base.

Côté technique

Ghost Master : Resurrection propose une direction artistique correcte, mais datée.  Les modèles des personnages sont simples et les effets (électricité, peur, etc.) font le travail sans impressionner.  Les environnements sont variés et parfois vraiment très grands.  Il n’y a aucun ralentissement comparativement à la version de 2003.

Ghost Master Resurrection

La bande-son est intéressante sans vraiment être marquante.  La musique d’ambiance fait le travail, mais rien ne se démarque.  Sauf à quelques endroits où il semble avoir eu des oublis, tous les dialogues sont en français.  Je suis possiblement un peu trop critique, mais les sous-titres ne correspondent presque jamais à ce qui est dit.  Ça veut dire la même chose, mais ce ne sont pas les mêmes mots.

Verdict sur Ghost Master: Resurrection

Ghost Master: Resurrection propose une expérience originale et étonnamment riche, avec des mécaniques de hantise variées, une bonne progression via le QG et une belle diversité de missions et de fantômes. Le jeu réussit à captiver grâce à sa liberté d’approche et à son côté stratégique, mais il se tire lui-même dans le pied avec une interface datée, des contrôles mal adaptés à la console et un manque flagrant d’explications. Au final, c’est un jeu qui demande de la patience et de l’adaptation.

Test de Ghost Master: Resurrection
Concept original
Variété des missions
Rejouabilité (fantômes variés)
Interface datée
Contrôles frustrants
Manque d’explications
7