Arrêtez les presses ! Le nouveau jeu d’Housemarque arrive sur le marché ! Gloire à Saros !
Personnellement, c’est exactement de cette façon qu’une personne sensée doit réagir face à la sortie de Saros. Bon, il y a ceux pour qui Housemarque ne dit absolument rien. Et il y a ceux pour qui le genre ne les intéresse pas du tout. Mais pour les autres, c’est un moment important. Si le nom du studio ou du jeu ne vous dit absolument rien, une introduction est requise. En fait, un seul mot devrait suffire : Returnal. Cette exclusivité sur PlayStation 5 avait fait la pluie et le beau temps lors des premiers mois de la console. Cinq ans plus tard, on peut encore qualifier le titre d’un des meilleurs sur la console de Sony. Mais ce qui nous intéresse aujourd’hui est de savoir si les apprentissages et l’expertise d’Housemarque élèvent Saros à un niveau supérieur. Et c’est exactement à cette question que nous allons répondre dans notre test complet !
Fiche Technique de Saros
- Date de sortie : 30 avril 2026
- Style : Roguelite Bullet Hell
- Classement ESRB / PEGI : M / PEGI 16
- Développeur : Housemarque
- Éditeur : Sony Interactive Entertainment
- Langue d’exploitation : Disponible en français
- Exclusivité sur PlayStation 5
- Prix lors du test : 89.99$ CAN /
- Site officiel
- Version envoyée par l’éditeur
Pas si bienvenue à Carcosa
Avertissement : les premiers instants ne sont pas pour les cœurs sensibles. On incarne Arjun Devraj, un soldat du vaisseau Echelon IV envoyé par la compagnie Soltari sur Carcosa. La raison derrière cette excursion ? La Lucénite, une ressource qui pourrait rendre l’entreprise encore plus riche qu’elle ne l’est déjà. Sauf qu’au moment où on entre dans l’action, on constate qu’il semble y avoir une mutinerie au sein de l’équipage. Au point qu’un des personnages trouve la mort assez rapidement. Et à partir de ce moment, tout semble partir en vrille.
Pourtant, la mission était relativement simple : prendre contact avec les précédents vaisseaux qui se sont dirigés vers Carcosa. Echelon I, II et III sont tous partis à peu d’intervalle, mais nous n’avons plus de nouvelles de qui que ce soit depuis quelque temps. De plus, tout le monde est à cran : la capitaine pense que tout le monde doute de son commandement, Kayla est sans cesse inquiète, Stack semble devenir fou… bref, il faut terminer cette mission au plus vite. Et comme Arjun semble être le seul sain d’esprit, cela retombe sur ses épaules d’aller explorer et comprendre ce qui se passe.
Armés jusqu’aux dents, nous allons donc nous plonger dans l’inconnu de cette planète hostile. Si Soltari pouvait arrêter de vouloir tout contrôler avec Premier, leur système informatique qui dicte nos moindres faits et gestes…

Des airs de famille
Une des premières réflexions que vous allez avoir lors de votre prise en main de Saros est évidente. Oui, le jeu a été construit sur les fondations de Returnal. Bien que l’on mentionne qu’il s’agit d’une suite spirituelle, on constate rapidement à quel point le studio a évolué dans son développement avec Saros. Il y aura des éléments qui vont revenir, tels que le déplacement du personnage, les différentes armes, les biomes ou bien l’aspect bullet hell. Mais cela ne veut aucunement dire que l’on ne peut pas améliorer séparément chacun de ces aspects pour élever le jeu à un autre niveau.
Oui, on se trouve face à exactement le même principe que Returnal sur papier. On traverse un biome jusqu’à se rendre au boss en éliminant une tonne d’ennemis en chemin. Il faut faire des choix sur la direction à prendre avec comme mentalité que plus le risque est grand, plus la récompense l’est également. Il y a aussi des pouvoirs que l’on acquiert au fil du jeu pour nous permettre d’atteindre de nouveaux endroits. Puis plusieurs choix d’armes qui nous aideront à exterminer ce qui nous veut du mal. Malgré tout, il est surprenant de constater à quel point il y a énormément de nouveautés dans Saros. Et cela vaut grandement la peine de passer le tout en revue.

Une progression différente
Tel que mentionné plus tôt, il y aura plusieurs biomes dans lesquels nous devrons progresser. Mais, contrairement à Returnal, il ne s’agit pas d’une progression linéaire dans laquelle on passe d’un environnement à un autre. Évidemment, il faudra se rendre une première fois à l’endroit avant de pouvoir y retourner à nouveau. Mais le Passage, qui sert de base à Echelon IV, sera le point central de toutes nos parties. Non seulement ce sera l’endroit où il faudra passer prendre des nouvelles du reste du groupe, il s’agit aussi de l’endroit où on va améliorer notre arbre de compétences. Nous y reviendrons un peu plus tard.
Le premier point que je désire aborder est celui du Passage. Alors que nos parties sur Returnal pouvaient durer entre 10 minutes et plusieurs heures, ce n’est plus nécessairement le cas dans Saros. En fait, une fois qu’un biome est terminé, nous avons toujours le choix de retourner au Passage pour dépenser les ressources trouvées et mettre fin à la partie si on le désire. Ce qui est nettement mieux et se marie bien avec le genre qu’est un roguelite, c’est-à-dire des parties relativement courtes. On se retrouve donc avec des parties qui vont durer entre 30 à 45 minutes en moyenne, beaucoup plus respectables en termes de durée.
Maintenant, nous allons revenir à ce que j’ai mentionné un peu plus tôt, soit l’arbre de compétences. Cet aspect n’était pas présent dans le jeu précédent de Housemarque. Comment cela est-il intégré ? Grâce à la fameuse ressource recherchée par Soltari, on pourra dépenser ce que nous avons amassé pour améliorer nos caractéristiques. Par contre, comme le jeu ne désire pas que l’on progresse trop rapidement, il y aura des barrières à l’entrée à l’intérieur de l’arbre. Vous allez remarquer qu’il s’agit d’un choix logique de la part des développeurs. Les ressources amassées afin d’être plus fort prendront plusieurs parties pour débloquer le maximum d’éléments. Mais heureusement, le jeu est juste pour le joueur.

Un bouclier pour tout arrêter (mais pas tout à fait)
Si vous vous souvenez de l’aventure de Selene, elle n’avait à sa disposition que son arme à feu et sa vitesse pour éviter les nombreux projectiles des ennemis. Pour Devraj, c’est très différent. Il a une attaque principale et une secondaire sur l’arme qui l’accompagne, comme c’était le cas pour Selene. Mais on va un peu plus loin en termes d’arsenal et de défense cette fois-ci. À commencer par le bras droit de notre protagoniste. Arjun dispose d’une attaque énergétique que l’on peut utiliser pour faire davantage de dégâts à nos ennemis. Grâce au retour haptique de la manette PS5, on peut facilement décider quand utiliser ou non cette attaque puissante. Les munitions sont limitées, mais on peut toujours en obtenir de nouvelles. Et la méthode se cache dans la deuxième particularité de notre soldat.
Avec le bouton R1, un bouclier englobe Arjun et absorbe les balles envoyées dans notre direction. Il va de soi que l’on ne peut pas capter l’ensemble des projectiles : il faut qu’ils soient d’une couleur spécifique. De plus, le bouclier ne dispose pas d’un temps d’utilisation infini. Il faut donc se servir de cette option aux bons moments pour recharger notre arme énergétique, et cela nous évitera aussi les dégâts liés aux projectiles. C’est pourquoi les développeurs, au lieu d’utiliser le terme bien connu de bullet hell, aiment bien parler de bullet ballet lorsqu’il est temps de présenter leur jeu. L’action frénétique ainsi que les choix que l’on doit faire en une fraction de seconde rappellent en effet les mouvements d’un(e) danseur(se) professionnel(le). L’action ne manque pas et chaque geste peut faire une différence.

Mettre un peu plus de piquant dans vos parties
Comme si ce n’était pas déjà assez compliqué de survivre lors d’une partie, voilà que l’on nous jette une nouveauté en pleine figure. Il faudra commencer à jouer avec les paramètres afin de diversifier vos parties. Pensez au Miroir de la Nuit dans Hades ou bien à son équivalent, les cartes Arcane dans Hades 2. Ceux-ci viennent jouer sur les variables et vont rendre votre partie plus ou moins facile, selon votre choix. Mais attention, si vous choisissez des avantages, il faudra également choisir des inconvénients en contrepartie.
Par exemple, si vous décidez que votre arme fait plus de dégâts aux ennemis, il faudra peut-être que vous perdiez plus de ressources lors de votre mort. Ou bien si vous voulez avoir des améliorations plus fortes pour la partie actuelle, il faudra sans doute faire l’impasse sur une ressource en particulier. Bref, il y a plusieurs variables avec lesquelles on peut jouer pour changer notre approche.
Et cela, c’est sans compter l’Éclipse. Cet élément, central à chacune des parties, transforme le parcours et les ennemis. Oui, on ramasse plus de lucénites, mais ce qui se trouve sur notre chemin est plus agressif. Plus souvent qu’autrement, nous n’avons pas le choix d’y faire face, et c’est aussi un facteur important de la narration. Donc, embrassez le chaos, parce que ça ne fait que commencer !

De la science-fiction à l’état pur
Comme nous sommes sur une planète fictive, les développeurs peuvent se donner carte blanche quant à l’univers qu’ils désirent nous partager ainsi qu’aux décors associés. Et honnêtement, ils y ont mis toute la gomme.
La variété entre chacun des biomes est franchement impressionnante. Sans vouloir entrer dans les détails afin de garder les éléments de surprise, on constate que l’on passe par toute une gamme d’univers propres à une planète extraterrestre. Et non seulement on est impressionné par le monde qui se dévoile devant nous, mais il arrive aussi que l’on oublie que des ennemis tentent de nous exterminer et que l’on soit confronté à des obstacles environnementaux que l’on n’avait pas vus initialement. C’est pourquoi les ennemis ne sont pas la seule menace : nos environs le sont également si l’on ne désire pas se retrouver coincé dans un coin.
Et que dire de la musique qui accompagne à merveille notre aventure. Non seulement elle se fait plus discrète lors des moments intenses pour nous laisser toute la concentration nécessaire, mais elle est magnifique dans les moments importants. Les moments qui font monter le niveau d’adrénaline avant une cinématique ou bien qui nous font comprendre que l’on aura affaire à un boss. C’est pour ces moments-là que les musiciens déploient le grand jeu et que l’on peut apprécier les notes. Chapeau !

Verdict de Saros
Si cela n’avait pas été compris jusqu’à maintenant, cela sera dit plus clairement ici : Saros est, jusqu’à ce jour, le meilleur jeu de 2026. On parle d’un jeu qui est beaucoup plus facile d’approche pour les novices du genre. D’un scénario plus étoffé que leur œuvre précédente. De nouveautés qui élèvent le jeu vers les plus hautes stratosphères. Et finalement, d’une durée de vie propre au rythme de chacun (mais tout de même plus que respectable pour les plus expérimentés). Saros vient améliorer et même transformer le genre. Peu peuvent se targuer de cet exploit.

