Test de The Occultist : À la recherche de notre père

Je suis un énorme fan des jeux d’enquête et des jeux d’horreur. Alors, quand un jeu propose les deux, j’ai immédiatement envie de le tester.  The Occultist nous met dans la peau d’un enquêteur du paranormal capable de parler aux fantômes et de voir des choses qu’un mortel ne devrait pas voir.  Mais est-ce que le jeu est bien exécuté ?

Fiche Technique de The Occultist

  • Date de sortie : 8 avril 2026
  • Style : Horreur / aventure / puzzle / infiltration
  • Classement ESRB / PEGI : ESRB M / PEGI 16
  • Développeur : DALOAR
  • Éditeur : Daedalic Entertainment
  • Langue d’exploitation : Français (interface et sous-titres), voix anglaise
  • Plateformes : PC (Steam), Playstation 5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch 2
  • Version testée : PlayStation 5
  • Prix lors du test : 39,00 $ CAD / 29,99 €
  • Site officiel
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

Histoire de The Occultist

Nous incarnons Alan Rebels, un enquêteur du paranormal, qui se rend sur l’île de Godstone afin d’enquêter sur la disparition de son père. Celui-ci a disparu du jour au lendemain sans laisser de traces. Alan décide donc de se rendre sur cette fameuse île, dont son père parlait souvent au fil des années, sans jamais vraiment en révéler les détails.

À peine arrivé sur place, Alan utilise ses compétences et comprend rapidement que l’île cache de nombreux secrets. Des phénomènes étranges se manifestent et il devient évident que des événements horribles s’y sont produits.

Au fil de son exploration, il découvre des indices, des traces du passé ainsi que des entités liées à l’histoire sombre de Godstone. Plus il avance, plus le lien entre ces événements et la disparition de son père semble se préciser.

Fonctionnement global du jeu

Alan n’a aucune arme et ne peut pas se défendre. Son seul outil est son pendule mystique, qui lui confère quatre pouvoirs, débloqués progressivement.

Le pouvoir principal permet de voir des éléments d’une autre époque, comme la position originale d’objets ou des traces de sang qui ont été nettoyées.

Par la suite, on débloque la possibilité de reculer ou d’avancer le temps sur certains objets. Cela permet, par exemple, de réparer un objet brisé, de remettre un corps décomposé dans son état initial ou encore de modifier l’heure d’une horloge.

On apprend également à contrôler des corbeaux afin de récupérer des objets hors d’atteinte.

Finalement, on apprend à contrôler des hordes de rats pour accéder à des zones infestées sans se faire attaquer.

De nombreux puzzles

Tout au long du jeu, on trouve de nombreux objets ainsi que beaucoup d’informations, qui sont automatiquement inscrites dans un journal. C’est très utile, car plusieurs énigmes demandent de trouver le nom d’un fantôme pour lever un sort ou encore de reproduire certains symboles.

Ce qui est un peu drôle, c’est qu’Alan ne peut utiliser chaque objet qu’une seule fois. Par exemple, si on trouve une craie et qu’on dessine un symbole, elle disparaît ensuite et on doit en trouver une autre.

Il y a également énormément de cadenas à déverrouiller. Heureusement, leur fonctionnement varie souvent : chiffres, lettres, symboles, etc.

Certaines énigmes sont plus difficiles, mais l’ensemble reste assez accessible. Il ne faut surtout pas oublier d’utiliser le pendule, car il permet souvent de voir les solutions.

Infiltration et horreur

Le gameplay est fortement orienté survival horror, mais sans aucune possibilité de se défendre. L’ambiance est particulièrement bien exécutée, car les jumpscares ne sont pas fréquents, mais arrivent souvent au moment où l’on se sent en sécurité. C’est souvent lors d’un aller-retour dans une zone déjà explorée qu’un événement vient nous surprendre.

Au début, le jeu est surtout abstrait et mystique, avec des fantômes et des esprits. Cependant, l’horreur devient plus concrète à partir de l’hôpital. À partir de ce moment, des ennemis de type stalkers apparaissent régulièrement et tentent de nous tuer. On retrouve aussi des poupées explosives, ainsi que certaines créatures marquantes, comme le monstre dans le cirque ou le géant dans le manoir.

Avec le système de journal, on pourrait s’attendre à ce qu’Alan dessine une carte des zones explorées. Comme certains environnements sont très vastes, il devient parfois difficile de s’orienter.

Plusieurs environnements

Ce que j’ai particulièrement apprécié, ce sont les multiples environnements. On débute dans une petite maison avant de poursuivre vers un hôpital. Selon moi, l’emplacement le plus intéressant est l’orphelinat. L’aventure se poursuit ensuite vers un cirque, un cimetière ainsi qu’un immense manoir.

Chaque lieu est vraiment différent et les décors sont très détaillés. Il n’y a pas de zones vides. Découvrir l’histoire de chaque endroit, ainsi que celle des personnes ayant vécu sur l’île, est particulièrement intéressant.

Rejouabilité et rythme du jeu

The Occultist n’offre pas une grande rejouabilité, comme c’est souvent le cas pour ce type de jeu. Il y a quelques collectibles à trouver, mais comme il n’y a pas de sélection de chapitres, tout élément manqué ne peut pas être récupéré facilement.

L’histoire donne envie de continuer, et j’ai passé une bonne partie du jeu à fouiller chaque recoin avec le pendule afin de trouver le moindre détail. Il y a d’ailleurs beaucoup d’informations supplémentaires qui permettent de mieux comprendre l’histoire, sans être obligatoires.

Certains environnements sont un peu moins intéressants que d’autres, mais le jeu ne devient jamais ennuyant et ne traîne pas en longueur. Il m’a fallu environ 7 heures pour en voir la fin en explorant chaque recoin.

Il s’agit donc d’un jeu relativement court, qui se concentre avant tout sur sa narration.

Côté technique

The Occultist est très beau. Les textures sont détaillées et aucun environnement ne semble vide.  Le jeu est généralement très fluide, avec quelques baisses de performance dans certains environnements plus ouverts ou fortement éclairés, comme le cirque et le manoir.  L’ambiance est très sombre, mais la gestion de l’éclairage avec la lampe torche est bien exécutée. Les reflets ainsi que les zones éclairées sont réalistes.

La bande-son est inégale. L’ambiance sonore, par contre, est vraiment excellente. Les bruits de pas des stalkers, les sons ambiants et les jumpscares sont particulièrement réussis et contribuent fortement à la tension.  J’ai toutefois un gros bémol concernant l’acteur principal. Sa voix est grave et légèrement nasillarde, et les émotions ne correspondent pas toujours à ce qui se passe à l’écran. Le moment le plus marquant reste lorsqu’il se fait pousser par un monstre et qu’il réagit avec un simple petit « ah! », ce qui casse complètement l’immersion.  La musique, quant à elle, passe plus inaperçue, mais elle reste efficace.

Verdict

The Occultist est un bon jeu d’horreur narratif qui mise davantage sur son ambiance et son exploration que sur l’action. Grâce à ses mécaniques originales avec le pendule, ses environnements variés et son histoire intrigante, il réussit à maintenir l’intérêt du début à la fin.

Malgré quelques défauts, comme une rejouabilité limitée, une navigation parfois confuse et un doublage inégal, l’expérience reste solide et immersive. Il s’agit d’un jeu relativement court, mais bien rythmé, qui plaira aux amateurs de survival horror axés sur l’exploration et les énigmes.

Test de The Occultist : À la recherche de notre père
Ambiance sonore et tension très réussies
Histoire intrigante avec beaucoup de lore à découvrir
Puzzles variés et globalement intéressants
Environnements variés et détaillés
Doublage du personnage principal peu convaincant
Certains éléments de gameplay peuvent devenir répétitifs
Quelques baisses de performance dans certaines zones
7