Konami tente une nouvelle fois de rattraper son retard sur la série FIFA avec sa franchise Pro Evolution Soccer (PES). L’édition 2017 est maintenant disponible sur PC, PS4, Xbox One, PS3 et Xbox 360 et propose quelques nouveautés à ce mettre sous la dent. Ces nouveautés sont-elles suffisantes afin de conseiller l’achat du jeu ? Est-ce que PES 2017 triomphera devant FIFA 17 ? L’équipe de Geeks and Com’ vous propose son test complet du jeu sur Xbox One afin de tenter de répondre à l’une ou à l’ensemble de ces questions. C’est parti, donc, pour l’édition annuelle de la franchise Pro Evolution Soccer !

Fiche technique

  • Date de sortie : 15 septembre 2016 
  • Style : Jeu de sport
  • Classement ESRB/PEGI: ESRB E / PEGI 3
  • Développeur : Konami
  • Éditeur : Konami
  • Langue d’exploitation : Français et Anglais
  • Disponible sur PC, PS4, Xbox One, Xbox 360 et PS3
  • Évalué sur Xbox One
  • Prix lors du test : 79,99$ CA / 39,99 €
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur

David vs Goliath

Le combat entre Konami et EA Sports ressemble beaucoup à celui de David contre Goliath. D’un côté on retrouve l’imposant monstre ayant toujours dominé et de l’autre le petit combattant qui a du courage et souhaite créer la surprise. Depuis près d’une décennie, la franchise FIFA a toujours de l’avance sur la série PES. Cependant, l’édition 2016 du jeu développé par Konami a permis de rattraper beaucoup de retard. Les joueurs avaient, donc, beaucoup d’espoir pour cette édition 2017 et souhaitaient que la compétition devienne de plus en plus serrée entre PES et FIFA afin de toujours proposer du meilleur contenu.

Simulation ou arcade ?

De nombreuses personnes ne savent toujours pas décrire parfaitement le style de jeu que propose la franchise PES. Ce sera sans doute le cas une nouvelle fois cette année avec l’édition 2017. En effet, les développeurs nous proposent de nombreux éléments de simulation avec une physique de balle très réaliste et précise, mais proposent aussi des côtés un peu plus arcade dans la force des frappes et dans le déplacement des joueurs. Il faudra user de beaucoup de patience afin de marquer ou simplement se rendre au filet. Il est conseillé d’augmenter les redoublements de passes ou les changements d’ailes afin de surprendre la défense adverse. Même si cette ambiguïté entre la simulation et l’arcade peut en déranger certains, je dois avouer que de mon côté, je considère que c’est ce qui fait la force de PES 2017. Le titre peut réussir à convaincre n’importe quel type de joueur de venir jouer. Même si tous ces joueurs ne se procureront pas nécessairement le jeu, tous, sans exception, s’amuseront. Je le rappelle souvent, mais c’est l’un des points les plus importants pour une expérience vidéoludique.

Une intelligence artificielle rehaussée

Autre point fort de ce PES 2017 est l’amélioration considérable de l’intelligence artificielle surtout au niveau des gardiens de but. L’année dernière, ces derniers étaient de véritable passoire et il était très difficile de remporter un match sans accorder un seul but. Cette fois-ci, l’intelligence artificielle est beaucoup plus réactive et les arrêts sont spectaculaires. Même s’il reste assez facile de s’inscrire au pointage avec une tête, compter des buts reste un peu plus difficile à réaliser que dans les précédents opus. La tactique choisit aura également son mot à dire, car elle influera le rôle que chacun des joueurs de votre équipe auront. Ces rôles sont importants afin d’avoir un bel esprit d’équipe et utiliser les talents de chacune de vos vedettes.

Peu de nouveautés pour les modes de jeu…

L’une des déceptions, selon moi, du travail de Konami est le peu de nouveautés présentes dans les modes de jeu disponible à l’intérieur de PES 2017. La Ligue des Masters est de nouveau présente et offre une expérience similaire au précédent opus. Quelques options ont été ajoutées afin d’augmenter le côté gestion, mais les habitués ne seront pas déstabilisés. Dans les autres modes, on retrouve My Club, le pendant du mode Ultimate Team du jeu FIFA. Les développeurs ont poussé vers l’avant ce mode de jeu afin de proposer une expérience là complète. Cependant, jusqu’à maintenant, les serveurs ont eu du mal à s’adapter à la popularité du mode My Club et le tout n’était toujours pas optimisé au moment d’écrire ces lignes. Si vous n’aimez pas trop la gestion, il est possible de jouer au mode Vers une Légende qui permet d’incarner et de contrôler un seul joueur. Bien entendu, on retrouve aussi des modes classiques permettant de créer de petits tournois ou simplement de faire une partie avec ses amis.

Un problème de licence

Alors que l’édition 2016 de PES offrait peu de licence officielle à se mettre sous la dent, les joueurs étaient tout de même satisfaits du travail énorme effectué par les développeurs de Konami. Cependant pour PES 2017, la communauté souhaitait avoir un peu plus de licence et de joueurs officiels. Malheureusement, le titre n’atteint pas cet objectif même si le studio a signé des ententes avec le FC Barcelone, Liverpool, Dortmund et aussi obtenu le championnat chilien et argentin. PES 2017 comporte également la Ligue des Champions et la Ligue Europa, un avantage considérable sur son concurrent. L’image du jeu est toutefois ternie avec des noms  et des logos d’équipes modifiés en Premier League ou encore en Liga. On remarque notamment l’absence du championnat américain le plus important, la MLS. Un élément très décevant pour les amateurs nord-américain et qui pourrait nuire aux ventes de PES 2017. J’aurai bien aimé contrôler l’Impact de Montréal.

Conclusion

Il n’y a pas beaucoup d’éléments à mentionner pour ce PES 2017. Même si Konami continue de s’acharner afin d’essayer d’offrir une bataille équivalente à la franchise FIFA, l’édition de cette année n’est pas parfaite. Le manque de licence exploitable et le peu de nouveautés intégré dans les différents modes de jeu ne permettront sans doute pas au titre de vaincre son concurrent cette année. Cependant, le plaisir est toujours bien présent et l’intelligence artificielle de PES 2017 n’a rien à envier à l’opus d’EA Sports. Une nouvelle fois, le moteur graphique utilisé est de bonne qualité et la modélisation des visages et des stades sous licence est excellente.

NOTES
Note d'enthousiasme
8
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Passionné de technologie, de musique, de jeux vidéo, de cinéma et de sports, je suis diplômé en communication. Depuis 2014, j'ai eu l'occasion d'écrire pour de nombreux sites tels que Game-Focus, l'Épée Légendaire et bien évidemment Geeks and Com'. J'ai également animé plusieurs émissions sur le web que ce soit des podcasts et des diffusions en direct notamment sur Gaming Live, l'ancienne Web-Tv de jeuxvideo.com. Je continue d'explorer ma passion pour la vidéo en ayant une chaîne YouTube connue sous le nom d'HypnoticMarc.