La console 3DS s’adresse à la fois aux petits et aux grands ce qui lui permet d’essayer des concepts délirants. Les jeux qui mettent en vedette les Mii sont de bons exemples de ce que Nintendo ose faire. Miitopia ressemble sur certains aspects aux jeux Miitomo et Tomodachi Life puisqu’il utilise pratiquement intégralement des Mii créés par la communauté ainsi que vos propres créations pour construire l’histoire, jouer les rôles de protagonistes et peupler des villes.

Fiche technique

  • Date de sortie : 27 juillet 2017 
  • Style : RPG
  • Classement ESRB / PEGI ESRB E / PEGI 7
  • Développeur : Nintendo EPD
  • Éditeur : Nintendo
  • Langue d’exploitation : Français et Anglais
  • Exclusivité Nintendo 3DS
  • Prix lors du test : 49,99 $ CA / 39,99 €
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur

Un principe délirant

On ouvre le jeu et le tout fait très enfantin. On parle ici de couleurs colorées et d’une mélodie simple, un peu style « midi ». L’histoire en elle-même est de base : l’avatar du mal vole les visages des gens et les mets sur des créatures qui deviennent agressives. Lorsqu’on les vainc, les visages retournent à leur propriétaire. Il faut donc parcourir le monde pour sauver les visages. On peut difficilement demander plus simple.

Par contre, rapidement on voit la « twist » amusante : on crée soi-même les personnages ou on les prend d’une banque de personnages créée par d’autres joueurs. Cela donne les personnages principaux qui sont incarnés par nous et nos proches. Il ne reste qu’à leur attribuer une classe (guerrier, mage, cuisiner, etc.) Vous pouvez créer un visage pour tous les personnages, même au vilain du jeu : l’Avatar du mal. Par exemple, vous pouvez lui mettre le visage d’un politicien reconnu et avoir droit à d’amusant dialogue comme « Partout où il va, il sème le chaos ».

De même, vous pouvez créer les personnages des villes. Dans mon cas, j’ai opté pour les sélections de Mii créé par la communauté et je me suis retrouvé avec des chefs d’œuvres : de Bowser à l’agent Coulsen en passant par un roi Minion. C’était délirant et truffé de références pour les geeks. Pour mon équipe, j’ai choisi de créer des personnages inspirés par mon entourage. Cela donne de belles interactions, comme votre chroniqueur Frédérick qui aime beaucoup trop François Filion-Rouiller.

Un RPG classique et facile

Comme tout bon RPG, nous avons aussi une équipe. L’équipe est composée de quatre personnages de votre choix. Vous choisissez la classe, le sexe et l’apparence. Vous naviguez à travers une carte de la région et choisissez la zone dans laquelle vous allez entrer. C’est très linéaire, vous choisissez parfois une route versus une autre, mais le résultat est pratiquement toujours le même. Durant les déplacements, vous pouvez rencontrer des créatures avec des visages volés et un combat sera initié. Comme pour la navigation, durant les combats vos options sont limitées : vous contrôlez votre personnage uniquement.

La seule option que vous avez pour les autres, c’est de les mettre dans la zone de repos où avec des « salières » vous allez pouvoir leur redonner des points de vie ou des points de magie. Les autres personnages vont se comporter en fonction de leur classe, mais aussi de leur affinité avec les autres personnages. Vous avez donc seulement à contrôler les actions d’un seul personnage et choisir les classes intelligemment (par exemple, éviter d’avoir trois soigneurs). Mais, que voulons-nous dire par affinité ?

Le gameplay hors combat : un simulateur?

Lorsque nous ne sommes pas en combat, nous passons du temps à l’auberge ou sur la route avec des évènements mettant en vedette les personnages. Leurs relations vont s’améliorer en fonction du temps passé ensemble et des réponses que vous donnez. Vous devez donc prendre le temps de gérer des relations entre eux, de parler. En général, c’est très cocasse et vous donnent de beaux moments. À force d’être ensemble, leur amitié augmente et influence les combats. En effet, ils vont parfois vouloir impressionner les autres et frapper plus fort ou même vouloir protéger leurs amis et prendre le coup à la place.

La gestion d’inventaire

Nous avons relevé que la navigation et les combats étaient simples, la gestion d’inventaire l’est tout autant. Pour l’équipement, armes et armures, lorsque vous êtes à l’auberge, les personnages vont vous demander de l’argent pour acheter l’objet de leur choix. En général, c’est une nouvelle armure. Cependant, parfois ils vont revenir avec une banane… parce qu’ils aiment beaucoup les bananes… Par contre, les bananes vont servir de potions de vie, un peu comme les salières durant les combats. Vous n’avez donc pas à gérer ces éléments-là. Pour améliorer les statistiques de vos personnages, c’est en donnant de la nourriture obtenue en vainquant vos ennemis lorsque vous êtes à l’auberge. Cela requiert peu de stratégie et les personnages vont rapidement vous signaler ce qu’ils aiment ou pas.

Un petit plaisir simple de la vie

Ce jeu est une perle d’humour et de simplicité. Vous voulez mettre votre cerveau à « off » et rire un bon coup ? Miitopia est pour vous. Vous voulez initier un ami qui n’a jamais vraiment joué à des jeux vidéo ? C’est aussi une bonne solution. Grâce à son humour qui est adapté en fonction de votre entourage et de vos préférences, ce jeu peut faire à tous, que ce soit des enfants ou des novices au RPG.

Le bémol que je pourrais mettre : je jouais la musique fermée, car celle-ci n’apporte rien. Le jeu est aussi plutôt redondant et ne présente aucun défi. J’ai surtout continué pour voir les blagues que font les personnages (vraiment personnage de Fred, arrête de parler de bananes !) et pour défaire mon politicien-avatar du mal. Miitopia est devenu un petit plaisir coupable lors de mon transport en commun.

NOTES
Note d'enthousiasme
7.5
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Que ce soit en amuse-­gueule ou en plat principal, le Geek en moi dévore chaque petite nouveauté technologique, de Mario ou Kratos, en passant par Sanctuaire et Azeroth. Le jour, vous me trouverez formateur en télécommunication pour une compagnie du Québec, alors que le soir, je vous propose d'être votre humble serviteur de chroniques technologiques.