
Si vous êtes sur Paris, que votre côté geek vous démange et que vous ne savez pas encore ce que vous ferez le 9 février prochain alors je vous propose le lancement de la saison 2 de Geekement Correct par Ravana et son équipe.
Au programme de cette nouvelle émission en public : des interviews (Jean-Louis Constanza d’Orange Vallée, Emmanuel de Goomradio, de nombreux stands (MSI, Goomradio, Spreadshirt, Talentzapping, YouGether, Goojet,…), pleins de trucs geeks et de cadeaux, …
La soirée investira le O’Sullivan by the Mill près du Moulin Rouge dès 19h30 pour l’occasion.
Pour vous inscrire ça se passe ICI, sur le site Geekement Correct, c’est ouvert à tous et c’est gratuit ! Pour plus de détails c’est ICI, dans un post sur le blog de Ravana.
J’espère qu’on aura l’occasion de s’y croiser !

Vendredi soir dernier s’est tenue la deuxième édition du mixblog. Le principe : en un même lieu se retrouvent des blogueurs de tous horizons pour se rencontrer en vrai, échanger et aborder des thèmes du moment. Le slogan choisi par les organisateurs était simple : une rencontre « par les blogueurs pour les blogueurs ». Un événement qui a manifestement séduit puisque 200 personnes étaient attendues à La Cantine (Paris).
C’était l’une des premières rencontres de ce genre que je faisais (il y avait eu l’excellente journée Webdeux.Connect le mois dernier) et c’est vrai que ce n’était pas forcément évident (a priori) d’y aller sans trop connaître de monde. Mais c’est aussi ce qui fait le charme de ces soirées là : faire de nouvelles connaissances et discuter en vrai avec des personnes que l’on peut lire sur le net.
Richard Ying animait deux (petites) tables-rondes auxquelles j’ai pris part avec grand plaisir. Deux thèmes avaient ainsi été retenus pour cette édition :
Les billets sponsorisés
Un débat très vif en présence d’Amaury Leconte de la société Ebuzzing (plateforme de mise en relation des bloggeurs et des annonceurs). Mais, et c’est important de le préciser, la discussion n’était pas de savoir comment monétiser son blog. En effet, il s’agissait bien de débattre de la « polémique » des billets sponsorisés. La discussion s’est ainsi entamée sur la médiatisation dans la presse plus traditionnelle de cette question et du ressenti des blogueurs présents autour de la table (indication ou non de l’article sponsorisé, théorie et pratique des annonceurs,…).
Par la suite, quelques règles juridiques ont été rappelées soulignant l’obligation de mentionner explicitement en début d’article qu’il s’agit d’un billet sponsorisé ainsi que le nom de l’agence qui mène la campagne :
- Code de la consommation (art. L.121-1) « une pratique commerciale est trompeuse si elle est commise (…) lorsqu’elle n’indique pas sa véritable intention commerciale dès lors que celle-ci ne ressort pas déjà du contexte“
- Loi pour la Confiance dans l’économique Numérique (art. 20) : « la publicité sous quelque forme que ce soit (…) doit pouvoir être identifiée comme telle” dès lors qu’elle est “accessible par un service de communication au public en ligne“, internet en l’occurrence.
=> Pour aller plus loin sur le plan juridique ,et notamment sur les risques encourus par les blogueurs et les annonceurs, je vous conseille la lecture de l’article Le publi-rédactionnel ? C’est quoi donc ? sur le blog Decryptages : droit, nouvelles technologies…
De mon point de vue, ce débat était nécessaire pour responsabiliser le blogueur. Mais il est important de ne pas se focaliser uniquement sur celui-ci et sur la fausse rivalité journaliste/blogueur.
En effet, les annonceurs doivent également se responsabiliser et s’organiser. Ainsi, ils pourraient, par exemple, se doter d’un code de bonne conduite (rappel des mentions légales aux marques et aux blogueurs,…) et d’une instance de régulation comme cela existe déjà dans d’autres domaines de la communication.
Les réseaux sociaux et Facebook
Une discussion moins emportée que la précédente. Il est vrai que le thème prêtait moins à polémique que le précédent. Le débat s’est ainsi centré sur la problématique des concurrents à Facebook et de leur positionnement (marchés de niche, réseaux plus professionnels, entrée de Facebook sur le marché par la vie privée…). Enfin, il a également été question des attentes et des usages que l’on a en fonction des types de réseaux sociaux et communautaires utilisés (identité numérique, échanges plus professionnels sur Linkedin,…).
Un grand merci aux organisateurs (Pierre, Richard, Ulrich et Vinzoo) pour cette soirée très conviviale et intéressante.
Peut-être quelques suggestions personnelles pour le prochain rendez-vous : permettre aux petits nouveaux de trouver sa place (indication du blog sur l’étiquette, principe d’un échange aléatoire de carte de visite type Webdeux.Connect) ; mettre un peu plus en avant les débats en les organisant un peu dans leur forme et, pourquoi pas, réaliser un petit compte-rendu (même vidéo) pour ceux qui n’auront pu y prendre part.
Alors à quand la prochaine ?
Photos de cette rencontre : groupe Flickr (re)Mixblog
D’autres avis sur la soirée : ShigaBlog / Damiblog / MissGeekette / Darklg Blog /Richard Ying
Lors des présidentielles françaises de 2007, Internet a pris une place importante dans la campagne électorale et a été intégré dans toutes les stratégies de communication des candidats (avec plus ou moins de réussite). Ainsi, chaque candidat s’est entouré d’une équipe web dédiée, de blogueurs « influents » et a tenté de mobiliser ses internautes-sympathisants. De nombreux sites et blogs ont alors vu le jour et de nombreux contenus interactifs ont été crées.
Aux Etats-Unis, s’il y a bien un homme qui a compris tout le poids d’internet dans la course à l’élection présidentielle, c’est bien Barack Obama et son équipe de campagne. Sa stratégie de disponibilité et de présence permanente est décliné sur Internet à travers son site, les nombreux contenus crées, l’utilisation des outils sociaux,… Ainsi il souhaite occuper sur la toile une place aussi importante que dans les médias traditionnels.
Mais cette stratégie expose particulièrement Barack Obama aux attaques des autres candidats. Depuis quelques semaines d’ailleurs la campagne américaine se durcit et se déplace sur le terrain de la désinformation, des rumeurs,… Internet est particulièrement propice à la création de ces attaques et à leur diffusion sous différentes formes (vidéos virales, spams,…). Ces messages négatifs peuvent toucher immédiatement un nombre important de personnes et « convaincre » les personnes indécises, le tout pour un investissement relativement faible.
Barack Obama et ses équipes ont mis en place un système très intéressant pour prévenir et répondre à ce risque tout en incluant les sympathisants dans ce dispositif. Crée il y a plus d’un mois et demi, le site Fight the Smears (littéralement « combattre les saletés ») a pour objectif simple et direct de rétablir la vérité à chaque fois qu’une « attaque » est identifiée. Ainsi, l’idée est de combattre celle-ci le plus rapidement possible pour canaliser et faire disparaître la rumeur le plus vite possible.

Le site « Fight the Smears » s’organise de la manière suivante :
- Des rumeurs sont mises en ligne au fur et à mesure qu’elles sont détectées par les équipes de campagne de Barack Obama ou par les internautes-militants (une adresse mail est à la disposition du public) ;
- Des réponses argumentées sont postées et sont complétées par des « rich media » comme des vidéos, des enregistrements audio, des scans de documents officiels (et publics),… Tout ce qui peut apparaître utile pour enrayer la rumeur est utilisé et publié ;
- Des mails peuvent être envoyés auprès du carnet d’adresse de l’internaute afin de rétablir la vérité auprès d’un maximum de personne tout en responsabilisant le militant.
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Ce site représente pour moi un maillon important de la stratégie de communication de Barack Obama. S’il demande un investissement plus important qu’il ne laisse penser au premier abord (notamment en terme de temps), il présente de nombreux avantages :
- Occuper le terrain de l’information et des médias : en apparaissant comme pertinent aux yeux de l’opinion et de la presse par des messages clairs, précis et relayés par les sympathisants ;
- Mettre la pression sur le camp adverse : en apportant une réponse argumentée et attirant l’attention sur les médias/personnes qui propagent ces rumeurs ;
- Valoriser les sympathisants/internautes : en intégrant les codes des sites participatifs. Ainsi, ils peuvent se faire écho des rumeurs qui circulent auprès de l’équipe de campagne de Obahama pour qu’elle réagisse mais ils peuvent également transférer les réponses concernant les rumeurs à tout leur carnet d’adresse,… Ainsi, le public est un acteur actif de la campagne de lutte contre les rumeurs et plus largement de la campagne électorale.
- Se montrer le plus réactif : en identifiant les rumeurs au moyen de différents canaux (équipes de campagne, internautes,…).
Ce site est donc un pas de plus dans l’intégration d’Internet dans les stratégies de campagne électorale. Il ne fait aucun doute que ce « concept » sera repris par d’autres hommes politiques ou personnalités voire même des entreprises.
Médiamétrie vient de publier les résultats de l’enquête Média In Life 2008 qui mettent en évidence la « forte croissance » de consommation des médias. Sans surprise Internet, tout comme l’ensemble des loisirs numériques, enregistre une très forte progression. La télévision reste en tête de la consommation des français avec une légère augmentation. La radio observe, pour sa part, un léger recul.
L’étude, conduite en janvier et février 2008 auprès de consommateurs vivant en France et âgés de 13 ans et plus, montre qu’en moyenne 41,6 % des personnes ont eu un contact quotidien avec une activité média ou multimédia, soit 2,4 points de pourcentage de plus qu’en 2006. Cette mesure englobe non seulement les médias traditionnels (presse, radio, TV), mais également les nouveaux médias et les loisirs numériques (Internet, téléphonie mobile, musique, vidéo, jeux vidéos).
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La télévision reste le média le plus consommé
89.2% des français ont un contact quotidien avec la télévision ce qui confirme sa place de média le plus utilisé. A noter que cette consommation est une nouvelle fois en progression (2 points de pourcentage par rapport à 2006).
La consommation de adio, quant à elle, touche 79,2% ce qui constitue une baisse de 0,6 points sur deux ans.
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La montée en puissance des nouveaux médias et loisirs numériques
La plus forte progression est enregistré, sans réelle surprise, par les médias numériques. Ainsi, 41% des français ont eu un contact quotidien avec Internet en 2008 tandis qu’ils n’étaient que 28,1% en 2006. La téléphonie mobile suit la même tendance : alors qu’en 2006 26,7% des français avaient un contact quotidien avec celle-ci, ils sont 43,1% en 2008.
Si les médias traditionnels (télévision, radio et presse) restent majoritaires dans les activités médias des français avec 76,2%, la part des loisirs numériques (téléphone mobile, musique, jeux-vidéo, vidéo) est passée de 11,5% en 2006 à 14,7% en 2008. Internet , quant à lui, représente 9,1% des contacts médias des Français (7,9% en 2006).
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Pour donner une vraie valeur à ce type d’enquête « quantitative », il conviendrait de la mettre en perspective avec une enquête plus « qualitative » sur la confiance accordée à chaque médias, la perception de l’indépendance des médias… (cf. le baromètre La Croix sur la cnfiance des français dans les médias en janvier 2008).