State of Decay est un jeu sorti sur le Xbox Live Arcade en 2013 qui a connu suffisamment de succès pour que ses développeurs, Undead Labs, sorte une remasterisation sur Xbox One deux ans plus tard appelée State of Decay Year One Survival Edition. N’ayant pas joué au jeu de base, je parlerai rapidement des mécaniques de gameplay et de l’histoire mais j’insisterai sur ce qui est le plus important pour une remasterisation, la mise à jour technique et le contenu de la compilation.

Fiche technique

  • Date de sortie : 28 avril 2015
  • Style : Action/Aventure/Survie
  • Classement ESRB / PEGI : M / PEGI 18
  • Développeur : Undead Labs
  • Éditeur : Microsoft Game Studios
  • Langue d’exploitation : Anglais, Français
  • Disponible sur Xbox One et PC
  • Prix lors du test : 29,98$ (Amazon Canada) / 25,98€ (Amazon France)
  • Ce test a été réalisé grâce à une copie digitale Xbox One fournie par l’éditeur

Unique dans le manque d’originalité

Les jeux sur le thème des zombies sont extrêmement populaires de nos jours et il en sort un tous les mois. En revanche, dans la plupart de ces jeux, l’attention est davantage portée sur le combat et l’abattage de ces zombies. State of Decay est certes le énième jeu de zombies auquel nous avons joué mais un des rares à se concentrer sur la recherche de ressources et du maximum de sécurité face à ces créatures qui sont bien plus douées à transformer les humains en monstres qu’à être eux-mêmes des monstres.

State of Decay 3

Un scénario assez classique

State of Decay ne passe pas des heures à vous expliquer le contexte de votre aventure. Votre copain et vous êtes en camping dans la région de Trumbull Valley près de Anywhere aux Etats-Unis lorsque soudainement vous vous faites attaquer par des zombies. Après cette première rencontre, vous tomberez sur un groupe de survivants et commencerez à entreprendre des missions et à explorer les lieux. Ensuite, votre boulot consistera à éliminer les menaces zombies et à s’occuper de l’état psychique de vos camarades. D’ailleurs prendre trop de temps à accomplir une mission pourra fâcher l’un d’entre eux et les tempéraments et l’humeur de chacun affecteront le moral de l’ensemble du groupe. Lorsque celui-ci est bas, les personnes ont tendance à vouloir déguerpir, se suicider ou même dérober des affaires personnelles.

Monde ouvert et gameplay

Vous l’aurez compris, le monde de State of Decay est vaste, très vaste. L’exploration sera essentielle pour trouver des biens que vous stockerez dans des avant-postes qui vous permettront d’augmenter votre périmètre d’influence. Les provisions sont très diversifiées : on trouvera nourriture, munitions, médicaments, biens domestiques et essence. L’essence vous permettra de démarrer les voitures ou de créer des explosifs maison alors que les biens domestiques vous permettront d’ajouter des pièces à votre demeure.

State of Decay 4

Vous ne trouverez que très rarement des zombies en horde de 10 ou 20. Les seules fois où ils se réuniront et pour le peu que vous les ignoriez, ils vont vous chercher et vous pister jusqu’à votre domicile. Alors, autant il est assez simple de se débarrasser de quelques zombies seul avec vos armes à feu ou en se servant d’un véhicule, autant vos camarades de survie auront beaucoup plus de mal à s’en défaire puisqu’ils ne se défendent qu’à l’aide de battes ou de pistolets de base. Ainsi, mieux vaut-il fuir et faire évacuer la base à la place.

Bonne gestion des personnages secondaires

Vous apprendrez à gérer vos camarades qui sont aussi importants que votre stock de nourriture. Et le jeu vous le fera rappeler régulièrement ce qui nous confère un sentiment de protection envers les personnages secondaires auxquels on peut facilement s’attacher et qu’on ne veut surtout pas voir périr. Malheureusement, lorsqu’un individu se sent mal, le jeu vous propose comme solution de prendre l’air avec lui et d’aller tuer quelques zombies. On a connu mieux en terme de thérapie. C’est un des rares jeux de zombies où le moral des personnages fluctue et subit l’atmosphère de ce monde post-apocalyptique.

Un des points positifs du jeu est le système de choix et des conséquences que ceux-ci ont sur le jeu. En effet, vous pouvez décider d’ignorer l’appel de détresse d’un personnage mais vous risquez de passer à côté d’un précieux camarade d’escouade. Il sera peut-être un ancien médecin ou un ancien cuisinier qui pourra apporter des boosts de stamina et d’endurance aux personnes du groupe. A l’inverse, si vous décidez d’aller le sauver, vous passerez peut-être à côté d’une réserve de munitions importante inaccessible par la suite.

State of Decay 2

Lorsque vous aurez terminé vos missions, vous récolterez des points d’influence, la monnaie du jeu. Vous pourrez aussi en gagner en alimenter les réserves de la communauté. Attention à ne pas stocker un pistolet rare et puissant, vous risquez de ne plus jamais le revoir. Ce côté partage de la communauté est très réaliste dans ses bons et ses mauvais aspects et ça, on aime bien.

Bien sûr, vous pouvez changer de personnage au cours de l’aventure. En effet, lorsque vous incarnez un personnage, il se fatiguera et perdra de l’énergie au cours du jeu et vous ne pourrez plus faire toutes les actions possibles comme grimper, courir. Cette caractéristique est variante selon les personnages. Cela peut être frustrant quand l’on n’arrive pas à trouver un autre personnage à incarner lorsque le sien est épuisé puisque les personnages secondaires ne sont pas fixes, ils se baladent et partent en missions de manière aléatoire.

Superbe bande-sonore

Nous tenions à mettre en avant la bande-sonore tout en subtilité. Autant au niveau des bruitages, des grognements de zombies que des mélodies, nous avons absolument adoré la Bande Originale de State of Decay que nous recommandons de télécharger le plus rapidement possible si vous êtes fan d’O.S.T. En revanche, un gros défaut du jeu concernent les séquences de combat qui sont assez rigides et vous demanderont un peu d’habitude avant de maitriser le système de combat.

State of Decay

Voilà ce que l’on peut dire du jeu de départ n’ayant pas joué à la version PC ou Xbox 360 sortie en 2013. Nous allons maintenant essayé de nous concentrer sur les nouveautés et l’aspect technique de cette remasterisation.

Une technique toujours aussi faible

Autant le jeu se joue plutôt bien même si les combats sont un peu rigides de temps à autre, autant le jeu est graphiquement très en retard. Cette version remasterisée améliore la résolution puisque le jeu tourne en 1080p. On peut pardonner certains défauts du fait du monde ouvert. En revanche, on observe à de nombreux moments des chutes de framerate qui apportent du lag à des séquences très banales comme la conduite. Les animations sont toujours aussi catastrophiques, on le voit dans les séquences de combat mais aussi par le fait que les zombies peuvent saigner à travers les murs et les portes par exemple. Heureusement la technique désastreuse ne ruine pas l’expérience de jeu mais on aurait pu attendre mieux d’une remasterisation.

Un contenu gigantesque

State of Decay Year One Survival Edition comprend le jeu de base mais aussi les deux DLC, Breakdown et Lifeline. Breakdown est un mode défi où l’on choisit un personnage et on doit le faire survivre le plus longtemps possible sans mourir. Bien évidemment, la difficulté augmente au cours de la partie. Lifeline est une série de missions supplémentaires qui se concentrent sur l’armée plutôt que les civils. Ce dernier est le plus intéressant des deux puisqu’ils nous proposent de vivre une toute autre expérience avec différents priorités et objectifs que dans la campagne principale. Entre le jeu principal qui peut vous occuper bien plus de 30 heures et les deux DLC qui proposent tous les deux près de 5-6 heures de contenu supplémentaire chacun, on peut applaudir cette quantité de contenu vendue à un prix très raisonnable de nos jours.

Conclusion

Notre verdict sera simple. Si vous êtes intéressé par un jeu de survie à la troisième personne en monde ouvert, foncez, ce jeu est pour vous même si vous devrez subir le manque de travail sur l’aspect technique de cette remasterisation. En revanche, si ce genre de jeu n’est pas votre came ou bien si vous avez déjà joué au jeu de départ, vous pouvez vous permettre d’attendre ou ne pas le prendre du tout.

NOTES
Note
7
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Ingénieur Etudes & Développement sur Paris, la science a bercé ma jeunesse tout comme le sport, les jeux vidéo puis le cinéma, la technologie et tout dernièrement les séries TV. Enfant unique, je me laisse facilement emporter dans les mondes de SF, heroic-fantasy que peuvent fournir ces médias.