Quand j’étais petit, j’étais un grand fan des aventures d’Indiana Jones (et ça n’a pas changé. Non, ne me parlez pas du 4ème film, il n’existe pas). Sa soif de trésors et de reliques m’a d’ailleurs donné ma passion pour l’Histoire. Si je vous parle de ça, ce n’est pas uniquement pour vous raconter ma vie (passionnante au demeurant) mais pour que vous compreniez mieux pourquoi quand on m’a parlé de Warehouse 51, un jeu où on achète des reliques légendaires comme l’Arche d’alliance, la Pierre Philosophale ou le Maleus Maleficarum, je pouvais difficilement résister !

Aujourd’hui, et c’est une nouveauté chez Geeks and Com’, nous avons testé pour vous Warehouse 51, ce petit jeu de plateau créé par Bruno Faidutti, Sergio Halaban et André Zatz, et édité par Funforge. Va t-il égayer vos soirées entre amis où prendra t-il la poussière au fond d’un placard ? Voici donc ce que nous avons pensé !

Fiche technique

Auteurs : André Zatz, Bruno Faidutti, Sergio Halaban
Illustrateur: Rafael Zanchetin
Editeur : FunForge
Date de sortie : Août 2015
Nombre de joueurs : De 3 à 5

Âge : A partir de 8 ans
Durée moyenne d’une partie : 45 minutes

Bonjour, c’est pour acheter le Saint Graal s’il vous plait.

Dans Warehouse 51, nous sommes en 2038, et c’est la merde puisque les États-Unis ont finalement fait faillite. Dans une ultime tentative de renflouer ses caisses, le gouvernement fédéral a décidé de vendre ses trésors les plus secrets (artefact, reliques, etc) aux enchères. Vous incarnez donc un des riches collectionneurs qui cherchent à acquérir ces fameuses reliques !

Warehouse 51 - collectionneurs

Comment on joue ?

Votre objectif, c’est d’avoir la meilleure collection aux cours d’enchères et de gagner le plus de point possible. Le joueur avec le plus de points remporte la partie. 

1. Reliques

Il existe 4 catégories de reliques : Littérature et légendes occidentales (bleu), Mythologies européennes (vert), Proche et Moyen-Orient (jaune), Extrême Orient (rouge)

2. Enchères

Au début de chaque tour, un joueur choisit une carte relique, la retourne et lance un enchère pour décider qui l’ajoutera à sa collection :

  • Enchère ouverte : les joueurs annoncent leur mise, passent, négocient. Celui avec la meilleure enchère gagne la carte et donne le montant à son voisin de gauche.
  • Enchère fermée : les joueurs cachent leur mise et la révèlent tous en même temps. le joueur avec le montant le plus élevé remporte la relique sans surenchère possible.

3. Bénédictions Malédictions

Chaque relique dispose d’une caractéristique spéciale qui va apporter un bonus ou un malus à celui qui la détient.

4. Le préteur sur gage

Si un joueur n’a plus d’argent, il peut donner une relique au prêteur sur gage en échange de 5 lingots. Pour récupérer la relique en fin de partie, le joueur devra payer 10 lingots, sinon la relique sera retirée de sa collection.

5. Les Faux

Certaines reliques seront des contrefaçons et n’auront aucune valeur ! En début de partie, une ou plusieurs carte “Faux”, face cachées, sont placées entre chaque joueur. Ces derniers pourront regarder uniquement les cartes situées à leur droite et à leur gauche. En fin de partie, toutes les cartes “Faux” sont dévoilées et les reliques correspondantes mises hors-jeu.

Comment on gagne à Warehouse 51?

Le jeu se termine quand toutes les reliques ont été vendues. Le joueur qui a le plus de points gagne. On comptabilise les points selon les méthodes suivantes :

  • 5 lingots = 1 point
  • Une série de 4 cartes comportant une carte de chaque collections =  5 points
  • Chaque relique rapporte un nombre de points, indiqués sur la carte. En additionnant ces points, on distingue pour chaque catégorie de relique, quel joueur à la meilleure et la seconde meilleure collection. Ces deux joueurs gagnent des points en fonction de la catégorie de relique et de leur position.

Des illustrations pleines de charmes

C’est la première chose qu’on remarque quand on ouvre la boite et qu’on se répartit les cartes : la qualité des illustrations de Rafael Zanchettin. Les interprétations des objets de légende que nous connaissons sont toujours magnifiquement dessinées et chaque relique possède un véritable charme. Il en va de même pour les collectionneurs qu’on incarne, de sympathiques parodies des riches et puissants de ce monde.

On regrettera cependant le rendu un peu “cheap” des lingots et autres jetons qu’on aurait probablement préféré en plastique pour un rendu un peu plus classe que le carton condensé auquel nous avons droit.

Warehouse 51 - 3

Des mécaniques intéressantes mais parfois redondantes

Une bonne partie d’une session de Warehouse 51 repose sur les enchères entre les joueurs pour acquérir des reliques. S’il est assez amusant de tenter de décrypter le bluff de chaque joueur pour déterminer s’ils veulent vraiment la relique ou s’il peut s’agir d’un faux, il est clair que cette mécanique peut apporter une certaine redondance dans les parties (environ 45 min). Néanmoins d’autres mécaniques plus intéressantes viennent pimenter l’expérience de jeu !

La mécanique qui sort du lot, la véritable bonne idée de Warehouse 51, c’est celle des faux

Les bénédictions / malédictions par exemple vont faire en sorte que certaines reliques donneront de gros avantages tandis que d’autres apporteront des malus conséquents. Certaines reliques feront ainsi l’objet d’enchères très serrées

Mais la mécanique qui sort du lot, la véritable bonne idée de Warehouse 51, c’est celle des faux. Ces derniers font tout le sel d’une partie tout simplement parce que si chaque joueur connaît une partie des reliques qui seront annulées en fin de partie, certaines lui sont dissimulées ! On se retrouve donc dans une situation où, si vous savez que la relique mise aux enchères est fausse, au moins un des joueurs autour de la table ne le sait pas. S’ensuit donc un habile bluff pour faire croire à son adversaire que la relique est importante alors qu’elle n’aura au final aucune valeur et handicapera donc sa collection. Cette incertitude, ce manque d’information, c’est le coeur du jeu. Ce sont les faux qui rendent intéressant toutes les enchères où l’on se méfiera parce que soudainement, plus personne ne veut parier sur une relique : est-elle réellement fausse ou veut-on me le faire croire ?

NOTES
Note d'enthousiasme
7
PARTAGER
Communicant parisien élevé aux Sciences Politiques, je suis avant tout un passionné de jeux vidéo, mais également  un dévoreur de films, de séries, de littérature Science-Fiction, et de culture web. Accessoirement, je suis aussi un transhumaniste à tendance sociopathe, amoureux d'aliens bleues et de sorcières rousses, et fasciné par la simple idée de voir un jour l'humanité coloniser l'espace...