Lors de son annonce au E3 de cette année, mon cœur à chavirer. On en parlait depuis tout de même 2014, mais le fil d’arrivée semblait enfin être visible. Grand amateur de dessins animés tel que Bugs Bunny, Mickey Mouse, Popeye et plusieurs autres, la sortie du jeu Cuphead représentaient quelque chose de magique. Vous savez, avec ce genre de jeu, peu importe ce que les gens vont en dire, vous vous devez de l’essayer par vous-même ? Cuphead fait partie de cette catégorie pour moi. En faisant appel à la nostalgie du temps passé, le tout dans la technologie d’aujourd’hui, est-ce que le studio mandaté par Microsoft, MDHR, allait réussir un tour de force ? Vous le saurez dans le test de Cuphead que voici !

Fiche technique

  • Date de sortie : 29 septembre 2017 
  • Style : Jeu de tir/plateforme
  • Classement ESRB / PEGI ESRB E / PEGI 3
  • Développeur : MDHR
  • Éditeur : Microsoft
  • Langue d’exploitation : Anglais
  • Disponible sur Xbox One et PC
  • Testé sur Xbox One
  • Prix lors du test : 25,99 $ CA / 19,99 €
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur

Bienvenue dans un monde cartoonesque

Avant de s’attaquer au cœur de ce qui constitue Cuphead, il est préférable d’en expliquer son univers. Dans un monde de joie, coloré et merveilleux, vivent deux amis du nom de Cuphead et Mugman. Ces deux inséparables auront la brillante idée de faire un tour au casino du Diable. Comme tout bon joueur qui développe une dépendance, nos deux protagonistes y prennent goût. Ajoutons à cela la chance qui est parmi eux au départ et tout à coup, on se retrouve au service du Diable. C’est donc sous les conseils d’une bouilloire grand-père que nos héros devront rendre visite aux habitants de Inkwell Isle.

Pour vous accompagner durant votre aventure, le studio a également travaillé sur un aspect essentiel des dessins animés : la musique qui l’accompagne. Ici, le jazz est à l’honneur. On remarque l’influence des belles années et on apprécie. On se surprend même à garder la musique en tête après y avoir joué. Vous allez comprendre pourquoi elle reste au cours de votre lecture. Mais je peux vous dire que la musique est vraiment du bonbon !

Visuellement stupéfiant…

Si Cuphead va faire parler de lui pendant les prochaines semaines si ce n’est pas les prochaines années, c’est pour deux raisons. Commençons avec la première. Au premier coup d’œil, on remarque immédiatement l’esthétique visuelle différente des productions d’aujourd’hui. On s’inspire des dessins animés des années 1930, les débuts de ce qui sera grandiose dans le futur. Avec une palette de couleurs variées et un design sans faille, il est difficile de demander mieux au studio. Honnêtement, Cuphead, dans son genre, représente l’apothéose au niveau graphique. En s’attardant sur les détails, on remarque à quel point ils ont travaillé afin que chaque coin de votre écran possède une âme. Il devient même difficile de ne pas s’extasier devant ce qui se trouve sous nos yeux et de se rappeler que nous avons une tâche à accomplir.

…pour un défi enlevant!

La deuxième raison pour laquelle Cuphead fera parler de lui est son niveau de difficulté. Pour vous donner une petite idée, depuis que j’y joue, j’aime bien appeler Cuphead le « Dark Souls des animés ». Ce n’est pas à défaut de vous avoir averti. Le jeu se divise en trois segments qui sont facilement identifiables. Le premier consiste en ce qu’on appelle « run and gun », c’est-à-dire que vous vous déplacez dans le niveau en tirant les ennemis qui se trouvent sur votre chemin. Ici, on fait appel à ce qui se fait depuis des lustres et on ne se complique pas la tâche. Le deuxième genre ressemble au premier, mais cette fois-ci on se déplace en avion, ce qui ajoute un élément vertical au niveau.

Et finalement, le troisième qui fait à lui seul le jeu : les Boss fight. Ici, on doit affronter l’ennemi qui se trouve devant nous et tout simplement en venir à bout. Bien malin est celui qui croit que ce sera fait facilement. Chacun de ses personnages est haut en couleur et difficile à vaincre, à commencer par le tout premier. Ils possèdent tous un modèle répétitif et vous devrez le connaitre afin de passer à la prochaine étape. Cela est loin d’être facile et pour vous donner un petit coup de pouce, lors de défaite, une barre vous indique ou vous étiez rendu dans votre combat. Heureusement, vous avez à votre disposition différents pouvoirs qui pourront vous aider, mais ne croyez pas que cela vous simplifiera la tâche. Pour tout vous dire, chacun des combats m’a pris en moyenne une quinzaine de tentatives avant de voir la lumière au bout du tunnel. Vous êtes avisés.

Par contre, si jamais vous jugez le tout trop difficile, sachez qu’un mode facile est en place pour vous aider. Gros bémol, ce mode ne vous permettra pas d’affronter le boss final et vous ne pourrez pas connaitre le modèle des autres boss. En gros, Cuphead est un jeu qui fonctionne au mérite et pour cela, vous devez jouer comme les développeurs le désirent.

De petits défauts techniques

Malheureusement, Cuphead n’est pas parfait. À commencer par les contrôles. La prise en main est loin d’être complexe, mais la maitrise est loin d’être évidente. C’est que l’on peut faire beaucoup avec notre personnage et il faudra alors être précis dans notre exécution. Sauf qu’il n’est pas toujours facile, avec le stick de gauche, de réaliser ce que l’on voulait faire. J’ai eu quelques frustrations de ce côté et j’ai donc dû me tourner vers le D-pad du bas afin de parvenir à mes fins. Le jeu est également disponible en mode coopératif, vous pourrez donc le faire avec un ami pour votre plus grand plaisir. Mais c’est seulement un coopératif local et on est déçu qu’il n’y ait pas de mode en ligne. Peut-être que cela viendra dans une mise à jour, qui sait ? De plus, lorsque vous jouez à deux personnes, il devient parfois difficile de s’y retrouver tellement il y a d’éléments à l’écran. Le visuel et l’action ne font plus qu’un et on s’y perd. Une chance que tout cela constitue de petits détails que l’on peut rapidement oublier.

Conclusion

Cuphead fait assurément partie de mes surprises pour 2017. Avec un défi très difficile à relever, un souci du détail graphique et une musique entraînante, il a su conquérir mon cœur. Ce n’est pas tout le monde qui y trouvera son compte en raison des éléments mentionnés précédemment, mais il serait dommage de ne pas tenter l’aventure dont on parlera pour encore bien longtemps. Ne serait-ce que pour la nostalgie des dessins animés de l’ancien temps ?

NOTES
Note d'enthousiasme
9
PARTAGER
Planificateur numérique de jour, amateurs de jeux vidéo le soir, j'aime pas mal tous les genres et je peux en parler durant des heures, tant que cela se fait dans le respect. Ce n'est pas parce qu'un jeu est mauvais qu'il l'est pour tous. Sauf E.T. sur Atari. Ça, c'est mauvais.