La série Fire Emblem n’a plus vraiment besoin de présentation. Les puristes ont joué aux nombreux jeux du passé alors que les plus novices reconnaissent la série par quelques joutes dans Super Smash Bros. Ceci étant dit, lorsque Omega Force inclus sa petite touche à l’intérieur, nous avons affaire à un tout autre univers. Débarqué sur Nintendo Switch le 20 octobre dernier, comment s’en sort Fire Emblem Warriors ? Franchement, pas si mal !

Fiche technique

  • Date de sortie : 20 octobre 2017
  • Style : RPG / Hack’N’Slash
  • Classement ESRB / PEGI ESRB T / PEGI 12+
  • Développeur : Omega Force, KOEI Techmo Games et Team Ninja
  • Éditeur : Nintendo
  • Langue d’exploitation : Narration anglophone, sous-titres français
  • Disponible sur Nintendo Switch et 3DS
  • Testé sur Nintendo Switch 
  • Prix lors du test : 79,99 CAD / 49,99 €
  • Version envoyée par l’éditeur
  • Site officiel

Entre un Hack’n’Slash et un RPG

Je me dois de commencer ce texte par ce sujet. Il faut savoir que malgré un univers bien représenté par les personnages de Fire Emblem, Warriors n’a pas vraiment de lien avec la jouabilité de la série. Il faut donc se mettre dans l’ambiance d’un Hack’n’Slash si on veut espérer vaincre les territoires en guerre. Qu’est-ce qu’un Hack’n’Slash ? Imaginez-vous pénétrer dans une vaste terre où une centaine d’ennemis plus ou moins puissants vous sautent dessus et où vous devez vous faire un chemin jusqu’à un objectif qui peut être ennemi ou lieu. Fire Emblem est exactement ce type de jeu.

Le gameplay vient avec une excellente nervosité que vous soyez sur télévision comme sur l’écran de la tablette et les combinaisons d’attaques entre les personnages (qui seront abordés dans les prochains paragraphes) seront un impératif pour le succès des missions.

Vous avez bien lu le titre du segment de l’article, il s’agit bien d’un jeu entre un Hack’n’Slash et un RPG. L’aspect RPG tient principalement du nombre assez élevé de personnages jouables dans la même carte. Bien que ceux-ci puissent attaquer et défendre quand bon leur semble, vous pouvez prendre possession d’eux à n’importe quel moment de la bataille. Il vous sera important de noter les forces et faiblesses de vos personnages afin de bénéficier au maximum des duos de héros en fonction des faiblesses de l’ennemi.

À la Pokémon, les épées seront fortes contre la hache, la hache contre la lance et cette dernière contre l’épée. À vous maintenant de jouer entre les différentes armes de vos personnages, les différentes montures et différents talents pour trouver la meilleure combinaison possible.

Un objectif, deux objectifs, trop d’objectifs?

Afin de vaincre vos plus grands ennemis, il vous faudra tirer avantage de votre position dans le champ de bataille sur les différents niveaux. Une mission principale sera évidemment votre objectif ultime, mais plusieurs missions secondaires apparaîtront tout au long de la bataille pour vous faire gagner différentes potions, pouvoirs ou pièces d’armures ou d’armes à reforger. Plusieurs sous-objectifs aux missions seront aussi divulgués à mesure que vous les débloquer, de quoi vous tenir en haleine bien longtemps si vous êtes le joueur qui aime atteindre le 100 % des jeux.

Pour parvenir à l’atteinte de votre objectif, peu importe la carte, il vous faudra utiliser judicieusement cette dernière en déplaçant vos personnages que vous ne contrôlez pas, un peu comme un bon jeu de société stratégique. En affichant la carte, elle devient cependant très rapidement brouillonne pour tout joueur n’étant pas habitué à ce genre de combat. Entre la mobilité constante des héros et les nombreux objectifs à arriver sur le terrain, il vous sera difficile de naviguer entre terre et carte dans les premières batailles. Ceci dit, nous n’aurions pas dit non à un mode simplifié ou même une gestion plus facile avec la tablette.

De l’action et un bon défi!

Nous vous l’avons dit un peu plus haut, Fire Emblem Warriors redouble d’action constante dans les batailles et cligner des yeux vous fera peut-être rater ce combo incroyable à tout détruire. Si vous décidez d’aller pour le mode Animation dès le début de l’aventure, vous constaterez que les mises-en scène des combos autant en solo qu’en duo sont particulièrement savoureuses à voir.

Les missions sont toutes disponibles à 3 niveaux de difficulté pour ceux à la recherche de défi et vous pourrez dès le début du jeu choisir entre le mode débutant (vos combattants ressuscitent automatiquement sur-le-champ de bataille s’ils meurent) et le mode classique où vous devrez passer par le temple pour leur redonner la vie. Au total, comptez entre dix et quinze heures pour venir à bout de l’histoire principale, un peu plus si vous décidez de faire le mode Chroniques vous permettant de revivre les moments clés des précédents Fire Emblem.

Portable ou télévision?

Je termine toujours mes tests de jeu Switch par un comparatif entre la télévision et le mode tablette considérant les deux possibilités. Il faut d’abord noter que le jeu possède deux modes d’affichage soit :

  • Qualité : Axé sur la qualité visuelle en offrant 1080p et 30 FPS.
  • Performance : Axé sur la stabilité en offrant 720p et 60FPS.

Il va sans dire que l’aspect télévision amène une excellente dimension à ce jeu avec une carte qui devient plus facile à gérer, des combats très prenants et la possibilité de jouer à deux joueurs en écran séparé. Le mode portable offre aussi cette fonction, mais à moins d’avoir des yeux bioniques, il vous sera difficile de bien vous retrouver. La sensation portable en solo est cependant la même que sur la télévision en termes de nervosité. Au final, je dois donc donner avantage au mode télévision plus que le portable !

Conclusion

Finalement, qu’en est-il de Fire Emblem Warriors ? Si le genre Hack’n’Slash vous attire, il va sans dire que le jeu tombera dans votre catalogue rapidement. L’aspect gestion de la carte est très intéressant (sur télévision) et amène une dimension stratégique agréable avec le contexte de la série. Revoir les différents personnages importants et pouvoir les incarner comme bon nous semble est aussi un bel avantage du jeu. Comme ce genre de titre n’est jamais doué pour l’histoire et le scénario, ne vous dirigez pas vers le titre si vous vous attendiez à une mise en contexte fabuleuse. On regrettera aussi la complexité de la carte et les multiples événements à arriver en même temps sur celle-ci. Un bon petit défoulement qui vaut la peine si vous aimez le genre !

NOTES
Note d'appréciation
7
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Que ce soit en amuse-­gueule ou en plat principal, le Geek en moi dévore chaque petite nouveauté technologique, de Mario ou Kratos, en passant par Sanctuaire et Azeroth. Le jour, vous me trouverez formateur en télécommunication pour une compagnie du Québec, alors que le soir, je vous propose d'être votre humble serviteur de chroniques technologiques.