Si je vous informe immédiatement que le premier bébé du studio Montréalais Scavengers Studio est un Battle Royal, vous vous dites sûrement que c’est encore un autre jeu qui essaie de profiter d’une vague. Celle qui s’est intensifiée depuis l’arrivée de PLAYERSUNKNOWN’S BATTLEGROUND (PUBG) ainsi que Fortnite gagne rapidement en popularité. Pourtant, en disant cela à propos de Darwin Project, vous auriez tort.

En dehors de partager le même genre, le titre n’a que très peu à voir avec la formule qu’offrent ces deux titres et je vous explique pourquoi !

Survivre au froid

Si visuellement, le jeu rappelle énormément Fortnite, la façon dont on l’aborde est totalement différente. Tout d’abord, les parties se jouent à 10 joueurs sur une carte séparée en 7 sections.

Dès le départ, avant même de penser à vous armer et à tuer les 9 autres joueurs sur la carte, vous devez penser à survivre face au climat du jeu. Vous devrez donc explorer les différentes sections de la carte afin d’extraire de précieuses ressources comme le bois, le cuir et la plus importante de tout, l’électronique.

Ici, il n’est pas question d’avoir une grosse arme à feu ou des grenades surpuissantes, vous devrez arriver à vaincre vos ennemis grâce à la maîtrise de votre pioche, de votre arc et, très souvent, à l’aide de beaucoup d’astuces !

Le show-manager ou l’art de faire un jeu orienté streaming

Le jeu me fait beaucoup penser aux films de Hunger Games. Ceux qui se rappellent de la scène où Katniss se guérit d’une blessure à l’aide d’un petit baume reçu par un drone verront que dans Darwin Project, ce genre de situation est tout à fait possible !

Le show-manager, représenté sous la forme d’un petit robot volant, a d’immenses pouvoirs sur le champ de bataille. Il peut vous sauver d’une mort in extremis en vous envoyant une dose de chaleur tout comme il peut envoyer une bombe détruire une section entière de la carte. Ce qui rend le tout encore plus intéressant, c’est qu’il peut entrer en contact avec les joueurs, échanger avec eux, leur donner des conseils ou avoir des exigences pour ne pas subir son courroux. Quand on tombe sur quelqu’un qui prend ce rôle à cœur, l’expérience est réellement trippante.

Ce rôle d’omniscience est clairement créé dans l’optique d’être utilisé par des streamers. Vous ne serez donc pas seulement à la merci de la personne qui joue ce rôle, mais aussi des gens qui le regardent et pourront favoriser leurs combattants favoris.

Une chance de survivre

Un des points que j’ai le plus apprécié dans le jeu, c’est l’absence d’arme à feu. Le fait de ne pouvoir combattre qu’à l’aide d’une pioche, d’un arc, de quelques pièges et pouvoirs spéciaux fait en sorte que, à moins d’être très malchanceux, vous auriez une chance de survivre lorsqu’on vous attaque.

Finies les parties qui se terminent brusquement suite au tir, à plus de 500 mètres de votre personnage, d’un tireur embusqué bien caché dans l’herbe. Ici, vous pourrez encaisser quelques flèches, riposter ou tenter de vous enfuir afin de revenir plus fort et vous venger de votre adversaire. C’est un des points que j’ai le plus appréciés dans le jeu. Ça rend le jeu beaucoup moins frustrant et, donc, plus plaisant à vivre et à répéter.

Conclusion

Je ne suis pas un grand amateur de jeu de type Battle Royal et, pourtant, j’ai eu un plaisir fou à découvrir Darwin Project. L’aspect social du jeu est incroyable surtout grâce à la présence du show-manager. Je ne serais vraiment pas surpris de voir des streamers ne jouer qu’exclusivement ce rôle tellement il permet d’interagir avec non seulement les joueurs dans le jeu, mais ceux qui suivent la partie avec le streamer et qui pourront prendre part aux décisions ainsi qu’aux actions possibles dans le jeu.

Mon impression : Vous aimez les jeux de type Battle Royal ? À acheter les yeux fermés.

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Je me considère avant tout comme un passionné de tout ce qui touche l’univers geek et otaku. Développeur web et logiciel de profession, je m’intéresse autant à la conception des jeux qu’aux produits finis. J’affectionne tout particulièrement les MMORPG, mais je demeure un touche-à-tout qui s’intéresse à presque tous les genres.