Dévoilé aujourd’hui lors de la Conférence d’Ubisoft, Assassin’s Creed Odyssey a été présenté aux journalistes à Québec il y a quelques semaines. Geeks and Com’ y était et vous propose aujourd’hui ses impressions sur le prochain titre d’Ubisoft Québec.

            EN VIDÉO : 60 minutes de gameplay sur Assassin’s Creed Odyssey

            À LIRE : Assassin’s Creed Odyssey : les choix des joueurs à l’avant-plan

Nous avons pu essayer pendant plus de cinq heures la démo qui sera présentée sur le plancher de l’E3 cette semaine. On se retrouve donc 15 à 20 h après le début du jeu dans les îles de Delos et Mykonos. Le personnage que j’ai choisi, Alexios, est maintenant au niveau 18 et s’est rangé du côté des Spartiates.

Les îles de Delos et Mykonos ne sont qu’une infime partie de la carte d’Assassin’s Creed Origins. Le jeu final comportera une trentaine de territoires.

Il a été invité par un groupe de rebelles qui a besoin de son aide pour tuer le chef du lieu, Pordarkes. Mais, comme nous l’a expliqué Jonathan Dumont, directeur créatif du jeu, l’affronter dès le début mène presque directement à la mort. Alexios doit donc faire baisser le pouvoir de sa faction en tuant les commandants ou d’autres ennemis, en coulant des bateaux aux couleurs d’Athènes, en brûlant les approvisionnements de guerre et en cassant les réserves d’armes.

Une fois que cela est fait, on peut accéder à la guerre entre les spartiates et les Athéniens, qui consiste en un grand combat à 100 contre 100. On peut décider d’éliminer chaque ennemi un après l’autre, mais pour gagner le combat, on doit simplement affaiblir l’armée ennemie en tuant tour à tour les capitaines, le chef et le héros. Ce combat m’a particulièrement plu et ferait sans aucun doute un excellent mode multijoueur.

L’importance des choix bien présente

Lors de la présentation du titre, les développeurs ont mis l’accent sur l’importance que nos choix auront du début à la fin de l’histoire. Il faut avouer que cette démo a bien confirmé cette réalité.

Tout au long de nos des discussions avec les différents personnages, il était possible de choisir entre plusieurs choix de réponse dont certains, accompagnés d’un petit symbole, impactaient encore plus sur l’histoire. En répondant un enchaînement précis de réponses, il était même possible de créer une relation amoureuse avec un personnage, perdre la confiance d’un autre, et même en pousser un troisième directement au suicide.

Mais les choix ne se limitaient pas seulement qu’aux dialogues. Pendant certaines missions, il était possible de décider si l’on voulait garder un personnage en vie ou le tuer. Ces décisions ont eu un impact majeur sur la fin de la séance de jeu, lors d’une fête organisée pour célébrer les exploits d’Alexios. Les développeurs m’ont expliqué que l’ambiance de la scène peut changer drastiquement en fonction des personnages qui sont morts ou de nos discussions avec eux.

Lors d’une mission, nous avions la possibilité de tuer un commandant ou de le laisser en vie et de l’inviter à nous joindre sur l’Adrestia

Une jouabilité légèrement modifiée

En ce qui a trait à la jouabilité, ceux qui ont joué à Asssassin’s Creed Origins ne seront pas du tout dépaysés par le système de combat d’Odyssey. Le principe reste le même, avec les attaques à l’aide des gâchettes, mais les habiletés viennent ajouter un vent de fraîcheur aux combats parfois répétitifs. En attribuant divers points de compétence, j’ai pu expérimenter le célèbre Sparta kick, de même que l’attaque superpuissante d’Alexios. Ceux-ci permettent de briser beaucoup plus facilement la défensive des adversaires, et de leur infliger de nombreux dégâts.

On notera toutefois l’absence totale de bouclier dans l’arsenal d’Alexios. Le héros possède plutôt un bout de lance en guise de deuxième arme. En appuyant sur une gâchette au bon moment, il va bloquer l’attaque de l’ennemi avec ses armes et le déstabiliser. Alors que j’espérais voir le bouclier dans la version finale du jeu, les développeurs m’ont malheureusement confirmé que ce ne serait pas le cas.

Comme un poisson dans l’eau

Une autre chose qui m’a particulièrement plu est la qualité du monde ouvert et des combats navals. Contrairement à Origins, où les épaves de bateaux étaient près de la côte, c’est tout le contraire dans Odyssey, où l’on doit obligatoirement utiliser l’Adrestia, notre navire, pour s’y rendre.

Il n’y a certes pas beaucoup de changements en comparaison à la jouabilité déjà fort appréciée de Black Flag, mais il semble y avoir quelques améliorations. Les combats sont plus dynamiques, malgré l’absence de nombreuses armes en raison de la période historique, et la mer plus occupée que jamais. J’ai croisé sur mon chemin des dizaines de navires de différentes nations qu’on reconnaissait seulement grâce à leurs voiles. Et comme le jeu n’a pas de « code », il faut porter une grande attention à ces voiles, puisqu’on peut attaquer nos alliés sans le savoir !

Le système de combat lors des batailles navales est assez semblable à ce qu’on retrouvait dans Assassin’s Creed IV Black Flag

Les développeurs ont aussi ajouté une jauge de deuxième vitesse. Elle permet entre autres de briser les navires ennemis en deux ou de s’installer parallèlement à ceux-ci afin de les attaquer de plein fouet avec nos flèches.

Je me suis même surpris à passer plusieurs minutes à nager dans la mer, ce que j’aimais beaucoup moins dans Origins. L’eau est tellement claire qu’on peut facilement en voir le fond et les nombreuses espèces de poissons, de requins ou de dauphins qui s’y promènent. Et ils ne sont pas là que pour des raisons esthétiques. Les dauphins nous suivent lors de nos balades en bateau, alors que les requins peuvent attaquer les ennemis lorsqu’on les pousse à l’eau.

Lors de balades en bateau, il n’est pas rare de croiser des dauphins et des requins qui se promènent à nos côtés.

L’échantillon est assez petit en comparaison au jeu final, qui comportera une trentaine de territoires différents, mais Assassin’s Creed Odyssey semble être un digne successeur à Assassin’s Creed Origins, malgré la petite année qui les sépare. Le titre ne révolutionnera pas la série, mais Ubisoft Québec semble avoir quelques améliorations à ce qu’on retrouvait dans Origins. J’ai d’ailleurs bien aimé les changements apportés à certains détails, notamment les animations faciales et des sauts dans le vide, qui se terminent maintenant par une roulade. Bref, on se dirige vers un excellent jeu et j’ai déjà hâte d’en voir plus!

Assassin’s Creed Odyssey est développé par Ubisoft Québec et sortira le 5 octobre prochain sur PlayStation 4, Xbox One et PC.

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Passionné de jeux vidéo et de sports, j'étudie présentement en Communication publique à l'Université Laval. Je suis aussi journaliste sportif pour le journal Impact Campus.