Un couple vit à Paris avec sa fille qui est atteinte de la maladie de stimberger qui la contraint d’habiter dans une bulle de verre géante. Un jour, une brume venant de sous la terre décime les passants. Ce phénomène parvient à inonder toute la capitale, laissant les habitants coincés aux derniers étages des bâtiments et sur les toits. Ils tentent de survivre malgré le manque de nourriture, d’électricité et d’informations. Le couple tente de tout faire, malgré la brume mortelle, pour sauver sa fille qui est restée dans la brume…

Fiche technique

Dans la brume sera présenté en première Nord-Américaine le jeudi 12 juillet à 18h30 à l’auditorium des diplômés de la SGWU (Théâtre Hall) dans le cadre du Festival international de films Fantasia.

Alors que Mathieu revient du Canada, où il a trouvé un nouveau traitement pour sa fille atteinte d’une maladie grave, un mystérieux brouillard recouvre rapidement Paris à la suite d’un séisme. Toute personne respirant la brume meurt instantanément. Il rejoint rapidement sa fille qui vit dans un caisson hermétique, afin de la couper de la pollution, dans l’appartement de sa mère. Les deux parents sont vite contraints de quitter la jeune Sarah à cause de la brume qui ne cesse de monter et engouffre l’habitat. Ils trouvent refuge quelques étages plus hauts chez un vieux couple. De là, ils doivent trouver un moyen de remplacer les piles du système de filtration de l’air du caisson de leur fille, ainsi qu’une façon de l’emmener en sûreté.

Des scénaristes dans la brume…

Les scénaristes ont malheureusement décidé de réduire les protagonistes du film à de pures imbéciles, avec une constitution d’athlètes. L’un d’eux est capable d’exercer un solide effort physique et d’explorer un appartement inconnu sans respirer pendant près de deux minutes, et ce, sans difficulté. Plus tard, une explosion va totalement faire fondre le côté d’une mallette très importante qu’ils transportent, mais ceux-ci ne s’en rendent compte que beaucoup plus tard. L’un d’eux tombera sur un cadavre avec une traînée de sang de plus de cinq mètres, mais ne pourra s’empêcher de crier afin de voir si quelqu’un est sur les lieux, je vous laisse deviner la suite…

Une réalisation à couper le souffle

Daniel Roby, le réalisateur connu pour Louis Cyr, Funkytown et la fable vampirique La Peau Blanche, offre à Fantasia son director’s cut, avec un montage et une fin différente de la version sortie en France plus tôt cette année. Il tire pleinement avantage du côté fantastique de Dans la Brume et offre des plans magnifiques à la fois des toits de Paris apparaissant comme des îles parmi les rivières de brume, ainsi que les paysages quasi post-apocalyptiques au sol. Les effets visuels sont plus qu’adéquats, par contre dans une certaine scène Mathieu note le niveau de la brume et celle-ci n’est pas du tout au niveau qu’il indique. C’est tout de même un minime défaut à une réalisation à en couper le souffle.

Un distribution solide

Romain Duris, que les spectateurs de Fantasia pourront revoir dans Fleuve Noir, incarne à merveille Mathieu, le père de famille prêt à tout pour sauver sa fille. Il véhicule bien les sentiments ressentis par son personnage.

Anna, la mère de famille, est quant à elle incarnée par la talentueuse Olga Kurylenko qui livre très bien son texte. Elle semble parfois rigide, mais ça ne fait qu’ajouter au personnage.

Fantine Harduin, qui incarne Sarah, la jeune fille en isolement, est malheureusement sous-utilisée dans le film. Sa présence se fait principalement sentir par sa voix qui est projetée par le radio-mobile des parents. J’aurais bien aimé la voir paniquer,prisonnière de son caisson, seule dans la brume.

Michel Robin et Anna Gaylor incarnent le vieux couple chez qui les protagonistes vont se réfugier. Ils livrent tous les deux de touchantes performances.

Malgré la magnifique réalisation et l’excellent jeu des acteurs, la stupidité du scénario m’a fait décroché du film à maintes reprises. Le film mérite tout de même d’être vu sur grand écran, ne serait-ce que pour profiter de ses magnifiques prises de vues.

NOTES
La réalisation
9
Le scénario
5
Le jeu des acteurs
8
Le plaisir durant le visionnement
6
PARTAGER
Je gaspille mon temps devant la télé et les écrans de cinéma, donc autant en parler...