Six ans se sont passés depuis le premier film.

Un jour, le volant de l’arcade de Sugar Rush (celle de Vanellope) est brisé par une adolescente. Le prix étant trop cher pour le propriétaire de l’arcade, Wreck-it Ralph et Vanellope décident de s’aventurer dans le merveilleux monde de l’Internet et d’essayer d’acheter un nouveau contrôler sur eBay pour l’arcade de Vanellope. Réussiront-ils avant que le propriétaire de l’arcade décide de se débarrasser de sa machine?

Fiche technique

  • Titre
    • original : Ralph Breaks the Internet
    • français : Ralph 2.0: À la Conquête du Web
    • québécois : Ralph brise l’Internet
  • Date de sortie : 21 novembre 2018 (Canada) | 23 janvier 2019 (France)
  • Réalisé par : Rich Moore, Phil Johnston
  • Scénario par : Rich Moore, Phil Johnston, Jim Reardon, Pamela Ribon, Josie Trinidad
  • Acteurs : John C. Reilly, Sarah Silverman, Jack McBrayer, Jane Lynch, Gal Gadot, Taraji P. Henson, Bill Hader, Alfred Molina, Alan Tudyk, Ed O’Neill
  • Distributeur : Walt Disney Studios Motion Pictures
  • Genre : Animation, Aventure, Comédie
  • Durée : 112 min
  • Classement : Général
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Langue : Anglais (aussi en Français)

Ceux qui ont aimé le premier film Wreck-it Ralph seront sans doute très heureux de revoir leurs personnages favoris comme Ralph et Vanellope dans Ralph Breaks the Internet. Pour ma part, je trouve que le premier film avait été un peu trop surestimé. Le film était correct, mais sans être exceptionnel. Est-ce que Ralph Breaks the Internet est meilleur ou moins bon?

Je crois qu’il est du même niveau. La recette du premier a été réappliquée avec de nouvelles saveurs et couleurs.

L’internet remplace les jeux vidéo

Je crois que ce qui a surtout charmé les gens avec le premier film, c’est le caméo de tous les personnages de jeux vidéo. Dans ce deuxième volet, ceux-ci sont mis de côté à profil de l’univers de l’Internet. La représentation de cet univers est très intéressante. Néanmoins, on se rend rapidement compte que ce film devient une grosse publicité pour tous les géants de l’Internet comme les Google, Twitter, eBay, Amazon et bien d’autres, sans oublier Disney. Les avatars dans l’Internet sont sans rappeler les Funko Pop, ces figurines aux grosses têtes carrées.

Même si l’univers de Disney (avec toutes ses franchises) se fait rentrer profondément dans la gorge du spectateur, c’est évidemment l’un des meilleurs moments du film avec les princesses de Disney, des personnages de Marvel et de Star Wars. Ralph Breaks the Internet semble être une carte de visite pour montrer tout ce que Disney possède.

Une belle représentation de l’Internet

Puisque Ralph et Vanellope ne connaissent pas ce nouvel univers qu’est Internet, ça donne quelques bonnes scènes avec les pop-ups et les bloqueurs publicitaires. C’est dommage que ceux-ci ne soient pas appliqués sur le film qui regorge et déborde de publicités.

Bien que ce soit une belle représentation, le film montre aussi les mauvais côtés de l’Internet avec ce qui est « trending » sur les réseaux sociaux et bien sûr, les commentaires malicieux. Même le Dark Web a sa place dans le film, mais c’est une version légère et infantile de cet univers sombre et peu connu.

Une histoire avec de bons et de mauvaises idées

En tant que telle, l’histoire n’est pas mauvaise ni excellente. Plusieurs bonnes idées sont dans le film Ralph Breaks the Internet, mais en même temps, l’histoire s’étire pour laisser la place à l’Internet. À mon avis, le film aurait dû plus se concentrer sur la portion « Breaks the Internet » puisque celle-ci est courte dans la durée (sur un film qui dure près de 2 h).

Un des aspects du film que je n’ai pas tellement aimé, c’est tout ce qui touche de près ou de loin au buzz des vidéos YouTube (appelé ici BuzzTube). Bien que ça entre dans l’excellente représentation de l’Internet, ce sont des choses que j’aime moins (cette mode de vouloir être populaire en faisant des niaiseries pour avoir des Like). Le scénario exploite bien le buzz afin de faire avancer l’histoire, mais est-ce que c’est nécessaire?.

Le public cible?

Qui dit un film d’animation, dit un film pour enfant? Dans Ralph Breaks the Internet, je me questionne à savoir qui est réellement le public cible. Pourquoi? Une bonne partie du film se déroule dans le jeu « Slaughter Race ». Déjà le titre ne fait pas très enfant et l’univers est plutôt sombre et terne comparé au reste du film. Il y a aussi un moment où un des personnages chante. Les paroles et le visuel de la chanson s’adressent à public un peu plus vieux [adolescent et plus vieux]. Au moins, ce qui est amusant de cette scène, c’est une blague récurrente qui tourne autour de devoir faire une chanson dans un film de Disney. C’est un beau clin d’œil.

Que dire de l’animation?

Ayant vu le premier film récemment, j’ai pu constater comment l’animation a été améliorée entre les deux films. Celle-ci est beaucoup plus léchée, plus ronde et plus fluide. C’est un pur bonbon pour les yeux!

Ralph Breaks the Internet

En même en essayant de faire abstraction à la publicité, je trouve l’histoire déborde et abuse de contenus publicitaires qui vont des décors aux avatars. Pendant presque deux heures, j’ai eu plus l’impression de voir une grosse infopublicité pour les grandes marques et surtout pour Disney. Ça apporte de bons moments et de bonnes idées comme je le mentionnais plus tôt. Mais en même temps, ça dilue le propos de l’histoire de Ralph Breaks the Internet. Ce film est intéressant à voir, même si ce n’est pas merveilleux ni fantastique comme histoire. Ça reste un divertissement.

Pour votre information, restez jusqu’à la toute fin du générique. Le film contient deux scènes cachées. La seconde m’a fait dire que je ne me suis pas déplacé pour rien. C’est sans doute dans mes scènes favorites du générique, tous films confondus.

NOTES
La réalisation
6
Le scénario et l’histoire
6
Le jeu des acteurs (doublage)
8
L'animation
9
Le plaisir durant le visionnement
6
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Designer UX/UI et amateur de la pop-culture et de la culture asiatique (surtout la Corée du Sud avec sa K-Pop et ses K-Drama et le Japon), je suis l’un des fondateurs du site web la Zone TechnoCulturelle et maintenant, je suis rédacteur en chef de la section Culture Geek du site web Geeks and Com'. Je produis du contenu de tout type sur ce qui me passionne. C’est majoritairement des critiques écrites, mais de temps en temps, j’aime bien faire des vidéos unboxing et des critiques vidéo (Entrer dans la Zone) ou encore des baladodiffusions (Entre les cases de 2013 à 2015).