Trois ans après Persona 4 : Dancing All Night, Atlus revient à la charge avec pas moins de deux autres titres. Entre Persona 3 : Dancing in Moonlight et Persona 5 : Dancing in Starlight, le studio espérait retrouver le succès de l’opus précédent. Vendus en ensemble trois pour un, difficile de demander mieux pour un amateur de la franchise surtout qu’ils mettent en vedettes le même groupe de personnages qu’on a appris à aimer. Encore une fois, on délaisse les combats pour la danse au son des trames sonores respectives des deux jeux. Mais est-ce que l’expérience est suffisamment concluante pour nous amener une deuxième fois sur la piste ?

Fiche Technique

  • Date de sortie : 4 décembre 2018
  • Style : Jeu de rythme avec légère histoire
  • Classement ESRB/PEGI : T / PEGI 12
  • Développeur : P-Studio
  • Éditeur : Atlus / Deep Silver
  • Langue d’exploitation : Offert en anglais ou en japonais
  • Testé sur PlayStation 4 Pro
  • Aussi offert sur PlayStation Vita
  • Prix lors du test : 129,99 $ / 99,99 €
  • Site officiel
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

Au service des fans

Dancing All Night nous avait offert une histoire légère qui avait aidé à accompagner la jouabilité. C’était une manière de nous mettre dans le contexte du titre et celui-ci cadrait bien avec la trame du jeu principal. Cette fois, les choses ont été faites un peu différemment. Dans chaque titre, le groupe est transporté dans la Velvet Room normalement réservée seulement au héros principal. Par contre, elle a été transformée en une immense piste de danse où nous accueille Elizabeth (Persona 3) ou le duo de Caroline et Justine (Persona 5), les gardiennes de l’endroit. Elles nous expliquent qu’il y a une certaine rivalité entre elles et qu’il faut absolument surpasser l’équipe adverse pour gagner. Malheureusement, il semble que tout ça sera temporaire puisqu’elles vont effacer la mémoire de chaque personnage une fois l’aventure terminée. Bref, le jeu prend quelques raccourcis pour faciliter le scénario, mais les amateurs y trouveront leur compte.

Persona 5 Dancing in StarlightD’ailleurs, après l’introduction, on nous plonge directement dans la danse. C’est en complétant différents défis qu’on pourra débloquer de nouvelles interactions entre les personnages. Leurs échanges représentent du fan-service à l’état pur bien qu’elles ne sont pas très poussées. Néanmoins, les personnalités de chacun ont parfaitement été respectées et c’était particulièrement touchant de revenir dans l’univers de Persona 3 qui date d’il y a déjà une dizaine d’années.

Parlant de fan-service, la collection a tout fait pour plaire aux amateurs. Il y a amplement de costumes et d’accessoires pour personnaliser notre danseur à notre goût. En plus, ce n’est pas facile de tout débloquer, donc les fans de la première heure en auront pour leur argent.

Une jouabilité toujours enivrante

Les Rockband et Guitar Hero sont peut-être moins populaires, mais Sega/Atlus ont prouvé que les jeux de rythme avaient toujours leur place. Après Hatsune Miku, les spin-offs de Persona sont les plus intéressants de leur genre à mon avis. La jouabilité est d’ailleurs la même que Dancing All Night.

En effet, les notes à jouer partent du centre et se dirigent aux 6 extrémités possibles de l’écran en suivant une demi-lune de chaque côté. Ainsi à droite on passe de X, cercle à triangle alors qu’à gauche on suit les croix directionnelles : bas, gauche et haut. Elles défilent ainsi assez rapidement en suivant le rythme de la musique. Pour varier le tout, on doit parfois étirer quelques notes ou appuyer sur deux en même temps. Il faut même se servir du joystick pour activer une note optionnelle à l’occasion et maximiser son score. Malheureusement, il n’y a aucune nouveauté vis-à-vis l’opus précédent et c’est un peu dommage, malgré une jouabilité efficace.

Ce qui est particulier avec la série Persona Dancing, c’est qu’il y a beaucoup d’action qui se passe à l’écran pendant que les notes passent. En plus des différents personnages qui dansent, il y a une multitude de couleur et d’effets de lumière qui déferlent rapidement. C’est difficile de garder sa concentration et de ne pas être complètement absorbé par l’image. J’avais souvent de la difficulté à garder ma concentration et c’est justement ce qui rend l’expérience très entraînante.

Persona 5: Dancing in Starlight propose même quelques chansons accompagnées de leur scène du titre principal. Ça ajoute de la vie à notre aventure et on finit par en perdre encore plus facilement notre concentration. Même les remix sont excellents et nous entraînent encore plus dans le rythme des chansons.

Un très bon défi

Or, les deux nouveaux titres de la série se démarquent en nous proposant des niveaux de difficulté très demandant. J’avais réussi à traverser Persona 4 sans trop de souci même au niveau supérieur, mais cette fois c’est autre chose. Les troisièmes et quatrièmes niveaux sont réellement à la hauteur pour ceux qui cherchent à souffrir. De plus, comme les boutons sont un peu plus espacés sur la PS4 que sur la Vita, ça devient plus difficile d’agir rapidement.

Comme si ce n’était pas suffisant, le joueur peut débloquer des modificateurs qui peuvent vous aider ou vous rendre la tâche plus compliquée. C’est aussi ce qui va augmenter ou diminuer votre score final. En plus, un des modificateurs vient accélérer encore davantage les notes. Alors, si la difficulté maximale n’est pas encore suffisante, gageons que ce modificateur va vous faire changer d’idée.

L’autre aspect qui ajoute un défi, c’est que les interactions sociales se débloquent seulement en complètement certains objectifs. Quelques-uns sont aussi simples comme de danser en portant différents accessoires. Alors que d’autres nous forcent à compléter une chanson avec le score « Brillant » ou plus ce qui est assez difficile. On ne peut pas se permettre de manquer une seule note. Je trouve que ce principe pour débloquer les interactions était parfait pour m’encourager à parfaire mes danses. C’est ce qui permet au titre d’avoir une meilleure longévité.

Entrez dans la danse

En conclusion, la compilation Persona Dancing : Endless Night Collection est un très beau cadeau pour les fans de la série. Si vous êtes un amateur de première heure et que vous avez traversé les trois jeux de la franchise, celle-ci vous comblera de nostalgie. Persona 3: Dancing in Moonlight manque un peu de la magie offerte dans les chansons dynamiques de Persona 5 : Dancing in Starlight, mais dans un ensemble ça passe beaucoup mieux. Enfin, avec une jouabilité à la fois facile à prendre en main et difficile à parfaitement maîtriser, cette collection offre bien plus qu’un simple brin de nostalgie. C’est aussi un excellent jeu de rythme comme il s’en fait très peu aujourd’hui.

NOTES
Note d'enthousiasme
8
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Passionné de techno et surtout de jeux vidéo, j’ai un Baccalauréat en Administration des Affaires et j’adore mélanger les jeux vidéo à la finance. Curieux, je joue à presque tous les genres et je suis toujours prêt à essayer de nouvelles expériences vidéoludiques. Il y a toujours quelques nouveautés dans ma ludothèque prêtes à être jouées. Je suis le rédacteur en chef de Geeks & Com' et le responsable de la section Jeux vidéo.