Depuis quelques mois, plusieurs tendances semblent ressortir dans les jeux vidéos contemporains. Le retour vers le rétro, les jeux d’actions et de plateforme ne se jouant qu’à une seule personne ainsi qu’un soin important consacré à l’esthétisme en sont que des exemples. Monster Boy tente de regrouper un peu tous ces éléments dans un ensemble plutôt complet. Est-il en mesure de satisfaire les amateurs des différents genres qu’il tente de combler? Et surtout, qui devrait être le public cible de Monster Boy and the Cursed Kingdom?

Fiche technique

  • Date de sortie : 4 décembre 2018
  • Style : Plateforme
  • Classement ESRB / PEGI E 10+ / PEGI 7
  • Développeur : Game Atelier
  • Éditeur : FDG Entertainment
  • Langue d’exploitation : Disponible en anglais et en français
  • Disponible sur PlayStation 4, Xbox One, PC et testé sur Nintendo Switch
  • Prix lors du test : 49,99 $ CA
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur

Un monde métamorphosé

Dans Monster Boy and the Cursed Kingdom, nous incarnons un jeune homme nommé Jin qui verra sa destiné complètement bouleversée le jour où son oncle Nabu commença à utiliser sa baguette de magique de façon plutôt erratique. En effet, il transformera tout le royaume en différents animaux, incluant ses deux neveux, Jin et Zeke.

Lors de sa métamorphose, Jin se retrouvera pris dans le corps d’un cochon. Après discussion avec le magicien du roi, il se verra confier la mission de retrouver cinq orbes magiques allant permettre de transformer à nouveau la population du royaume en leur apparence d’origine. Les différents orbes se trouvant dispersés un peu partout dans le monde, notre jeune héros traversera plusieurs types d’environnements pour être en mesure d’accomplir sa tâche.

Jin et ses différentes apparences

Lorsque nous prenons en main Monster Boy and the Cursed Kingdom, nous pouvons rapidement penser qu’il s’agit d’un jeu de plateforme plutôt conventionnel où se déplacer de gauche à droite suffira à venir à bout de l’aventure. Toutefois, les mécaniques de jeux sont beaucoup plus complexes qu’elles ne le laissent paraître. En effet, peu de temps après le début du jeu, notre transformation en cochon nous fera perdre l’usage de notre épée et de notre liberté de mouvement. Toutefois, nous sommes toujours en mesure d’utiliser des pouvoirs magiques que nous apprenons tout au long de l’histoire et nous pouvons utiliser notre odorat pour découvrir des éléments cachés.

Avec le temps et notre progression, la découverte d’orbes d’animaux nous permettra de changer d’apparence physique sur demande et ainsi d’utiliser de nouvelles caractéristiques propres à chaque espèce. Par exemple, le serpent est en mesure de grimper sur des surfaces spéciales, se faufiler dans des espaces restreints et lancer du venin. La grenouille, quant à elle, permet à Jin d’utiliser son épée et les autres éléments de son équipement comme son bouclier et ses bottes tout en étant capable de se balancer avec sa langue.

Parlant d’équipement, un des éléments important et intéressant de Monster Boy est qu’il est possible de découvrir ou d’acheter de nouvelles pièces d’équipement et même les faire forger pour les rendre meilleures. Cette progression de l’équipement permet au jeu d’être moins linéaire et pousse le joueur à fouiller un peu plus les différentes zones que nous explorons.

Un esthétisme à couper le souffle

Bien que nous soyons souvent bombardés d’images plus réelles que nature, il n’en demeure pas moins que ce n’est pas parce que nous ne sommes pas en présence d’un jeu réaliste que ce dernier manque d’originalité, de créativité ou même d’un volet artistique de qualité. C’est exactement le cas de Monster Boy and the Cursed Kingdom. En démarrant ce dernier, j’ai tout de suite été frappé par la cinématique de début où nous sommes en présence d’un dessin animé d’une très grande qualité. Tant au niveau de l’animation que des couleurs, cela m’a impressionné tant la qualité visuelle était élevée.

Cet esthétisme se transpose aussi dans le jeu en tant que tel. Il est certain que ce n’est pas un dessin animé comme l’animation d’ouverture, mais nous sommes en présence de dessins faits main interactifs. Nous avons vraiment l’impression d’être dans un jeu d’animation et l’effet est vraiment bien réussi. Les couleurs sont éclatantes, les perspectives et profondeurs permettent aux décors de prendre vie et le tout est animé d’une fluidité impressionnante.

Monster Boy - Graphisme

Un jeu accessible pour tous mais…

À première vue, lorsque l’on regard le visuel de Monster Boy, on serait porté à croire qu’il est orienté vers un public plutôt jeune. Toutefois, bien que tout le monde peut l’apprécier, les jeunes enfants trouveront le niveau de difficulté plutôt élevé. En effet, ce dernier point m’a frappé tant Monster Boy est plus difficile qu’il n’y parait. On ne parle pas ici d’un challenge insurmontable mais, par moments, on peut quand même se frotter à des défis intéressants.

Que ce soit par rapport aux déplacements dans les niveaux, la recherche d’équipement ou même les phases de combat, passer au-travers de Monster Boy and the Cursed Kingdom ne sera pas si facile qu’on le pense. De plus, il faut noter la présence de boss ici et là au cours de notre aventure et, eux aussi, offrent un challenge intéressant demandant souvent à trouver une faille chez notre assaillant.

Monster Boy - Boss

Conclusion

Monster Boy and the Cursed Kingdom est surprenant. Lors de la prise en main du titre, j’étais le premier à me demander où ce nouvel opus de Game Atelier m’amènerait. Finalement, j’ai été agréablement surpris. Il est certain que le visuel y est pour quelque chose; les couleurs vibrantes et l’aspect dessin animé interactif est impressionnant et immersif. De plus, les mécaniques de jeu sont très bien réussies. Que ce soit dans la conception des niveaux mais également dans la résolution de problèmes que Monster Boy tente de faire réaliser aux joueurs, les défis sont réguliers et agréables.

Même si son esthétisme tend à nous faire croire qu’il s’agit d’un jeu pour enfants, son niveau de difficulté ainsi que sa variété de contenu permet à Monster Boy de faire plaisir à un grand éventail de joueurs. Il s’agit d’une belle aventure méritant qu’on s’y attarde et qui saura vous surprendre.

NOTES
Note d'enthousiasme
8.5
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Gamer depuis le moment où il a lancé ses premiers œufs sur Birdo dans Mario bros 2, François partage ses moments libres entre sa PS4, sa guitare et un terrain de soccer.Ses journées normales tournent autour des technologies de l'information où sa profession de géomaticien lui permet d'être geek même dans son milieu de travail.