Plusieurs jeux indépendants que nous avons pu tester au cours des derniers mois tentent d’amener les joueurs dans des endroits souvent peu explorés dans la monde vidéoludique. Creature in the Well entre parfaitement dans cette définition. Les créateurs de chez Flight School tentent avec ce titre de mélanger des styles de jeux vidéo pour nous plonger dans une expérience plutôt unique. Du moins, il est peu probable que des joueurs auraient pu prévoir que nous étions en présence d’un amalgame de pinball et d’un jeu d’exploration de donjon de type hack and slash. Plutôt surprenant au début, l’expérience finale nous aura-t-elle convaincue?

Fiche technique

  • Date de sortie : 6 septembre 2019
  • Style : Action, Aventure, Arcade, Casse-tête
  • Classement ESRB/PEGI : E / 12
  • Développeur : Flight School
  • Éditeur : Flight School
  • Langue d’exploitation : Disponible en français
  • Testé sur Nintendo Switch
  • Aussi offert sur PC et Xbox One
  • Prix lors du test : 18,99 $ / 14,99 €
  • Site officiel
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

Un contexte plutôt qu’une histoire

Lorsque nous commençons Creature in the Well, il est plutôt difficile de savoir quelle est l’histoire et d’où vient notre personnage principal. En fait, nous sommes le dernier robot d’une série appelée BOT-C qui est en fait des unités robotiques équivalentes à des ingénieurs. Créatrices et faisant l’entretien de plusieurs machines, nous apprenons un peu tout au long de l’histoire le destin de cette série de robot.

En fait, on se rend compte assez vite que la montagne où l’usine gérant la ville de Mirage est habitée par une créature qui a probablement fait disparaître tous les BOT-C. Du même coup, en arrêtant complètement le fonctionnement de l’usine, celui de Mirage fut stoppé également. L’unité que nous contrôlons devra remettre le courant dans les différentes parties et machines de la manufacture pour sortir la ville d’une tempête de sable sans fin et sans issue.

Une mécanique de jeu surprenante

Pour arriver à nos fins et permettre à notre BOT-C de remplir son mandat, nous devons passer plusieurs sections de l’usine qui sont en quelques sortes des donjons. On s’y déplace librement en utilisant différentes formes de bâtons ou épées qui servent à frapper des boules d’énergies. Celles-ci sont utilisées pour remettre le courant aux différentes machines de l’usine.

Lorsque l’on frappe les sphères avec nos épées, le parallèle avec le pinball se fait automatiquement. Il faut user de plusieurs stratagèmes pour activer tous les éléments présents dans les donjons et souvent faire des rebonds sur des objets comme on le ferait dans une machine de pinball. Nous devons donc être très précis et souvent très attentifs à tout ce qui se passe devant nous.

Original mais…

Bien que ce mélange des genres soit le bienvenu, je suis quelque peu resté sur ma faim par rapport à l’originalité des donjons. En effet, après une succession de quelques niveaux différents, je me suis rendu compte que fondamentalement, je recommençais sensiblement la même chose continuellement. Bien que les couleurs des donjons changent, ils fonctionnement à peu près tous de la même façon. C’est-à-dire qu’on doit passer de chambre en chambre en essayant de découvrir un chambre secrète nous donnant un nouvel item à notre inventaire et ensuite aller combattre la créature avec la nouvelle technique apprise dans le niveau.

Honnêtement, j’ai trouvé cela répétitif et mon goût pour continuer l’aventure s’amenuisait petit à petit. Il est certain que si l’histoire m’avait accroché, peut-être que cette redondance m’aurait moins dérangé.

D’un point de vue technique

Visuellement, Creature in the Well possède un esthétisme lui étant propre. Flight School a probablement voulu amener une facture visuelle s’approchant d’un futur industriel où les machines ont pris le dessus sur la végétation. Tous les donjons se trouvant dans l’usine possèdent des couleurs quelques peu différentes selon le niveau dans lequel nous nous trouvons. Sinon, si nous sortons de la montagne, les environnements sont désertiques.

Bien que conçu avec le Unreal Engine, Creature in the Well ressemble à une modélisation 3D de dessins insdustriels. Comme précédemment mentionné, dans le contexte, c’est très bien réussi. Toutefois, est-ce par rapport au choix du moteur graphique, j’ai trouvé qu’en mode portable sur la Switch, je perdais beaucoup de textures et de détails visuels.

Au niveau sonore, il est difficile de me prononcer… Encore une fois, l’esthétisme industriel ressort. Donc, à peu près aucune musique autre que des sons métalliques nous plongent dans l’univers. Personnellement, je trouvais qu’il manquait un peu d’enrobage musical pour que je sois en mesure de m’immerger réellement dans l’univers de Creature in the Well.

Conclusion

Creature in the Well est une très bonne idée. Mélanger des genres et des styles qui ne semblent pas s’accorder au premier regard est rafraîchissant. Toutefois, à mon avis, même si les mécaniques de jeu sont très originales, si l’histoire et le contenu ne le sont pas, il est difficile de vouloir plonger à 100% dans l’expérience du jeu. C’est ce sentiment qui m’a habité pendant mon passage dans l’univers de Creature in the Well.

Il ne s’agit pas d’un mauvais jeu loin de là! Toutefois, j’ai l’impression que les mécaniques de jeu ont été trop mises de l’avant au détriment de l’histoire et de l’originalité des niveaux. Les amateurs de jeux de donjons et de casse-tête seront néanmoins ravis par ce jeu qui n’est pas conventionnel du tout.

NOTES
Note d'enthousiasme
7.5
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Gamer depuis le moment où il a lancé ses premiers œufs sur Birdo dans Mario bros 2, François partage ses moments libres entre sa PS4, sa guitare et un terrain de soccer.Ses journées normales tournent autour des technologies de l'information où sa profession de géomaticien lui permet d'être geek même dans son milieu de travail.