Oyez ! Oyez ! Vous êtes convié à la grand-messe de Blasphemous. Soyez prêt à être repentant de vos péchés sinon le plus grand des malheurs vous frappera. À bien y penser, il est déjà trop tard. Notre monde est pourri jusqu’à la moelle et il faut donc purger le mal par le mal. Sauf si vous croyez pouvoir sauver les petits agneaux égarés ? Ou peut-être remettre le monde sur la bonne voie, celle de la foi ? Soyez donc les premiers à découvrir si vous avez ce qu’il faut pour sauver l’humanité de son terrible destin dans Blasphemous !

Fiche Technique

  • Date de sortie : 10 Septembre 2019
  • Style : Plateforme / Action
  • Classement ESRB/PEGI : M17+/PEGI 18
  • Développeur : The Game Kitchen
  • Éditeur : Team17
  • Langue d’exploitation : offert en anglais
  • Testé sur Nintendo Switch
  • Aussi disponible sur : Xbox One, PS4 et PC
  • Prix lors du test : 31,49 $ / 24,99 €
  • Site officiel
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

Absoudre les péchés du monde

Avec un titre comme Blasphemous, il n’est pas surprenant que le jeu parle de religion sans cesse. Mais pas la religion telle qu’on la connait. Vous incarnez celui que l’on appelle le Pénitent, héros qui doit sauver le monde de tous les malheurs qui l’accable. Et pour ce faire, vous allez affronter des hordes d’ennemis variés, mais encore plus de boss aussi affreux que charismatiques.

Là où Blasphemous est intéressant, c’est dans son art de prendre ce qui se fait de mieux sur le marché et d’en faire quelque chose de très bien maitriser. On ne se le cachera pas, les inspirations viennent de partout. Castlevania, avec sa carte ainsi que l’aspect en deux dimensions. Dark Souls avec sa difficulté plus élevée que la majorité des titres sur le marché. Mais malgré toute cette inspiration empruntée, le jeu parvient à tirer son épingle avec sa direction artistique hors pair. Blasphemous est varié dans ses environnements, passant de sombres couleurs et couloirs à une neige grise et lourde. Même chose pour les ennemis qui se trouvent sur notre chemin. Ils sont nombreux et très bien réalisés. Bref, Blasphemous est ce qu’on appelle du pixel art très bien maitrisé. Malgré l’aspect rétro que l’on y retrouve, on sent que le travail est très récent. Bien joué !

Ton âme est pourrie… tout comme moi!

Dans le plus pur des classiques

Il n’y a rien de très complexe dans Blasphemous, du moins en ce qui concerne sa jouabilité. Plus on avance dans l’aventure, plus on améliore notre personnage de plusieurs façons. Que ce soit les attaques variées que l’on améliore avec le temps, notre santé ou bien la « magie » que l’on utilise ou bien les items qui augmentent nos statistiques. Bref, on reste dans ce que l’on a vu maintes et maintes fois. On récupère également des articles qui nous donnent accès à des endroits qui étaient auparavant inaccessibles. Ce qui fait en sorte que l’on revient constamment sur nos pas, ce qui est un brin agaçant, mais tout de même bien maîtrisé par Game Kitchen. La carte est faite pour que ces déplacements soient moins pénibles en créant soit une boucle ou en se téléportant où on le désire. Bref, c’est loin d’être une catastrophe.

Comme je le disais, c’est particulièrement au niveau de la réalisation artistique que le jeu maîtrise son sujet. Particulièrement en ce qui concerne les personnages que l’on rencontre à mon avis. Amis ou ennemis, on voit que de l’amour (ou de la haine) ont été mis sur chacun d’eux, ce qui fait en sorte que l’on a toujours hâte de rencontrer le prochain sur notre route. Même sur les objets que l’on récupère, il y a une attention qui est apportée. Autant esthétique que sur l’histoire de l’objet. Ce qui m’amène sur le point malheureusement négatif du jeu…

Blasphemous
Pénitent devrait mettre un coton ouaté

Tu comprends quelque chose toi?

C’est lorsque l’on parle de l’histoire du jeu que ça se gâte. Ou l’histoire des personnages. Ou celui des objets. On nous parle de façon poétique en permanence et on utilise un dialecte qui n’est tout simplement plus. On en perd notre latin, langue qui est d’ailleurs utilisée souvent dans le jeu. On comprend que l’appréciation du jeu provient principalement de son style, mais il aurait été tout de même agréable d’y comprendre ce qui se passe. À moins que ce soit moi qui ne sois pas rapide, vous aurez toute la misère du monde à comprendre quelque chose. C’est presque comme si on vous parlait dans une autre langue sans arrêt, en espérant que vous allez comprendre éventuellement. Cela donne un genre au jeu, mais de mon côté, cela provoque plus de frustration qu’autre chose. Parce que le reste est très solide.

C’est sombre. Très sombre.

Blasphemous, un autre jeu indé à acheter ?

Blasphemous fait partie de ces jeux qui ne vont pas plaire à tous, loin de là. Difficile, sombre, sujet délicat, il n’en reste pas moins un bon jeu. Malheureusement, la compréhension de ce qui nous entoure reste un grand mystère, ce qui lui enlève beaucoup d’intérêt. Mais le jeu en général mérite que l’on s’y attarde. Soyez sans pitié, le monde a besoin de se faire absoudre ses péchés !

NOTES
note d'enthousiasme
8
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Planificateur numérique de jour, amateurs de jeux vidéo le soir, j'aime pas mal tous les genres et je peux en parler durant des heures, tant que cela se fait dans le respect. Ce n'est pas parce qu'un jeu est mauvais qu'il l'est pour tous. Sauf E.T. sur Atari. Ça, c'est mauvais.