Apple lançait tout récemment son service Apple Arcade offrant un accès à une sélection de jeux exclusif sur iOS et iPadOS. Pour l’occasion, plusieurs compagnies de renom nous ont proposé un nouveau titre disponible sur la plateforme. Du lot, on retrouvait, par exemple, Oceanhorn 2, Exit the Gungeon et Cat Quest II. Cependant, il y a un jeu qui m’a accroché plus que les autres et c’est le tout dernier du studio Toronto Capybara Games intitulé Grindstone. Reconnu pour les excellents Critter Crunch, Super Time Force et Superbrothers : Sword and Sorcery EP, Capy a concocté un petit jeu simple que je ne lâche plus.

Fiche Technique

  • Date de sortie : 19 septembre 2019
  • Style : Casse-tête
  • Développeur : Capybara Games
  • Éditeur : Apple
  • Exclusif à Apple Arcade
  • Testé sur iPad 10.2 po avec iPadOS
  • Abonnement mensuel de 5.99$/mo
  • Site Officiel

Complètement accro

Les jeux de casse-têtes existent en multiples déclinaisons sur mobile et pourtant, Grinstone nous arrive avec une formule rafraîchissante. Les ingrédients sont plutôt simples. Notre héros du nom de Jorj doit grimper une énorme montagne en traversant des tableaux de monstres de couleur. Sur chaque tableau, le but est d’enchaîner les plus longues attaques possible en reliant les ennemis de même couleur. Lorsqu’on réussit à faire une chaîne d’au moins 10, une grindstone apparaît. Celle-ci permet de changer de couleur pendant l’enchaînement pour prolonger le combo.

Simple, mais très stratégique

Or, si l’objectif principal est facile à comprendre, l’exécuter n’est pas toujours facile. Il faut être prudent comme certaines créatures s’enragent et deviennent des menaces. Il faut donc s’assurer de ne pas terminer notre enchaînement près d’une de ces créatures sinon Jorj risque de perdre un point de vie. Ce sont ces éléments mis ensemble qui développent le côté très stratégique de Grindstone.

Grindstone Jorj
Jorj est prêt au combat

Mais en plus, la plupart des tableaux contiennent quelques trésors et des missions secondaires à compléter. D’ailleurs, faire ces quêtes est très important parce que c’est ce qui nous permet d’obtenir des plans pour construire des armes et des items bien utiles. Et, c’est aussi ainsi qu’on trouve les matériaux nécessaires pour les fabriquer. Encore une fois, on a droit à de la variété et il faut faire des choix parce qu’on doit se limiter à une armure et 3 items à la fois.

De mon côté, j’aimais bien la potion qui me permet de me téléporter à l’endroit voulu sur le tableau. Ou encore, il y a le bouclier d’os qui protège et fait dévier les projectiles sur d’autres ennemis. Bref, on peut développer plusieurs stratégies grâce à eux et se sortir de situations bien fâcheuses. Cependant, il y a un coût à chaque utilisation donc il vaut mieux être prudent.

Quand être trop confiant fait mal

C’est là que Grindstone devient une expérience qui teste notre discipline et notre côté un peu avare. Souvent, avec un seul point de vie, j’aimais prendre un peu de risque et me replonger au cœur du niveau pour obtenir ce qui restait à collectionner. Évidemment, ça peut être payant, mais c’est aussi très souvent coûteux et on peut vite se retrouver piégé sans issue. J’avais vraiment un combat intérieur entre le fait de continuer ou d’arrêter presque à chaque fois. C’est ce qui m’a vite appris qu’un surplus de confiance peut parfois jouer de bien vilains tours. Le jeu nous force donc à trouver ce parfait équilibre et nous amène à mieux planifier chacun de nos mouvements.

Puis, un autre élément qui s’ajoute aux forces de Grindstone c’est que malgré sa simplicité, plusieurs ennemis et obstacles différents vont venir changer la dynamique des tableaux. Par exemple, il y a une dangereuse plante dont les lianes vont pousser sans arrêt ou encore une sorte de crapaud qui peut sauter sur notre héros. De plus, les nombreux environnements nous font voir la neige, des marécages empoisonnés et bien plus. Donc, malgré la jouabilité limitée, il y a suffisamment de variété pour nous garder intéresser.

Un excellent jeu

Pour conclure, Grindstone justifie facilement à lui seul au moins un ou deux mois d’abonnement au service. Avec un immense total de 150 tableaux, vous en aurez amplement pour votre argent. Qui plus est, c’est vraiment agréable de jouer à un jeu qui accroche autant sans avoir à dépenser régulièrement en microtransactions pour continuer. Tout est fait dans les règles de l’art, avec une bonne petite musique, un style très coloré et une jouabilité hautement addictive. Bref, si vous n’avez pas encore essayé Apple Arcarde, allez-y et sautez sur Grindstone sans hésiter.

NOTES
Note d'enthousiasme
8.5
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Passionné de techno et surtout de jeux vidéo, j’ai un Baccalauréat en Administration des Affaires et j’adore mélanger les jeux vidéo à la finance. Curieux, je joue à presque tous les genres et je suis toujours prêt à essayer de nouvelles expériences vidéoludiques. Il y a toujours quelques nouveautés dans ma ludothèque prêtes à être jouées. Je suis le rédacteur en chef de Geeks & Com' et le responsable de la section Jeux vidéo.