Sam Barlow nous avait tous surpris il y a quelques années en utilisant la technologie FMV pour son jeu Her Story. Le fait de bâtir une histoire de toute pièce à partir de vrais clips insérés dans un jeu vidéo était difficilement imaginable. Pourtant, le résultat s’est avéré excellent et on avait bien hâte de voir la suite des choses pour Sam. 4 ans plus tard, il nous arrive avec Telling Lies ; un scénario qui pousse encore plus la note. Avec cette fois, 4 personnages principaux et une tonne de clips à découvrir, la table était mise pour un autre thriller mémorable. A-t-il répondu aux attentes ?

Fiche technique de Telling Lies

  • Date de sortie : 28 avril 2020
  • Style : Jeu narratif avec utilisation de FMV
  • Classement ESRB / PEGI : TBD / PEGI 16
  • Développeur : Sam Barlow, Furious Bee
  • Éditeur : Annapurna Interactive
  • Langue d’exploitation : Sous-titré en français avec les voix anglaises
  • Disponible sur PC, iOS, Android, PS4, Xbox One et Nintendo Switch
  • Testé sur Nintendo Switch
  • Prix lors du test : 24,99 $ CA / 16,99 €
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur
  • À noter que l’éditeur n’influence aucunement notre processus d’évaluation

Résoudre le casse-tête d’une vie

Premièrement, je vais juste aller en surface au niveau de l’histoire parce que la découvrir fait partie du plaisir du jeu. Telling Lies débute avec une dame du nom de Karen qui rentre à son appartement et se connecte directement à son ordinateur. Elle y insère un disque dur externe qui contient une base de données renfermant une série de vidéo-clips.

Malheureusement, ceux-ci ne sont pas en ordre et la base de données fonctionne de manière particulière. En effet, elle nous permet de chercher toutes les vidéos qui contiennent le mot qu’on a entré. Par contre, la recherche nous limite à 5 clips à la fois alors on ne peut pas tricher en entrant des mots hyper communs.

Et donc, le grand défi est de réussir à comprendre ce qui s’est passé, malgré la quantité impressionnante de vidéos. C’est d’autant plus difficile que plusieurs scènes sont enregistrées via vidéoconférence et on ne voit donc qu’un des personnages parlés. Faire l’association avec ce qu’on voit et la perspective de l’autre personne n’est pas toujours facile à faire. D’autant plus que tout se déroule sur une période assez longue et qu’il y a plusieurs dizaines de personnages au total. Bref, c’était toujours très satisfaisant de jouer au détective et faire le lien entre deux clips.

Une histoire abracadabrante

Bien sûr, Telling Lies se démarque comme Her Story grâce à son excellente trame narrative. Il y a plusieurs mystères et une tonne de rebondissements qui vous attendent dans l’aventure. De plus, pendant le confinement, c’est une activité amusante à faire avec votre tendre moitié. Ma blonde a été captivée par l’histoire autant que lorsqu’on écoute une bonne série sur Netflix et peut-être même plus. Entre les mensonges et l’aspect voyeurisme du titre, il a tout ce qu’il faut pour plaire à n’importe qui.

D’ailleurs, c’est particulièrement grâce aux acteurs et à l’écriture du scénario qui est crédible et bien réussit. En ce sens, on suit surtout l’acteur Logan Marshall-Green et son personnage va vraiment dans toutes les directions durant l’histoire. Il change d’humeur et exécute différentes émotions ce qui fait en sorte qu’il peut facilement berner le joueur. C’est impressionnant et c’est visiblement exactement ce que les développeurs visaient alors il faut le souligner.

Telling Lies Sarafyan

Mais Logan n’est pas le seul à faire un bon boulot même si c’est surtout lui la vedette de Telling Lies. Alexandra Shipp, Kerry Bishé et Angela Sarafyan font aussi un excellent boulot pour rendre leur personnage très réel. Pour moi, qui suis fan de Westworld, j’ai trouvé ça vraiment impressionnant que Furious Bee soit en mesure d’avoir une actrice de HBO comme Sarafyan dans son jeu. Tout ça pour dire qu’on les aime ces quatre personnages-là et qu’ils sont tout à fait crédibles. Il y a une bonne profondeur à leurs histoires et elles sont bien développées. Selon moi, c’est grâce à eux que les multiples fins nous laissent aussi bouche bée et qu’on embarque entièrement dans le scénario bien qu’il soit découpé.

Du PC aux consoles

En fait, le seul petit truc qui m’a dérangé est dans le passage du PC vers les consoles. Comme l’interface principale du jeu réplique l’écran d’un ordinateur de bureau, déplacer le curseur et taper dans le moteur de recherche étaient beaucoup plus facile sur PC. Après tout, c’est difficile de remplacer une souris et un clavier. Avec le joystick de ma Switch, disons que ça s’est avéré plus complexe. Tout comme le fait de devoir déplacer le curseur sur les lettres pour former les mots à chercher.

Si l’interface est un peu moins évidente, c’est vraiment le seul défaut que j’ai trouvé. Même sur Switch, les vidéos de Telling Lies ressortent très bien et aucun compromis n’est fait au niveau de l’histoire. De plus, les temps de chargement comme pour les recherches sont très raisonnables et je n’ai jamais eu de ralentissement.

Telling Lies Desktop

Verdict sur Telling Lies

Pour conclure, Telling Lies est un autre excellent titre de Sam Barlow qui réduit la ligne séparant les jeux vidéo de la télévision. Tout est possible grâce à un scénario bien écrit qui va en surprendre plusieurs. Sans oublier, évidemment, le très bon jeu des acteurs qui sont énormément crédibles. On s’accroche facilement à cette histoire et on en ressort grandement impressionner. Pour moi, c’est un autre incontournable qui va plaire à ceux qui aiment une bonne histoire pleine de rebondissements.

NOTES
Note d'enthousiasme
9
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Anthony est comme Batman puisqu'il mène une double vie. De jour, c'est un simple banquier, mais le soir et les fins de semaine il se transforme en rédacteur de la section jeux vidéo sur Geeks & Com' où il partage sa passion. On peut dire qu'il aime presque tous les styles, mais il a quand même un petit faible supplémentaire pour les jeux narratifs et les JRPG !