Je ne suis maintenant qu’un vieil homme, mais je me dois de continuer.  J’ai consacré ma vie pour détruire le dragon et je suis si près du but.  Je suis prêt à perdre encore des années à ma vie pour y arriver et rien ne m’arrêtera.

  • Date de sortie : 1er décembre 2020
  • Style : Action-RPG
  • Classement ESRB / PEGI : ESRB T / PEGI 16
  • Développeur : Gunfire Games
  • Éditeur : THQ Nordic
  • Langue d’exploitation : Disponible en français
  • Disponible sur Xbox One, PS4, Switch, Stadia et PC
  • Testé sur Xbox Series X
  • Prix lors du test : 29,99$ CAD / 29,99 €
  • Site officiel
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

Histoire

Dans Chronos: Before the Ashes, nous incarnons un héros anonyme ayant été choisi pour terrasser un dragon dans un monde fantastique menaçant le monde réel.  Nous devons y aller absolument aujourd’hui, car la pierre cristal ne fonctionne qu’une journée par année.  Nous débutons sur les rivages d’une installation étrange et en nous enfonçant au plus profond de celui-ci à l’aide des ascenseurs, nous découvrons que le repère technologique a été placé en confinement et tous les mécanismes sont désactivés.

Après avoir désactivé le confinement et exploré l’installation, nous réussissons à activer une pierre cristal nous permettant d’accéder à un autre monde où habitent plein de créatures fantastiques nommées les Krell.  Âgé de 18 ans et seulement armé de notre bouclier et épée (ou hache), nous partons à l’aventure pour terrasser le dragon.

Chronos est un antépisode au jeu « Remnant : Before the Ashes ».

Un gameplay assez lent

Dès que nous commençons le jeu, nous devons choisir si nous voulons être un homme ou une femme, l’arme de départ (épée ou hache) et la difficulté.  Je dois avouer que le choix de l’arme est assez inutile selon moi, car après moins d’une heure de jeu, j’en avais déjà une plus puissante et je n’utilisais plus l’original.

Le début de Chronos m’a d’ailleurs assez surpris par son manque d’action.  Lorsque nous explorons l’île où se trouve la base secrète, il n’y a aucun adversaire et puisque notre personnage est assez lent, je commençais à avoir hâte qu’il y ait de l’action.  Lorsqu’enfin nous activons la pierre cristal et nous nous téléportons dans le monde fantastique, l’action débute.

Le premier constat est que les combats sont faciles à prendre en main.  Notre personnage peut effectuer une attaque rapide, une attaque forte, une attaque chargée, une esquive ou bloquer l’adversaire avec son bouclier.  Chaque ennemi a ses propres forces et faiblesses.  Il faut donc bloquer et esquiver en examinant les ouvertures que nous offre notre adversaire avant d’attaquer.  J’ai d’ailleurs trouvé aussi mon personnage « lourd ».  Les mouvements sont assez lents et même si nous croyons avoir le temps d’attaquer, il arrive que notre personnage ne soit pas assez rapide.  On s’habitue en jouant par contre.

La mort n’existe pas

Une mécanique vraiment intéressante et bien exploitée dans Chronos, c’est la mort de notre personnage.  Lorsque celui-ci meurt, nous sommes expulsé du monde fantastique.  Puisque la pierre cristal ne s’active qu’une fois par année, le jeu se poursuit un an plus tard.  Nous débutons le jeu à 18 ans, mais pouvons le terminer à 67 ans si nous sommes mort 49 fois par exemple.

D’ailleurs, outre l’apparence physique qui change selon l’âge de notre personnage, ce sont ses aptitudes qui changent également.  Notre personnage comporte 4 aptitudes à gérer : la force, l’agilité, la magie et la vitalité.  Après avoir tué suffisamment de monstres, vous montez de niveau.  À chaque niveau, vous disposez de deux points d’expérience à utiliser.  Au début, pour monter votre force, ça ne coûte qu’un point d’expérience, mais en vieillissant, il vous en coûtera deux.  C’est le contraire de la magie.  Puisqu’avec l’âge vient la sagesse, plus votre personnage est vieux et plus il sera aisé d’optimiser votre magie.

À chaque 10 ans, il est possible de débloquer un trait de personnalité.  Ces traits aident notre personnage à plusieurs niveaux.  Il est possible d’acquérir par exemple deux fois plus d’expérience, d’esquiver plus facilement, etc.

Un labyrinthe ?

Chronos dispose de plusieurs mondes qui sont chacun de vrais labyrinthes.  Il vous faudra explorer pour récupérer des clés ou des objets vous permettant de progresser.  Les énigmes sont intéressantes sans être trop difficiles et cela rappelle beaucoup pour moi le premier jeu Resident Evil avec les multiples clés et emblèmes.

Des pierres cristal sont cachées un peu partout et lorsque vous les activez, il est possible de vous téléporter entre eux.  C’est très utile, car il est possible de trouver un objet dans le troisième monde vous permettant d’avancer dans le premier monde.  C’est utile aussi en cas de décès et si vous jouez en mode héroïque, cela arrivera souvent.  J’ai trouvé par contre les difficultés « facile » et « aventure » trop faciles.  Il y a une grosse marge entre « aventure » et « héroïque ».

En parlant de décès, vous devrez vraiment bien gérer votre vie, car il n’est pas possible de se soigner souvent et facilement.  Vous trouverez des cœurs de dragon qui permettent de vous soigner.  Par contre, il n’est possible d’utiliser un cœur qu’une fois par année.  Si vous avez trois cœurs, vous pouvez vous soigner trois fois.  La seule autre façon de se soigner sera de monter de niveaux ou de… mourir pour laisser passer une année.

Magie et originalité

La magie est très peu utilisée dans Chronos.  Elle ne se manifeste presque seulement que pour donner davantage de dégâts lors d’une esquive parfaite ou d’une attaque chargée.  Son autre utilité est qu’une fois suffisamment utilisée, vous pouvez déclencher un effet précis dépendant de la pierre dont vous êtes équipé (il y en a quatre différentes).  Par exemple, si vous avez la pierre de feu, vous bougerez très rapidement et infligerez des dégâts supplémentaires tandis que la pierre de soleil vous rendra invulnérable pendant un instant.

Au niveau de l’originalité, le miroir est digne de mention.  Selon le code implanté sur celui-ci, vous serez téléporté à l’emplacement où vous avez aperçu le code.  Cependant, si vous voyez le code sur un miroir minuscule dans une bibliothèque, vous arriverez dans la bibliothèque en minuscule.  À l’inverse, si la porte est géante, vous deviendrez géant.  Il s’agit par exemple de la seule façon de vaincre le premier boss, car à votre taille normale, il vous tuera d’un coup.

Parlant des boss, un jeu comme celui-ci ne serait pas complet sans ceux-ci.  Il y en a six en tout incluant le boss final.  Le but du jeu est de tuer les trois gardiens protégeant le dragon avant d’aller l’affronter.  Les deux autres boss vous donneront des items utiles pour continuer.  Chaque boss contient quatre phases indiquées par sa barre de vie.  Ses mouvements et ses attaques changeront à chaque palier et vous devrez être prudent pour assimiler rapidement ses changements.  La difficulté des boss est bien dosée et une fois la bonne stratégie appliquée, il vous sera possible de les vaincre sans trop réessayer.

Au niveau technique

Je dois avouer avoir été malheureusement déçu de ce côté.  Les graphismes sont bien, mais vieillissants.  Ce qui m’a titillé ne réside pas à ce niveau.  Le jeu n’est étrangement pas très fluide même sur un Xbox Series X.  J’ai visionné des vidéos du jeu où celui-ci paraissait plus fluide que cela.    Est-ce une mauvaise optimisation au niveau de la console ?  Je ne pourrais dire.  Cela n’empêche tout de même pas d’apprécier le jeu.

Du côté de la bande-son, rien n’attire particulièrement l’attention.  Il peut s’agir d’un point positif ou d’un point négatif, à vous de juger sur ce point.

Verdict

Chronos : Before the Ashes est un bon jeu, mais qui trahit un moteur de jeu vieillissant.  Le gameplay lent ne plaira pas à tous et en particulier aux fans de jeux comme Dark Souls.  Cependant, les énigmes et l’originalité du titre peuvent compenser ce défaut.  La durée du jeu est assez courte malheureusement et vu le mystère entourant la base secrète, on passe à travers celui-ci très rapidement.

NOTES
Note d'enthousiame
7
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Ancien collaborateur sur plusieurs sites de jeux vidéos et grand ami de Maxime Chartier, c'est celui-ci qui a redonné le goût d'écrire à Jonathan. Grand passionné de succès et de trophées, sa grande passion consiste à explorer les jeux à 100%.