Cette critique est basée sur ce double pilote qui a été diffusé sur ABC. Je vois cette double diffusion comme un seul et même épisode, que je traiterai donc dans sa globalité. ATTENTION L’histoire de Agent Carter étant liée à l’univers de Marvel, cet article contient des spoilers pour ceux qui n’auraient pas vu les films. 

Je ne connais pas le nom de la personne qui a eu l’idée de la série Agent Carter., mais je pense qu’il faudrait lui dire de continuer à nous offrir de bonnes surprises comme celle-ci. Avec les premiers aperçus que nous avions eu au cours des derniers mois, je n’étais pas vraiment emballé par cette sous série de chez Marvel Studios, mais je suis ravi de pouvoir dire que je me suis en partie trompé.

La série Agent Carter se déroule après la fin de la seconde guerre mondiale : les alliés ont gagné la guerre et Crane Rouge a été vaincu, ce qui amène donc notre Peggy Carter a ne plus avoir de travail car son combat contre Hydra est terminé. On se retrouve un an après la fin de la guerre, Carter travaille dans une agence que l’on pourrait qualifier de services secrets et Howard Stark se retrouve accusé d’avoir aidé l’ennemi  en lui vendant des armes. Il se voit pourchassé par l’organisation dans laquelle travaille Peggy Carter mais cette dernière ne le croit pas coupable. Elle fera équipe avec Jarvis, le majordome d’Howard pour découvrir ce qui se passe réellement.

Un pari réussi ?

Malgré certaines maladresses, la série est dans l’ensemble réussie. L’intégration au MCU (Marvel Cinematic Universe) est très bien pensé, en commençant le premier épisode par le plongeon de Captain America, lorsqu’il échange avec Carter ses dernières paroles dans les années 40. Cette scène sert non seulement à rappeler à tous l’origine du personnage de Peggy, mais également à nous expliquer dans quel état d’esprit elle se trouve.

La série ne comportera que huit épisodes, donc autant dire que l’histoire ne se perdra pas en sous scénarios n’apportant rien à l’histoire principale. Le scénario est quelque peu tiré par les cheveux mais vraiment captivant et immersif, grâce à une reproduction fidèle de l’ambiance de l’époque.

Un casting presque en totalité masculin pour faire ressortir le charme de l’Agent Carter

Quelle femme! C’est vraiment ce qui m’est venu en tête après le visionnement de ces deux épisodes. Le personnage incarné par Hayley Atwell ne se laisse pas abattre par l’ambiance machiste de l’époque. Elle fera équipe avec le majordome d’Howard Stark (Dominic Cooper) à savoir Edwin Jarvis (James D’Arcy). Nous retrouvons donc le temps, malheureusement de deux scènes, Howark Stark qui va laisser Jarvis à notre chère Carter. Bien que Jarvis et le J.A.R.V.I.S. de Tony Stark portent le même nom, la ressemblance s’arrête là. Alors qu’Edwin est présenté comme très casanier, n’ose pas sortir après 21 heures et n’est pas vraiment présent pour aider l’Agent Carter., le J.A.R.V.I.S. de Tony Stark est quant à lui disponible à n’importe quelle heure pour n’importe quel travail. Bien entendu, il s’agit d’un robot, mais la différence entre les deux est amusante à relever.

Howard Stark Jeune Agent Carter

En ce qui concerne le reste du casting, nous risquons de nous perdre dans les seconds rôles car ils sont presque tous masculins, ce qui est très certainement fait exprès afin de mettre en valeur Peggy. La mise en avant se fait également de manière visuelle,  avec l’un des premiers plans mettant en scène l’héroïne avec un manteau bleu éclatant au milieu d’une foule d’hommes aux costumes grisonnants. Les acteurs secondaires n’ont pas une filmographie marquante, même si je donnerais  une mention spéciale à l’acteur Ray Wise, qui incarne le président d’une société mais qui m’a rappelé le jeu Alerte Rouge 2 dans lequel il jouait le président des Etats-Unis.

Les années 50 crèvent l’écran !

Esthétique, costumes, dialogues et décors sont mis en valeur afin de nous immerger complètement dans ce MCU des années 50. La patte apportée à l’ambiance de la série est en partie ce qui fait son charme. On apprécie d’autant plus le sens du détail lorsque Carter regarde un film projeté par rétroprojecteur qui est en images d’époques, comme on peut le voir sur l’image d’Howard Stark juste au dessus.

Nous avons donc une reproduction des années 50 mélangée à l’univers de Marvel Studios et cela fonctionne très bien. Une émission radio est même dédiée aux courageuses aventures de Captain America, même si celle-ci ne met pas en valeur notre chère Carter, qui y est décrite comme une femme sans défenses attendant le premier Avengers qui vienne la sauver.

Agent-Carter-Banniere

Certains défauts présents

S’il y a peu de chance que vous soyez déçus de ce double épisode, quelques défauts sont cependant à relever.

Nous sommes dans une Amérique des années 50 où la femme est considérée comme une personne à protéger, faible et qui n’est là que pour apporter le café, mais cette omniprésence du machisme est trop mise en avant, au point que cela en devient pesant. On aurait apprécié une utilisation moindre de ce cliché.

Les accusations au sujet d’Howard Stark sont également un peu grosses, en particulier lorsque l’on a vu Captain America et son implication. On pourrait cependant avoir certaines précisions à ce sujet dans les prochains épisodes.

Agent Carter Organisation Marvel Studios

Un point sur les audiences

Il semble que cette nouvelle série Spin-off de l’univers Marvel Studios n’a pas accroché le public. Le premier épisode n’a attiré que 7.43 millions de spectateurs, ce qui est quand même peu pour un début de série sur ABC. Un million de personnes ont décroché après le premier épisode et le second a donc enregistré un score de 6.3 millions de spectateurs. Il reste donc à espérer que les prochains épisodes ne poursuivront pas ce rythme.

Pour terminer cette critique des deux premiers épisodes, si vous avez apprécié le personnage de Peggy Carter dans Captain America : The First Avengers, vous ne risquez pas d’être déçus. Il s’agit d’une bonne série, et je me surprends même à être déçu qu’il n’y ait pas plus de huit épisodes. Cela aura au moins pour avantage d’empêcher de se perdre en sous-intrigues. Et vous, qu’en avez vous pensé?

NOTES
Note
8.5
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Jeune français autodidacte de la culture geek et de l'E-Sport, mes rêves se trouvent dans une galaxie lointaine, très lointaine. L'écriture me permet de partager mes passions. À mes heures perdues, je lis différents ouvrages qui vont de la science à la philosophie et l'univers comics de chez DC. Actuellement en Master management du tourisme, je désire travailler dans ce domaine.