Une ville dans laquelle vous vous retrouvez, sans aucune raison, sans aucun souvenir qui pourrait vous indiquez le pourquoi de votre présence. Un vieille homme qui désire vous venir en aide. Suivre cet homme mystérieux, se retrouver devant un monstre gigantesque et dangereux. Flash, une jeune demoiselle vient de couper la tête dudit monstre. Le vieil homme s’en retourne, la déception dans les yeux. Bienvenue à Sword City, étranger !

Fiche technique

  • Date de sortie : 26 Avril 2016 (US), 29 Avril 2016 (EU)
  • Style : DRPG
  • Classement ESRB/PEGI : T / PEGI 16
  • Développeur : Experience Inc.
  • Éditeur : NIS America 
  • Langue d’exploitation : Anglais
  • Disponible sur PS Vita, Xbox One
  • Sortie prévue sur PC
  • Évalué sur PS Vita 
  • Prix lors du test : 39,90 € (Amazon France) / 54,95 CDN$ (Amazon Canada)
  • Site officiel

Guerrier, à vos armes!

Étrangement, vous ne vous souvenez pas de la raison de votre présence à Sword City. Tous ce dont vous êtes capable de vous rappelez, c’est qu’il y a eu l’écrasement d’un avion, celui dans lequel vous étiez, et que vous vous retrouvez maintenant sur une terre étrangère. C’est ainsi que Riu, la jeune guerrière qui a sauvé votre peau, vous explique ceci : vous êtes un étranger, et par définition, un étranger à Sword City possède des pouvoirs de combat que nul autre habitant de la ville détient. Peut-être même que vous faites parti de ceux qu’on appelle  »les élus », ceux qui ont un quelque chose de plus que leur partenaire. Votre réalité devient alors celle-ci : vous devez combattre les monstres infâmes qui terrorisent la ville pour le bien de ses habitants. Si la chance vous sourit, il serait possible que vous ayez la chance de trouver un moyen de retourner chez vous, comme le désirent si chèrement tous les étrangers…

Jeu de pouvoir

Vous apprendrez bien vite qu’à Sword City, le pouvoir se disperse entre trois personnes. Il reviendra à vous de choisir votre allégeance et ainsi de donner le contrôle de la ville à la personne de votre choix. De quelle façon ? En amassant un objet unique du nom de  »cristal de sang ». Cet objet sera remis à la personne que vous croyez digne de dominer sur la ville et, dépendamment à qui cet objet rare sera donné, vos pouvoirs uniques ne seront pas les mêmes. Chacun de ces personnages sont très charismatiques et il devient alors très difficile de choisir son camp. D’ailleurs, vous remarquerez que l’ensemble des personnages, que ce soit les alliés ou les ennemis, sont remarquablement attachants et possèdent un historique fort intéressant. C’est d’ailleurs la plus grande force du jeu.

Un DRPG tout ce qu’il y a de plus classique

Si on veut être honnête, Stranger of Sword City ne réinvente aucunement le genre. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, mais il vaut mieux être avisé si on désirait avoir un jeu qui apporte une bouffée d’air frais. Vous devez donc choisir votre équipe selon vos préférences et bien entendu, établir un certain équilibre dans celle-ci.

Il y a donc plusieurs classes et races à votre portée, vous devrez donc faire un choix logique pour venir à bout de votre aventure.

Bien que je mentionne que le jeu n’apporte pas réellement de nouveauté par rapport à ce qui est déjà sur le marché, il y a tout de même un point rafraîchissant : les coeurs de vie. Lors de la création de votre personnage (ou de tout autre), vous devez choisir son âge. Il faudra alors prendre une décision : un âge plus mûr met à votre disposition plus de point de compétence alors que la jeunesse vous octroie plus de coeurs de vie. Son implication : lorsque votre personnage meurt, il perd un coeur de vie. Si celui-ci n’en possède plus, adieu, votre personnage est donc perdu à jamais. Vous devez donc développer une stratégie afin de vous assurez de conserver vos personnages qui sont devenus puissants avec le temps. Pour le reste, comme tout bon jeu de rôle dans un donjon, on se déplace à gauche, à droite, en avant et en arrière comme si on se retrouvait dans un labyrinthe. Rien de très complexe.

Graphisme en mi-teinte, bande sonore sublime

Personnellement, je ne sais pas quoi penser des graphismes du jeu. On trouve un titre agréable à l’oeil lorsque l’on parle des personnages, des monstres et des décors, devant une finition quasi-irréprochable.

Les endroits dans lesquels le jeu se déroule manquent cruellement de différences et de finitions.

Il est vrai que dans ce type de jeu, on ne doit pas s’attendre à beaucoup de variété puisqu’on se retrouve dans des labyrinthes mais un meilleur effort aurait été apprécié. Heureusement, la bande sonore du jeu nous enveloppe complètement et nous permet de réellement s’imprégner dans l’action et de vivre l’aventure à fond. Il est juste dommage de constater que le travail fait par l’équipe de développeurs n’a pas été égal sur l’ensemble du développement de Stranger of Sword City.

Une difficulté mal dosée

C’est maintenant que le bas blesse. La réelle frustration, même si elle n’est pas si énorme que cela, vient de la difficulté du jeu. Pas qu’elle soit insurmontable, mais comme les graphiques, elle est incohérente et apporte son lot de frustration lorsqu’on s’y attend le moins. Par exemple, on peut se retrouver devant un ennemi et mener un combat tout ce qu’il y a de plus simple et rapide. Le combat suivant, malgré le fait qu’il s’agisse d’un ennemi de la même sorte, est corsé et pratiquement impossible puisque l’ennemi est  dix niveaux au-dessus du précédent. Il devient donc essentiel de porter attention aux caractéristiques de l’ennemi avant chaque combat afin d’être sûr de ne pas se faire battre à plate-coutures. Surtout si vous ne désirez pas perdre certains personnages pour lesquels vous avez développé une affection. Donc, si vous n’aimez pas faire ce qu’on appelle du leveling, soit faire des combats pour le simple bénéfice d’augmenter le niveau de force de vos personnages, ce jeu n’est pas fait pour vous. Vous aurez été averti.

Conclusion

Stranger of Sword City est loin d’être parfait. Malgré les aspects que je lui reproche, j’ai tout de même eu du plaisir à parcourir les lieux en raison de la construction des personnages et de la bande sonore enivrante. Il ne fera pas parti de ces jeux qui frappent l’imaginaire mais reste que c’est préférable à ceux qui nous donnent l’impression de nous avoir fait perdre notre temps.

NOTES
Note d'enthousiasme
7
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Planificateur numérique de jour, amateurs de jeux vidéo le soir, j'aime pas mal tous les genres et je peux en parler durant des heures, tant que cela se fait dans le respect. Ce n'est pas parce qu'un jeu est mauvais qu'il l'est pour tous. Sauf E.T. sur Atari. Ça, c'est mauvais.