Il y a de ces titres qui, dès la première annonce, viennent chercher en vous un intérêt certain. Cela peut être en raison d’une qualité visuelle impressionnante, d’une histoire intrigante, de l’équipe de développement mise en place et de plusieurs autres raisons. Lorsque j’ai su que Team Ninja et Koei Tecmo travaillaient sur un jeu intitulé Nioh et que celui-ci emprunterait quelques facettes du jeu Dark Souls, mon attention fut immédiate. Il faut dire qu’ils ne sont pas les seuls à avoir intentionnellement choisi cette voie. Mais est-ce qu’ils seront à la hauteur ? Voici le test de Nioh !

  • Date de sortie : 7 février 2017
  • Style : Action/Jeu de rôle 
  • Développeur : Koei Tecmo
  • Éditeur : Sony Interactive Entertainment
  • Langue d’exploitation : Voix et textes en anglais
  • Exclusivité PlayStation 4
  • Prix lors du test : 69,99 $ CA / 59,99 €
  • Site officiel

De grandes batailles chez les Japonais

Vous incarnez William, guerrier provenant de l’Ouest qui doit se déplacer dans les contrées de l’Est afin de reprendre ce qui lui a été dérobé. Cet homme possède une maîtrise du combat sans égal et rencontrera plusieurs personnages qui lui permettront de devenir une légende vivante. Cela sera nécessaire s’il désire se rendre jusqu’à l’ennemi juré qui a mis sur son passage plusieurs embûches. C’est donc avec une grande rage intérieure que le voyage dans le 16e siècle prend son envol.

L’histoire de Nioh est loin d’être banale. Bien que la prémisse soit simple, elle est fort efficace et prendra de l’ampleur alors que William viendra en aide à plusieurs chefs de guerre, de combattants et autres personnages politiques importants. Il faut dire que la guerre fait rage au Japon : les clans désirent gagner toujours plus de territoires et tout le monde tente par tous les moyens d’améliorer sa position. Si cela n’était pas assez, des forces obscures appelées Yokai prennent naissance dans le pays du Soleil levant et veulent détruire tout sur leur passage. Il y a donc de quoi faire !

Une copie de Dark Souls? Pas du tout!

Comme je l’ai mentionné dès le départ, Nioh emprunte énormément à la très populaire série des Souls. Mais contrairement à une pâle copie, on retrouve plutôt un jeu avec son âme propre, son chemin particulier qui lui était destiné. Si la comparaison semble facile, c’est principalement en raison de sa difficulté ardue et de son système de combat. Ici, pas de place à l’erreur : n’importe quel ennemi peut vous tuer d’un seul coup si vous ne portez pas attention ou si vous décidez d’aller de l’avant trop rapidement. Il faut donc être patient, techniquement prêt pour de longs combats et maîtriser son personnage.

Vous aurez le choix des armes et chacune d’entre elles vous donnera une joie différente. Les fameux katanas, les doubles épées, les lances et plusieurs autres seront de la partie. De plus, des armes de jet tel les arcs et fusils vous aideront à éliminer les méchants qui vous gênes à distance. À vous de choisir votre préférence ou bien d’alterner entre chacune d’entre elles. De toute façon, chacune apporte son lot de plaisir !

Le système de combat de Nioh est à la fois très complexe, mais efficace. Par complexe, c’est la multitude d’actions qui sont possibles à travers William qui demande du temps et de l’énergie. Premièrement, il existe trois positions de combat : la position basse, la posture moyenne ainsi que la haute. Bien que j’ai passé plus de la moitié de mon temps en position moyenne (excellent compromis entre l’attaque et la défense), il ne faut pas négliger les autres qui seront utiles plus d’une fois. La basse permet des attaques rapides, mais qui font peu de dommages alors que la haute fait l’inverse, soit des attaques lentes, mais qui font très mal. Alors que cela pouvait sembler simple au premier abord, on ajoute un élément de difficulté : la maîtrise du Ki.

Le Ki, l’art ultime du samouraï

Il est facile de vulgariser le Ki dans cette aventure : c’est tout simplement l’élément qui décidera de votre survie ou de votre mort. Dans d’autres jeux vidéo similaires, un autre terme est souvent utilisé : l’endurance. Plus vous portez des gestes d’attaque, vous perdez de votre Ki. Plus vous défendez contre les attaques incessantes des ennemis, plus vous perdez de votre Ki. C’est donc essentiel de veiller à ce que sa barre de Ki soit toujours dans une zone confortable et propice à notre prochaine action. Mais la maîtrise du Ki correspond aussi à une synchronisation parfaite. Suite à une attaque, il est possible de récupérer du Ki si la concentration du personnage est faite sans faute. Cet aspect fera la différence lors de plusieurs batailles et ne doit pas être négligé.

Un très grand voyage

Si jamais vous le désirez, Nioh vous offre plusieurs heures de découvertes et de combats. On parle ici d’une moyenne de 30 à 40 heures de jeu selon votre bon vouloir. Parce que Nioh possède plusieurs quêtes annexes qui pourront, vous apportez plusieurs éléments intéressants, mais qui ne sont pas nécessaires. Plusieurs cinématiques à l’apparence léchée vous aideront à mieux comprendre la dynamique qui existe dans ce Japon féodal.

On peut par contre remarquer que le jeu souffre de ses nombreux retards qu’il a eus durant les dernières années. Pensez pour une sortie sur la génération précédente de console, Nioh, sans être affreux, n’arrive pas à la cheville des titres au graphique exceptionnel auquel nous sommes maintenant habitués. Malgré cela, le jeu est la preuve qu’il est préférable de mettre l’accent sur le plaisir plutôt que sur l’aspect technique uniquement. De plus, il existe tellement de niveau avec une apparence propre qu’il est impossible d’adresser un reproche sur ce sujet.

Du butin, encore du butin!

À certains moments, je me demandais si je me trouvais dans un jeu tel League of Legends ou Diablo. Pourquoi cela? Du butin, en veux-tu, en voilà! Bien que l’on peut applaudir les développeurs d’avoir laissé aux joueurs la possibilité de choisir, on se demande s’ils n’ont pas exagéré. Honnêtement, on a l’impression qu’on ne fait que ramasser des objets, des armes et autres articles au fil de l’aventure. Au final, vous aurez tellement de choix, mais vous allez sans doute utiliser le même butin la plupart du temps. On passe notre temps dans le menu, en croyant avoir obtenu quelque chose de valable et finalement, ce n’est pas le cas. On devient donc frustré et on passe notre tour, en regardant peut-être à la fin de notre mission. Et encore, presque la totalité de votre inventaire sera vendue pour de l’argent ou des améliorations! On s’en lasse donc rapidement.

Des boss marquants!

Si je devais choisir ce qui m’a laissé la meilleure impression du titre, je dirais immédiatement les combats finaux. Il en existe plusieurs et ils ont tous leurs particularités qui font en sorte qu’il devient difficile de dire celui que l’on préfère. Alors que la technique fera la différence pour un combat, la rapidité d’exécution pourrait être la clé pour un autre. Le charisme est également au rendez-vous et bien que ce soit des ennemis, on finit par les aimer. Petit reproche : le niveau de difficulté entre le niveau et la bataille finaux est, à quelques occasions, un énorme fossé. Il faut donc refaire ses devoirs, améliorer les statistiques de son personnage avant de revenir plus fort. Mais le jeu en vaut la chandelle.

Conclusion

Alors que l’on croyait peut-être se retrouver devant une pâle copie de la série des Souls de From Software, c’est plutôt une énorme surprise qui fait son apparition. Avec une dynamique efficace, une bonne durée de jeu ainsi que du plaisir garantie, Nioh prend la plus haute marche du podium en ce début d’année. Un jeu qui vaut le détour, peu importe quel type de joueur vous êtes !

NOTES
Note d'enthousiame
9.5
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Planificateur numérique de jour, amateurs de jeux vidéo le soir, j'aime pas mal tous les genres et je peux en parler durant des heures, tant que cela se fait dans le respect. Ce n'est pas parce qu'un jeu est mauvais qu'il l'est pour tous. Sauf E.T. sur Atari. Ça, c'est mauvais.