Dès qu’une suite de NieR fut confirmée, j’ai su que ce titre allait nécessairement m’accrocher. À l’époque, je considérais le premier NieR comme un bon jeu, mais avec plusieurs failles qui auraient pu être assez facilement résolues. Puis, lorsque j’ai entendu l’annonce voulant que l’équipe de PlatinumGames allât se retrouver responsable du développement de la suite, la joie dans mon cœur fut encore plus grande. Voici donc venu le temps de mon test de NieR : Automata.

Fiche technique

  • Date de sortie : 7 mars 2017
  • Style : Action-RPG 
  • Classement ESRB / PEGI ESRB M / PEGI 18
  • Développeur : PlatinumGames
  • Éditeur : Square Enix
  • Langue d’exploitation : Voix anglaises, sous-titres français
  • Disponible sur : Playstation 4, PC 
  • Testé sur Playstation 4
  • Prix lors du test : 79,99 $ CA / 59,99 €
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur

La guerre contre les machines fait rage

Nous sommes sur Terre. Enfin, nous y étions puisque celle-ci est maintenant sous l’emprise de machines de guerre impitoyables qui sont contrôlées par une race extraterrestre. Les humains n’eurent d’autre choix que de trouver refuge sur la Lune entretemps. Bien entendu, il n’est pas question de se laisser faire et c’est pourquoi il était grand temps pour eux de répliquer à cet affront. C’est donc par l’entremise de YoHRa, une organisation de défense humanitaire que notre salut passera. On incarne 2 B, une unité androïde qui combat aux endroits les plus stratégiques de la Terre afin de regagner du terrain. Elle ne sera pas seule : l’unité 9S, aux airs de jeune adolescent curieux, lui tiendra compagnie et lui servira de soutien durant sa bataille.

En ce qui concerne les personnages, on assiste à des dialogues fort intéressants entre les deux, concernant principalement la raison de vivre des androïdes, leurs droits et leurs fondements. Plusieurs éclats de rire, interrogations et moments intenses surviendront entre les deux protagonistes et également avec les différentes rencontres faites durant leur aventure. Ceux-ci deviennent rapidement attachants et on désire en savoir plus sur eux tout du long du périple. On pousse même plus loin sur plusieurs sujets chauds des dernières années ; les droites robotiques, les responsabilités de l’humain, etc. Le choc moral pourrait fort bien vous prendre par surprise.

Un style de jeu nerveux à souhait

NieR : Automata fait partie de ces jeux qui défoulent par son style énergique. Contrairement à de plus en plus de jeux développés ces dernières années, il n’y a pas de barre d’endurance. Ce qui veut dire que vous pouvez attaquer sous tous les angles désirés. Les combos sont imposants, rapides et efficaces. On a l’impression d’être une vraie machine de guerre et d’être excessivement fort malgré la fragilité physique du personnage. Mais ce n’est pas tout. À travers notre aventure, il y aura des phases de tir qui prendront place dans un vaisseau, un peu à la Space Invaders. Il faut ajouter à cela un autre aspect : les angles de caméra. Ceux-ci sont très bien pensés et il arrive que l’on passe d’une phase en trois dimensions à une phase en deux dimensions. Le tout est bien implémenté et amène une variante fort intéressante dans le style de jeu.

Un chef-d’oeuvre auditif

Personnellement, ce qui m’a permis de réellement vivre l’expérience à son maximum, c’est la trame sonore. L’œuvre de Keiichi Okabe est époustouflante et nous apporte dans un autre univers. Franchement, la musique est sans faille et offre une variation intéressante selon l’endroit ou la situation. Il ne faut tout de même pas oublier les voix d’Emi Evans, Nami Nakagawa et J’Nique Nicole qui s’intègre parfaitement aux notes de l’artiste. Ces chanteuses ont le pouvoir de vous faire passer d’un sentiment de bonheur à une peur bleue en une fraction de seconde. En fin de compte, ce n’est pas moins de 36 morceaux qui berceront vos oreilles et mettront de la joie dans vos cœurs.

Un niveau de graphisme…décevant?

Il va de soi que les grosses productions d’aujourd’hui misent sur une qualité graphique exceptionnelle. Malheureusement, si on devait faire un seul et unique reproche à NieR : Automata, c’est sur cet aspect. Ce n’est pas que le jeu n’est pas beau. Il existe tout de même une variété de paysages qui rendent le jeu visuellement attrayant. Mais à plus d’une occasion, on a l’impression de faire face à un jeu de la génération précédente. Le souci du détail semble avec été mis de côté aux dépens d’une gigantesque carte dans laquelle on peut se déplacer. C’est un peu dommage, mais heureusement, l’expérience du jeu n’est pas entachée par ce point.

Une durée de vie plus que raisonnable

Il va de soi que la durée de vie d’un jeu de la sorte est primordiale si on veut s’assurer de connaître du succès auprès des joueurs. Ce n’est pas moins d’une trentaine d’heures de jeu qui vous attendent et même plus. Tout est une question du temps que vous désirez investir dans le titre puisqu’il y a une panoplie de missions secondaires à votre disposition. Bien que l’ensemble de celles-ci ne soient pas obligatoires, elles sont parfois nécessaires. Pas pour avancer dans le titre, mais plutôt pour augmenter votre personnage de niveau ou bien afin d’améliorer votre équipement. À notre plus grande joie, elles ne sont pas redondantes et offrent une bonne variété. Certaines sont même loin d’être simples et demanderont un bon temps d’investissement de votre part. Bref, on en a pour notre argent et on apprécie ce que propose NieR : Automata.

Verdict

NieR : Automata fait partie des excellents titres en ce début d’année 2017. Il reste à espérer que les gens lui accorderont l’intérêt qu’il mérite étant donné tous les titres de qualité qui sont offerts. Mais grâce à une prise en main efficace, une trame sonore sublime ainsi qu’une durée de vie supérieure à ce que nous sommes habituée, ce jeu terminera assurément dans les meilleurs de plusieurs listes à la fin de l’année.

NOTES
Note d'enthousiasme
9
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Planificateur numérique de jour, amateurs de jeux vidéo le soir, j'aime pas mal tous les genres et je peux en parler durant des heures, tant que cela se fait dans le respect. Ce n'est pas parce qu'un jeu est mauvais qu'il l'est pour tous. Sauf E.T. sur Atari. Ça, c'est mauvais.