Google a présenté lors de la Google I/O trois montres sous Android Wear : la Samsung Gear Live, la LG G Watch et la Motorola Moto 360. Seules les deux premières sont disponibles à ce jour et nous allons nous intéresser aujourd’hui à la montre de LG.

La montre de LG est elle un véritable ajout utile à un téléphone Android ou bien s’agit il pour le moment uniquement d’une première version pour tester le marché? C’est ce que nous allons essayer de déterminer dans ce test.

Design

Trois modèles ont été montrés jusqu’à présent : la LG G Watch, la Samsung Gear Live et la Motorola Moto 360. Sur les trois, la LG G Watch est celle qui a le design le plus rudimentaire. On ne retrouve pas de courbes arrondies ou de finitions chromées, mais un bloc rectangulaire en plastique noir sur lequel est fixé un bracelet en plastique. Bien évidemment, on pourra changer le bracelet, celui-ci respectant le format standard, mais il reste que pour un prix de 249$, on peut être un peu déçu.

Le bracelet en plastique est malgré tout plutôt bien fini et n’a pas la même tendance que celui du Sony Smartband à ramasser toutes les poussières qui passent dans un rayon d’un mètre autour de vous, ce qui est plutôt positif.

Le design est donc réduit à sa plus simple expression, et c’est également à mon sens un des points faibles de la LG G Watch : il n’y a même pas de bouton d’allumage. Il faudra pour cela obligatoirement placer la montre sur son socle de chargement pour parvenir à l’allumer. Pensez donc à avoir votre chargeur sur vous si vous souhaitez éteindre votre montre pour une quelconque raison.

L’avantage de l’aspect un peu plus grossier de la G Watch par rapport à la Gear Live est que son épaisseur permet d’embarquer une batterie légèrement plus importante, nous reviendrons sur ce point un peu plus loin.

Avec 63 grammes sur la balance, il y a moins de 10 grammes d’écart entre les Gear Live, Gear 2 Neo et LG G Watch. Dans les faits, celles-ci sont effectivement très proches en termes de poids, même si la forme plus rectangulaire de la G Watch fait en sorte qu’on la sent plus sur le poignet et que l’on a donc moins tendance à oublier que l’on porte une montre.

Connectivité

Comme la plupart des accessoires connectés aujourd’hui, la LG G Watch fonctionne grâce à une connexion Bluetooth 4.0 Low Energy entre le cellulaire, équipé d’Android 4.3 minimum, et la montre. Cette connexion permet d’avoir un accès non seulement aux données cellulaires pour récupérer des informations à jour, mais également de transmettre les notifications du cellulaire sur le petit écran de la LG G Watch.

On ne retrouve pas ici de puce NFC afin de simplifier l’appairage, mais la démarche reste cependant très simple. Ce n’est d’ailleurs pas plus mal, car il y a fort à parier que cela a permis à LG d’offrir un prix plus abordable sans embarquer une puce qui ne sera utile que lors du premier allumage. Pas non plus d’émetteur infrarouge pour agir en tant que télécommande, comme sur certaines montres concurrentes.

Au niveau de la charge, celle-ci se fait par un dock de rechargement propriétaire. Il ne sera donc pas possible de recharger la montre directement grâce à un chargeur micro-usb, ce qui est très dommage. Oublier sa station de rechargement pourra se révéler très frustrant. Le fait d’utiliser des connecteurs sans ouverture directe permet cependant à la G Watch d’offrir une résistance à l’eau, ce qui est appréciable.

Écran

Avec une résolution de 280 par 280 dans un écran de 1,65 pouce, soit une densité de pixels de 240 dpi, la LG G Watch offre une qualité légèrement inférieure aux Samsung Gear, Gear 2 et Gear Live. Dans les faits, c’est visible surtout si on y fait attention, et l’on ne peut pas dire que l’écran de la LG G Watch soit mauvais. Il est correct pour cette taille et offre une bonne lisibilité en extérieur lorsque l’on augmente la luminosité.

Reste qu’avec une option de garder l’affichage de l’heure activé tout le temps, on peut regretter que l’écran utilisé soit LCD IPS et non AMOLED, en particulier car la saturation des couleurs n’est pas un critère déterminant sur un écran de cette taille. Le LCD étant plus gourmand en énergie pour afficher juste certains éléments, LG est obligé de compenser par une batterie plus importante.

La G Watch n’offre d’ailleurs pas de capteur de luminosité, il faudra donc régler manuellement celle-ci, ce qui peut être frustrant lorsque l’on passe de zones très sombres à très lumineuses. Oublier de baisser la luminosité avant de se rendre au cinéma, par exemple, risque d’éblouir tous vos voisins au moindre mouvement.

Performances de la LG G Watch

Android Wear est pour le moment très limité dans ses possibilités et consiste principalement à afficher des cartes, comme le fait Google Now. Il n’y a donc pas de réelle notion de multitâches qui pourrait mettre à rude épreuve le processeur ou la mémoire de la montre.

Pour ce qui est des tâches qu’il est possible d’effectuer avec la montre, je n’ai constaté aucun ralentissement, que cela soit dans l’interface ou une fois certaines actions lancées, comme la navigation GPS par exemple. L’allumage de l’écran est également très réactif, que l’on ait une action en cours ou non.

Reste à voir comment va évoluer Android Wear et si des applications gourmandes en puissance seront lancées par la suite.

Système d’exploitation

Android Wear reprend principalement le principe de Google Now, avec des cartes affichées par la montre au moment le plus pertinent selon Google. Cela peut inclure les notifications de vos applications préférées, la météo ou encore des informations sur un paquet en cours de livraison par exemple.

Concrètement, cela fonctionne plutôt bien et il m’est arrivé d’être surpris par la pertinence des informations proposées. Par exemple, au retour de l’épicerie, la montre m’indiquait combien de temps j’allais mettre pour rentrer et m’a même proposé d’afficher l’itinéraire directement sur le petit écran.

Pour autant, j’ai souvent été frustré par l’impossibilité de demander des informations de manière simple. On ne retrouve pas la notion de menu d’applications comme sur une montre de Samsung ou n’importe quel téléphone intelligent. Il faut attendre que les notifications arrivent à soi, ou bien faire une demande vocale à Google Now.

De plus, la suppression d’une notification sur la montre la fait également disparaître du téléphone. Si cela peut paraître pratique pour éviter d’avoir à trier deux fois les notifications, j’aurais préféré qu’elles partent dans un historique de notifications déjà visualisées que de disparaître complètement. Il m’est arrivé d’éliminer une notification par erreur et de devoir faire le tour de toutes les applications de mon cellulaire pour retrouver ce que j’avais manqué.

Google propose d’ailleurs sur sa page, une vidéo en anglais sous-titré, expliquant le fonctionnement de Android Wear plus en détail :

Application mobile : Android Wear

Pour pouvoir faire fonctionner la montre, il faut installer l’application Android Wear, disponible sur le Play Store. Celle-ci réalisera dans un premier temps l’appairage avec la montre, puis vous demandera d’autoriser l’accès aux notifications de l’appareil.

Il sera par la suite possible de configurer quelles notifications sont transmises à la montre, et de choisir les applications par défaut pour certaines actions. L’utilisateur a également le choix d’envoyer vers la montre des notifications de tests, afin de voir les possibilités de l’appareil.

Pour être honnête, après avoir expérimenté l’application de Samsung pour contrôler les Galaxy Gear, je trouve l’application Android Wear assez vide. Il est par exemple impossible de faire réagir la montre sur demande si on la perd, ou bien encore de personnaliser l’affichage à partir du téléphone. Il faudra pour cela passer par de nombreux gestes sur la montre pour pouvoir choisir un fond d’écran.

Pour finir, un lien renvoie vers le Play Store, sur une page dédiée aux applications Android Wear. Celles-ci sont pour le moment assez limitées, et il arrive même qu’on trouve certaines applications sur le Play Store qui sont compatibles Android Wear, alors qu’elles ne sont pas disponibles par ce biais. Google a donc des progrès à faire à ce niveau pour simplifier l’approche vis-à-vis des applications pour faire évoluer les possibilités de ses accessoires.

Autonomie de la LG G Watch

L’autonomie reste jusqu’à présent le principal point faible de toutes les montres connectées. Tandis que certaines parviennent à tenir la semaine grâce à des écrans de type e-ink, les montres utilisant des écrans LCD ou AMOLED ont jusqu’à présent du mal à dépasser les 3 jours.

Dans les faits, j’ai réussi à tenir deux jours en utilisation moyenne ou une journée en utilisation intensive. C’est plutôt dans la moyenne par rapport à ce que l’on avait constaté lors de nos tests des Galaxy Gear et Gear 2 Neo.

Au final, il faudra donc prévoir recharger le plus souvent la montre tous les soirs, pour avoir la paix d’esprit. Et c’est là que je trouve que le fait de ne pas avoir de bouton pour allumer la montre devient le plus problématique : étant donné que l’allumage se fait par le positionnement de la montre sur son socle de chargement, il sera impossible de l’éteindre durant la nuit. J’ai essayé de la poser puis de l’éteindre par la suite, mais celle-ci s’est allumée au bout de quelques minutes. Il faudra donc masquer l’écran ou retourner la montre si on souhaite ne pas être dérangé par la lumière de l’écran durant toute la nuit.

Conclusion

La LG G Watch est un produit agréable à utiliser, et particulièrement amusant les premiers jours. La possibilité de l’utiliser avec quasiment tous les téléphones Android récents est un gros avantage par rapport aux montres de Samsung, par exemple.

Cependant, à mon avis, Android Wear reste pour le moment assez limité et pas forcément intuitif à la première utilisation. On sent clairement qu’il s’agit d’une première version, qui n’est pas encore mûre. Pour cette raison, je conseillerais cette montre à ceux qui n’ont pas d’appareil Samsung ou qui sont plutôt attirés par les nouvelles technologies, mais à prix équivalent, la Samsung Gear 2 Neo offre un bien meilleur rapport possibilités / prix.

Au final les principaux défauts de la montre ne sont pas matériels, mais découlent de la jeunesse d’Android Wear, et il y a fort à parier que Google mettra à jour régulièrement son système pour y ajouter de nouvelles possibilités.

NOTES
Design
6.5
Connectivité
6
Performances
7.5
Écran
7
Système d'exploitation et partie logicielle
6
Autonomie
6.5
Finition
7
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Éditeur de Geeks and Com', je suis un passionné de nouvelles technologies, de sport et de tout ce qui touche au monde des communications/marketing. Je suis également consultant en communication numérique pour Signature sur le Saint-Laurent (construction du nouveau pont Champlain à Montréal).