Kei Nagai perd la vie dans un accident de la route, mais il réalise qu’il est une sorte d’immortel connu sous le nom d’Ajin, qui veut dire demi-humain. Chassé par les humains, il est capturé par le gouvernement et utilisé dans de cruelles expériences. Il rencontrera d’autres demi-humains qui l’aideront à s’enfuir.

Fiche technique

Ajin: Demi-Human sera présenté en première Canadienne le vendredi 27 juillet à 21h40 à l’auditorium des diplômés de la SGWU (Théâtre Hall) dans le cadre du Festival international de films Fantasia.

D’entrée de jeu, je vais spécifier que je ne suis pas familiarisé avec le manga de Gamon Sakurai. Bien que celui-ci compte douze volumes et ait été adapté en série animée, je n’en avais jamais entendu parler. Je ne peux donc pas faire de parallèles avec le matériel source.

Kei Nagai était un jeune homme tout ce qu’il y a de plus normal, jusqu’au jour où il est victime d’un accident de la route et qu’au lieu de décéder, il revient à la vie sous la forme d’un Ajin, un être demi-humain immortel. Le gouvernement s’empare de lui afin d’effectuer de cruelles expériences où il est mutilé puis assassiné à maintes reprises, se régénérant complètement à chaque fois. Une attaque sur le laboratoire par deux autres Ajins lui permet de s’échapper. Parmi ces autres demi-humains se trouve Sato, un terroriste anti-humain qui deviendra l’ennemi de Kei. S’ensuit un jeu du chat et de la souris entre Kei, Sato et le gouvernement.

Un manque de tension

Bien que le scénario d’Ajin: Demi-Human ne soit pas nécessairement mauvais, certains éléments l’empêchent de construire une réelle tension. Les personnages principaux étant immortels, nous savons d’entrée de jeux qu’ils ne peuvent pas mourir. Je me suis dit qu’au moins si le protagoniste était capturé il passerait l’éternité en camisole de force à se faire mutiler. Par contre, nous découvrons bien rapidement que les Ajins peuvent projeter une sorte de spectre qui peut se battre pour eux, ce qui rend le dernier point bien futile. Donc, peu importe ce qui arrive, nous savons que le héros et son antagoniste vont finir par se relever et s’y remettre de plus belle. Malgré cela, l’intrigue est tout de même bonne, bien que l’action prenne plus de place.

L’action est le centre d’intérêt

Les scènes d’action d’Ajin: Demi-Human sont le point fort du film. Avec des chorégraphies de CQB, combats rapprochés avec armes, qui rappellent et même dépassent celles de The Matrix ou Equilibrium, l’action devient vite le centre d’intérêt du film. Les humains y succombent par douzaines, alors que les demi-humains se relèvent sans cesse afin d’infliger toujours plus de dommages. Par contre, le manque de tension rend le spectacle plutôt sans but, puisque les Ajins en sortent toujours indemnes.

Takeru Satoh, que les spectateurs de Fantasia auront pu voir dans Rurouni Kenshin, incarne Kei Nagai de façon convaincante. Il transmet bien la confusion du personnage et sa détermination. Il brille dans les différentes scènes de combats.

Go Ayana, que les spectateurs de Fantasia auront pu voir dans Gantz et Gatchaman, incarne Sato. Son jeu ne m’a pas vraiment convaincu, il m’apparait un peu trop mou lorsqu’il livre son dialogue. Par contre, il vole la vedette lors des scènes de combats.

Bien que le scénario d’Ajin: Demi-Human ne m’a pas plu, ses scènes d’action méritent d’être vues sur grand-écran. Avec une solide réalisation et une bonne distribution, les amateurs du manga y trouveront fort probablement leur compte. Par contre, si vous n’êtes pas attirés par les scènes d’action, vous pouvez passer votre tour.

NOTES
La réalisation
7
Le scénario
5
Le jeu des acteurs
7
Le plaisir durant le visionnement
5
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