Dans The Man Who Killed Hitler and Then The Bigfoot, un vétéran américain légendaire est recruté afin de chasser une créature mythique.

Fiche technique

The Man Who Killed Hitler and Then The Bigfoot était présenté en première mondiale le vendredi 20 juillet à 21h30 à l’auditorium des diplômés de la SGWU (Théâtre Hall) dans le cadre du Festival international de films Fantasia.

En 1987, un vieil homme en mal de vivre contemple sa vie. Il se remémore la guerre, où il a commis un acte qu’il ne pourra jamais révéler, il a assassiné Adolf Hitler. Alors qu’il fait la paix avec sa situation et est prêt à mettre fin à ses jours, il reçoit la visite du FBI et de la GRC. Ils savent ce qu’il a fait et ont une nouvelle mission pour lui. Une maladie capable d’éradiquer l’humanité fait des ravages dans la nature canadienne et ils ont besoin qu’il élimine le patient zéro: Bigfoot.

Sam Elliot joue très bien la mélancolie

Sam Elliott incarne Calvin Barr, un homme avec le mal de vivre. Il est constamment plongé dans ses souvenirs, lesquels il ne peut révéler. Elliott joue très bien la mélancolie qui accompagne la vieillesse et la solitude. Donnant l’impression qu’il pourrait mettre fin à ses jours à tout moment. Puis il change son jeu pour une apparence plus déterminée lorsqu’il doit traquer le Bigfoot.

Le jeune Calvin Barr est incarné par Aidan Turner qui livre une solide prestation. Incarnant tout d’abord un haut placé nazi, puis revenant légèrement en arrière pour nous faire découvrir le côté humain du personnage. Comment il est tombé en amour et a par la suite été dévasté.

Maxine, l’objet de l’affection de Calvin, est incarnée par Caitlin FitzGerald qui livre une prestation touchante et sincère. Elle livre chacune de ses lignes avec justesse, le film aurait gagné à lui donner un peu plus d’importance.

Douglas Trumbull a opté pour des effets pratiques

Le scénario peut sembler farfelu, mais son exécution nous le fait vite oublier. Les plans sont superbes, de l’appartement du vieux Calvin, à la forêt canadienne, en passant par la base nazi. Robert D. Krzykowski, qui a écrit et réalisé The Man Who Killed Hitler and Then The Bigfoot, s’est entouré d’une équipe solide et d’une distribution étonnante. Les effets visuels sont réalisés par Douglas Trumbull, qui opte ici pour des effets pratiques, autant pour la mort d’Hitler que pour la créature.

Sans bande-annonce, je n’avais aucune idée à quoi m’attendre de The Man Who Killed Hitler and Then The Bigfoot, sinon que Hitler allait mourir et possiblement le Bigfoot. Je m’attendais à plus d’action et moins d’émotions, mais je n’ai tout de même pas été déçu. Le film souffre de quelques longueurs dans son second acte où l’on aurait facilement pu développer l’aventure du jeune Calvin et son extraction du terrain ennemi. Les acteurs ont su me charmer et garder mon intérêt même dans les moments les plus lourds du long métrage. J’attends impatiemment le prochain opus du réalisateur.

NOTES
La réalisation
8
Le scénario
7
Le jeu des acteurs
8
Le plaisir durant le visionnement
6
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