Lorsque j’ai entendu parler de ce jeu pour la première fois, j’étais intrigué. Premièrement, parce que le jeu existe depuis 2016 et que je n’en savais rien jusqu’à ce jour. Deuxièmement, parce que le fait que ce soit une simulation d’où vous incarnez une barmaid a quelque chose d’intrigant. Quelles anecdotes savoureuses les clients du bar VA-11 Hall-A (prononcé Vallhalla) vont-ils dire à Jill, le personnage que vous incarnez ? Est-ce que l’histoire en vaut la chandelle ? Est-ce que le jeu est réellement un « bartender action » ou ce n’est que du feu ? C’est ce que nous saurons sous peu !

Fiche technique

  • Date de sortie : 2 mai 2019
  • Style : Visual Novel
  • Classement ESRB / PEGI : M / PEGI 16
  • Développeur : Sukeban Games
  • Éditeur : Ysbryd Games
  • Langue d’exploitation : Anglais
  • Disponible sur Nintendo Switch, PS4, PS Vita et PC
  • Évalué sur Nintendo Switch
  • Site officiel
  • Prix lors du test : 14,99 € / 17,49 $

Barmaid: psychologue des temps modernes

Bon, on va s’entendre sur une chose, j’appelle le jeu Vallhalla dès maintenant. Pas question d’y aller avec le titre dans toute sa grandeur. Donc, comme je dis, Vallhalla vous met dans la peau de Jill, une jeune femme qui occupe un poste de barmaid dans le bar du même nom que le jeu. Elle vit une vie bien simple avec les tracas quotidiens, du genre comment vais-je pouvoir payer mes factures ? Elle rencontre également plusieurs personnages colorés à son travail et c’est dans cet endroit que nous passerons la grande majorité de notre temps. Ces clients qui viendront pour diverses raisons conteront leur histoire abracadabrante et nous demanderont également de les servir. À boire, évidemment. C’est l’autre aspect de Vallhalla. Parce que d’un côté, vous allez lire une quantité astronomique de texte. De l’autre, vous allez faire des boissons.

Faire des boissons est relativement simple. Vous avez accès à une carte qui vous explique les ingrédients à mettre. Vous pouvez les doubler afin de faire un format plus grand. Dernier aspect : vous pouvez les faire on the rock, donc avec de la glace ou bien âgé (va savoir ce que cela veut dire). Puis, soit que vous devez mixer le tout de courte durée ou plus longtemps. Réussissez et vous allez ainsi satisfaire votre clientèle. Échouez et elle ne sera pas contente. Quelle différence cela fait-il ? Vous aurez alors accès à d’autres dialogues qui vous permettront d’en savoir plus sur votre clientèle. Vous pourrez aussi payer vos factures tous les jours, ce qui est loin d’être négligeable.

Lire, lire et lire encore

Donc, comme mentionné auparavant, Vallhalla est un visual novel, ce qui fait que vous allez lire la grande majorité de votre temps. Soyez sans crainte, le tout est assez intéressant pour vous garder accroché durant les quelque 10 heures nécessaires pour passer à travers le titre. De plus, il existe plus d’une fin qui vous amènera peut-être à y jouer de nouveau. Les histoires sont toutes très intéressantes comme les protagonistes qui les content. Ça parle de tout : sexe, scandale, politique… il arrive même à l’occasion que les conversations soient particulièrement osées. On a vraiment l’impression d’agir comme un psychologue pour la personne devant nous et que leur histoire mérite la peine d’être entendue.

Nous pouvons quand même faire quelques modifications. Par exemple, au début de chacun des quarts de travail de Jill, le jukebox doit être rempli et on peut choisir les trames sonores qui joueront durant la phase de jeu. Bien que ce soit superficiel, c’est apprécié et comme la musique faire partie intégrante d’un bar, c’est bien pensé. La musique est bien réalisée et assez variée. Finalement, après chacun des quarts, Jill aime bien naviguer sur son téléphone et avec l’argent amassé, on peut aussi lui acheter certains articles qui apportent leur importance dans le jeu.

VA-11 Hall-A

On lit dans les esprits maintenant?

Si je devais faire une critique constructive de VA-11 Hall-A, c’est qu’il arrive à l’occasion que pour débloquer des séquences de dialogues supplémentaires, il faille pratiquement deviner ce que notre client désire avoir. Bien que la majorité des demandes soient formelles, il arrive à l’occasion que le jeu s’amuse avec nous et que la demande ne soit pas explicite. Il faut alors avoir une bonne mémoire ou bien juste user de chance pour trouver ce que le client recherche. Cela ne retire aucunement la satisfaction d’y jouer, mais bon, disons que d’avoir l’impression qu’il faut être un devin pour débloquer cette portion reste amer.

Finalement, le rendu graphique devrait plaire à tous. Rien d’époustouflant, le côté animé est plus que présent dans le jeu et est assez bien détaillé pour que chaque personnage soit distinct et mémorable. C’est une bonne chose parce que cette mémoire qui est vôtre pourrait vous servir durant le jeu.

Verdict de VA-11 Hall-A

Il faut le dire tout de suite, VA-11 Hall-A : Cyberpunk Bartender Action ne plaira pas à tous. C’est de la lecture la grande majorité du temps. Mais si vous êtes capable de faire abstraction de cela ou si vous aimez la lecture, ce jeu est fait pour vous. L’histoire est intéressante et les personnages amusants. Un des meilleurs jeux sur le marché du genre, rien de moins.

NOTES
Note d'enthousiasme
8.5
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Planificateur numérique de jour, amateurs de jeux vidéo le soir, j'aime pas mal tous les genres et je peux en parler durant des heures, tant que cela se fait dans le respect. Ce n'est pas parce qu'un jeu est mauvais qu'il l'est pour tous. Sauf E.T. sur Atari. Ça, c'est mauvais.