Les jeux indépendants nous permettent de plus en plus de visiter des genres qui sont moins populaires ou tout simplement complètement nouveaux. Parfois, les développeurs indépendants mélangent les genres pour arriver à des styles hybrides permettant de rejoindre le plus d’amateurs possibles. C’est le cas de Summer in Mara qui allie plusieurs genres sous le même titre. Est-ce que cet amalgame est bien réussi ou, au contraire, nous rend un peu confus dans nos séances de jeu? Notre test!

Fiche technique

  • Date de sortie : 16 juin 2020
  • Style : Aventure, simulation
  • Classement ESRB / PEGI ESRB 10+ / PEGI 7
  • Développeur : Chibig
  • Éditeur : Chibig
  • Langue d’exploitation : disponible en français
  • Disponible sur Nintendo Switch, PC, PS4, et Xbox One
  • Testé sur Nintendo Switch
  • Prix lors du test : 29,99 $ CA
  • Site officiel
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

Une histoire très simpliste

Dans Summer in Mara, nous incarnons Koa, une jeune fille de 11 ans très curieuse. Elle habite sur l’île de Mara et tente de s’en occuper le plus possible tout en vivant sa vie de jeune fille. Lorsqu’elle était bébé, Koa a été sauvée par sa grand-mère Yaya Haku. Cette dernière, elle aussi, s’occupe grandement de l’île où elles habitent. Toutefois, faisant partie d’un archipel dans l’océan, Yaya doit à l’occasion quitter l’île pour visiter des voisins pour être en mesure de ramener certaines ressources à Mara.

Après avoir vu une lettre de sa grand-mère qui venait de quitter pour une île voisine, Koa commença à se demander pourquoi elle ne pouvait pas partir à l’aventure elle aussi et ainsi s’occuper de l’île d’une meilleure façon. C’est en suivant les conseils passés de Yaya que Koa décidera de démystifier les secrets de l’île de Mara en partant elle aussi à l’aventure. Tout au long de l’histoire, elle rencontrera plusieurs personnages qui lui feront progresser dans sa quête personnelle.

Un visuel charmant

Dès que nous commençons notre aventure avec Koa, l’élément qui nous frappe le plus est la vivacité des couleurs et le côté charmant de l’esthétisme du jeu. On s’attarde facilement à regarder notre environnement car visuellement, Summer in Mara est très joli. Nous pouvons facilement comparer les graphismes à un dessin animé et les phases de dialogues, à une bande dessinée. Toutefois, petit bémol, bien que les animations soient très lichées et colorées, elles manquent, selon moi, d’originalité et de détails. De plus, lorsque nous regardons au loin, nous perdons beaucoup de détail par rapport à ce qui se trouve devant nous.

Ceci étant dit, visuellement, Summer in Mara est très plaisant pour les yeux et accrochera l’attention des plus jeunes. En effet, comme mentionné précédemment, son côté dessin animé interpellera peut-être un peu plus une clientèle moins âgée. Je crois également que les développeurs devaient être conscients de cet aspect qui rebutera peut-être certains adultes.

Des mécaniques de jeu brouillonnes

Je viens tout juste de mentionner que Summer in Mara, avec son côté enfantin, ne plaira pas nécessairement à certains publics. Néanmoins, un gros problème apparait rapidement car les mécaniques de jeu ne semblent pas adaptées au public qu’il tente de rejoindre.

Avant d’expliquer mon point, il serait importer d’expliquer comment se joue Summer in Mara. Tout d’abord, il s’agit d’un jeu hybride d’aventure et de simulation/agriculture (ou farming en anglais). Tout en incarnant Koa, nous devons nous occuper de notre île en plantant des aliments, en construisant des objets et en préparant des recettes pour se nourrir. Toutes ces activités sont régies par les cycles de la journée. Nous devons donc nous adapter tant au jour qu’à la nuit et permettre à Koa de se reposer.

À-travers nos occupations journalières nous devons continuer notre aventure et ainsi découvrir les secrets de l’archipel d’îles où se trouve Mara. Toutefois, cette dualité n’est pas du tout bien exploitée car elle nous laisse souvent devant des demies idées. Étant donné que l’on doit faire du jardinage, de la construction et de l’aventure, aucune de ces sphères n’est vraiment réussie. Ça en est même frustrant par moment. Par exemple, les phases d’histoire les contrôles sont tout sauf précis. Ensuite, pour construire, nous devons entrer dans notre maison (qui est des menus 2D) et nous devons choisir le plan de conception. C’est très peu dynamique à mon avis. Et, finalement, s’occuper de ses jardins peut être plutôt ennuyant, car nous sommes toujours arrêtés pour aller faire une autre quête ou que les mécaniques de jeu du jardinage sont tout simplement trop simplistes.

Le verdict sur Summer in Mara

Comme vous avez du le remarquer, mon passage sur l’île de Mara a été plutôt décevant. Je trouve cela dommage car les premières images et les premières minutes de jeu me semblaient prometteuses. Toutefois, je me suis vite rendu compte des limites de Summer in Mara. Le fait de me retrouver trop souvent avec des demies idées ou des concepts mal développés ont beaucoup miné mon expérience.

De plus, étant donné qu’on ne sait pas où donner de la tête avec le côté hybride des activités présentes dans Summer in Mara, il est vraiment dur de savoir pour quel public il est destiné. Donc, à moins de vouloir faire un peu de tout dans notre expérience de jeu et ne rien approfondir, j’aurais de la difficulté à vous le recommander.

NOTES
Note d'enthousiasme
5
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Gamer depuis le moment où il a lancé ses premiers œufs sur Birdo dans Mario bros 2, François partage ses moments libres entre sa PS4, sa guitare et un terrain de soccer.Ses journées normales tournent autour des technologies de l'information où sa profession de géomaticien lui permet d'être geek même dans son milieu de travail.