Après Skyrim et Doom, Bethesda continue d’offrir énormément de support pour la Nintendo Switch. Cette fois, c’est un de nos tops 10 de l’an dernier qui débarque sur la console hybride. Avec Wolfenstein II : The New Colossus, on a droit à un autre jeu très mature qui décape. Désormais, on n’a plus besoin d’être dans notre salon pour massacrer des nazis, on peut amener Blazkowicz partout avec soit. Mais est-ce que cet exceptionnel titre de 2017 tient en place sur la plateforme de Nintendo ?

Fiche technique

  • Date de sortie : 29 juin 2018 
  • Style : FPS
  • Classement ESRB / PEGI ESRB M / PEGI 18
  • Développeur : Machine Games / Panic Button
  • Éditeur : Bethesda Softworks
  • Langue d’exploitation : Disponible en français
  • Disponible sur Xbox One, PlayStation 4, PC et Switch
  • Testé sur Nintendo Switch
  • Prix lors du test : 79,99 $ CA / 49,99 €
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur

La suite du scénario

Wolfenstein II propose un beau résumé de quelques minutes pour se remémorer ce qui s’est produit dans le premier titre. Pour quelqu’un comme moi qui avait fait le premier jeu, c’était bien parfait. Malheureusement, les scènes sont trop floues pour quelqu’un qui n’aurait pas joué à The New Order. C’est pourquoi c’est un peu étrange de voir cette suite sur la console sans avoir aussi le premier jeu. La bonne nouvelle, c’est que durant le récapitulatif, on a au moins la chance de refaire le choix important du premier opus.

Mais encore, c’est surtout une suite directe au premier jeu. On reprend le contrôle de Blazkowicz dans la fâcheuse position dans laquelle la fin du premier scénario l’avait laissé. Durant l’introduction, alors que notre héros agonise, on repasse quelques scènes de son enfance dans sa tête. On peut vite comprendre d’où vient toute sa colère contre les nazis.

Même sur son fauteuil roulant et semi-paralysé, Billy a toujours la rage au cœur et il est prêt à se battre.

Puis, les premières minutes nous aident très bien à saisir le ton très violent du jeu. Même sur son fauteuil roulant et semi-paralysé, Billy a toujours la rage au cœur et il est prêt à se battre. Les développeurs ont d’ailleurs très bien réussi cette simulation puisqu’on se déplace exactement au bon rythme. S’enchaîne ensuite une tonne d’événements tous plus fous les uns que les autres. À la tête des nazis se trouve l’infâme Frau Engel prête à tout pour mettre fin à votre rébellion. Alors, êtes-vous prêt pour un autre tour de piste ?

Une expérience en demi-teinte

J’avais énormément de difficulté à imaginer comment un jeu aussi récent allait s’en tirer sur la Switch. Or, même si la qualité graphique a dû être réduite, l’expérience n’est pas mal du tout. Du moins, en mode TV, tout est stable. Le seul point un peu négatif c’est que les polygones sont beaucoup moins bien découpés. En passant d’une version à l’autre, on aurait le même comparable visuel que lorsqu’on passe de graphique haut à moyen sur un jeu PC. On voit d’ailleurs surtout la différence lorsqu’on voit des visages de près. Avec un controller pro, on demeure très proche de l’expérience originale.

les polygones sont beaucoup moins bien découpés

Les choses se gâtent un peu lorsqu’on passe en mode tablette. La diminution des textures est assez drastique. On le remarque dans presque tous les éléments du jeu que ce soit l’environnement, les personnages ou nos armes. J’ai même eu des ralentissements à plusieurs occasions particulièrement durant les cinématiques. Heureusement, on est assez épargné durant les séquences de gameplay. Ce n’est pas dramatique, mais c’est quand même le titre qui a mis le manque de puissance de la console le plus en évidence.

Mais l’essence du jeu y est

Malgré les limitations graphiques, la version Switch de Wolfenstein II capture tout aussi bien l’essence du massacre de nazis que le jeu représente. Que ce soit en mode portatif ou en mode TV, il est toujours aussi satisfaisant de sortir son Laserkraftwerk pour réduire les ennemis en bouillis. Il en est de même pour n’importe quel fusil, puisqu’on s’amuse autant en les criblant de dizaines de balles. D’ailleurs, les explosions (surtout celles des corps des nazis) sont toujours aussi graphiques et on ne s’en lasse jamais.

De plus, même lorsque les combats deviennent plus intenses, je n’ai jamais expérimenté de ralentissement durant les séquences de gameplay. Je n’ai eu de difficulté à parcourir les tableaux et courir d’un nazi à l’autre comme un prédateur pour les démolir un après l’autre. L’expérience est peut-être un peu mieux sur le Controller Pro, mais le jeu tient aussi bien en tablette. Par contre, c’est un peu moins précis. Wolfenstein II propose un très bon défi de difficulté à partir du 3e niveau et j’avais un peu plus de difficulté avec mes headshots sur tablette.

Un travail de portage honorable

En conclusion, bien que la version Nintendo Switch de Wolfenstein II : The New Colossus est inférieur aux autres, on peut apprécier les efforts de Panic Button. Sur la télévision, les différences ne sont pas aussi importantes. On vous recommande d’y jouer de cette manière en premier. En plus, la précision accrue du Controller Pro sera payante si vous avez l’intention d’essayer les modes difficultés plus élevés. L’essence du jeu est encore bien présente et vous aurez tous autant de plaisir à massacrer tous les nazis. Wolfenstein II est un excellent titre alors si la Switch est votre seule console, n’hésitez pas. Mais on vous recommande d’y jouer en mode tablette seulement lorsque c’est vraiment nécessaire.

NOTES
Note d'enthousiasme
8
PARTAGER
Anthony est comme Batman puisqu'il mène une double vie. De jour, c'est un simple banquier, mais le soir et les fins de semaine il se transforme en rédacteur de la section jeux vidéo sur Geeks & Com' où il partage sa passion. On peut dire qu'il aime presque tous les styles, mais il a quand même un petit faible supplémentaire pour les jeux narratifs et les JRPG !