Débarqué sur toutes les consoles actuelles en 2014, Chariot est un jeu de plateforme et de casse-tête développé par Frima, un studio de Québec. Après avoir connu un bon succès à sa sortie, le titre débarque maintenant sur Nintendo Switch dans une version nommée Super Chariot, comprenant le petit DLC Royal Gadget Pack et quelques gadgets additionnels. Est-ce que le roi roule toujours aussi bien sur Nintendo Switch? La réponse dans ce test.

Fiche technique

  • Date de sortie : 10 mai 2018
  • Style : Plateforme
  • Classement ESRB / PEGI ESRB E / PEGI 3
  • Développeur : Frima, Microïds
  • Éditeur : Microïds
  • Langue d’exploitation : français
  • Exclusivité Nintendo Switch
  • Prix lors du test : 26,99 $ CA / 19,99 € 
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur

Le roi est mort, vive le roi!

Super Chariot débute alors que le roi vient tout juste de décéder. On incarne donc sa fille, la princesse, son fiancé ou le marchand squelette dans une mission bien précise : aller porter le roi à son dernier repos en poussant au travers de catacombes le chariot contenant sa dépouille. Et la mission n’est pas de tout repos. Malgré son décès, l’âme du roi est toujours bien en vie et il n’hésite pas à passer des commentaires à notre personnage si l’on tourne en rond ou que le lieu trouvé n’est pas à son goût. Un rôle encore une fois parfaitement réalisé par le comédien québécois Guy Nadon.

Au cours du voyage dans les catacombes, il faudra franchir des obstacles, résoudre des casses-tête et même récolter des trésors dans d’immenses labyrinthes. Pour ce faire, on doit simplement pousser le chariot ou le tirer avec une corde. Rapidement, on réalise que la corde sera notre meilleure amie pour l’aventure, puisqu’elle permet d’avancer beaucoup plus rapidement et de réaliser de nombreuses choses pour franchir les obstacles.

Comme il ne s’agit pas juste de traverser le niveau de gauche à droite, il faut bien réfléchir avant de sauter dans le vide, parce que le chemin du retour peut parfois être assez long, malgré la présence de nombreux points de contrôle. Il est possible d’utiliser le chariot pour transporter des boîtes, de sauter dessus pour atteindre une plateforme en hauteur ou pour avancer plus rapidement. On peut même résoudre des casses-têtes en actionnant des interrupteurs pour continuer notre chemin.

C’est bien beau la balade et la récolte de trésors, mais il faut rester sur nos gardes!  En effet, des ennemis peuvent parfois nous attaquer afin de récupérer les pierres précieuses que nous avons récolter. On peut se défendre avec les projectiles uniques à chaque personnage, que ce soit les épées de la princesse ou les cailloux de son fiancé. Malheureusement, les ennemis, comme des chauves-souris, ne sont présents qu’à de rares moments, ce qui mène à des niveaux plutôt vides et extrêmement répétitifs.

À deux, c’est mieux!

La principale particularité de Super Chariot est sa possibilité de faire toute l’aventure en solo ou en duo. Et croyez-moi, la coopération est quasiment indispensable pour passer un meilleur moment!

Les différents niveaux en solo peuvent parfois être assez répétitifs, se limitant seulement à tirer et pousser le chariot. La coopération ouvre quant à elle un tout nouveau monde. Déjà que les niveaux sont gigantesques, certaines sections sont seulement atteignables à deux. Jouer avec une autre personne nous amène également à penser les niveaux d’une toute autre façon et varie quelque peu la jouabilité.

Conclusion

En conclusion, Super Chariot est un très bon jeu, mais je conseille d’y jouer seulement si vous n’avez toujours pas mis la main sur le titre original. La version Nintendo Switch n’apporte pas beaucoup de nouveautés et malgré le plaisir qu’on peut avoir à y jouer à deux, les différents niveaux sont toujours aussi longs et souvent répétitifs. Toutefois, l’ambiance générale du jeu haute en couleur ainsi que la narration de Guy Nadon sont impeccables et font de Super Chariot une aventure à essayer.

 

NOTES
Score global
7,5
PARTAGER
Passionné de jeux vidéo et de sports, j'étudie présentement en Communication publique à l'Université Laval. Je suis aussi journaliste sportif pour le journal Impact Campus.