Il était une fois, sur une console de nouvelle génération (ou PC), un jeu qui vit le jour et qui fût accueilli à bras ouverts. Malgré son niveau de difficulté pas piqué des vers, les joueurs proclamèrent celui-ci un chef-d’œuvre vidéoludique. Avec son visuel particulier, sa possibilité de jouer à deux ainsi que la grande dextérité exigée, les possesseurs de Xbox One (et PC) avaient l’exclusivité du jeu créant l’envie des autres.

Or, bien que l’histoire aurait pu en finir là, une nouvelle surprenante vue le jour. Après quelques rumeurs, une nouvelle amitié trouvée entre Microsoft et Nintendo, Cuphead allait arriver sur Nintendo Switch. La joie retentit partout dans les cœurs des amateurs de la console ! D’ailleurs, même les développeurs ne se seraient jamais attendus à ce que Microsoft les approche à ce sujet. Cette nouvelle aura peut-être des répercussions qui iront bien plus loin que Cuphead. En attendant, voici notre test de cette version très (in)attendue.

Pour le test sur Xbox One, c’est par ici !

Fiche technique

  • Date de sortie : 18 avril 2019
  • Style : Jeu de tir / Plateforme
  • Classement ESRB / PEGI : E10+ / PEGI 7
  • Développeur : Studio MDHR
  • Éditeur : Studio MDHR
  • Langue d’exploitation : Anglais et français
  • Disponible sur Nintendo Switch, Xbox One et PC
  • Évalué sur Nintendo Switch
  • Prix lors du test : 19.99 € / 25.99 $

Souffrir à nouveau…avec le sourire!

Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de jouer à ce magnifique jeu, voilà l’occasion de vous y mettre enfin ! Avec son air de cartoon des années 1930, Cuphead possède des caractéristiques évidentes pour attirer l’œil. C’est aussi beau que les Bugs Bunny et autres que l’on regardait rivé à notre écran lorsqu’on était petit. C’est pourquoi on y joue avec un sourire au visage, en appréciant toute la beauté qui se trouve devant nous.

Mais l’attrait, cette fois, est qu’on peut également admirer l’œuvre sur un plus petit écran et l’amener partout avec soit. C’est surprenant de voir à quel point cette petite console en a dans le ventre. Oui, on remarque tout de même une qualité graphique inférieure que lorsque celle-ci est sur son support, mais tout de même le jeu n’a rien perdu de son charme. On voit toujours le petit grain dans l’image qui lui donne son look d’un dessin animé d’une autre époque. Qui plus est, le style artistique est grandement à l’avantage de la console puisqu’on ne voit aucun pixel qu’importe la différence de puissance de la console.

Bref, c’est difficile de ne pas s’arrêter quelques instants pour constater ses qualités visuelles et ses personnages charmants. Une très belle balade dans un univers féérique… jusqu’à ce qu’on se mette à jouer et à souffrir !

Douleur, souffrance, martyr!

Cuphead est difficile, vraiment difficile et ce n’est pas différent sur la Nintendo Switch. Il faut être précis avec nos sauts et anticiper les attaques ennemies en les apprenant au fur et à mesure même si ça peut prendre énormément de tentatives. C’est encore plus dur à cause du fait que les menaces peuvent venir de tous les côtés de l’écran et qu’il n’y a presque aucune place à l’erreur. Rares sont les jeux qui requièrent autant de précision.

Puis, je dirais que c’est agréable de voir que la console continue d’accumuler des titres qui s’adressent à un public un peu plus mature. En plus, le niveau qui me fait suer et recommencer, je peux désormais l’amener avec moi et tenter de le finir à ma pause au boulot ou dans le métro. Le fait d’avoir moins de délais entre deux sessions de jeu nous permet d’apprendre et d’avancer plus rapidement.

Mais encore, le fait de l’avoir en tout temps m’incitait à y retourner et je me suis rendu bien plus loin que la première fois, bien que je sois mort probablement autant de fois.

Sans compromis et parfait pour la Switch

Mine de rien, je trouve que c’est le genre de titre qu’on peut facilement mettre à pause et reprendre pour de courtes sessions ce qui en fait une parfaite addition à notre librairie de la console. Bien que j’ai souvent dû souffrir, ça n’a jamais monté à de la frustration désagréable et le fait que les temps de chargement soient si courts a certainement aidé.

Franchement, j’avais des doutes sur la version Switch à la fois par peur de ralentissement ou de problèmes de prise en main. Quand tu es aussi intense sur les contrôles, il faut que la console et les poignets puissent le supporter. Or, même si j’ai joué principalement en mode tablette, je n’ai eu aucun problème. Qui plus est, le degré de satisfaction lorsqu’on complète un tableau est toujours aussi présent et les contrôles sont aussi précis sur Switch qu’ils l’étaient sur Xbox. Même la fluidité du jeu n’a aucunement souffert.

Enfin, il n’y a peut-être pas beaucoup de nouveautés, mais on n’en demandait pas vraiment de toute manière. Le jeu est assez complexe en tant que tel et le fait de pouvoir jouer Mugman même en solo est une belle touche. Il y a même quelques cinématiques et animations qui viennent peaufiner l’expérience. Bref, c’est bien intéressant comme port.

Toujours aussi excellent

Pour conclure, Cuphead est encore et toujours un incontournable que vous soyez sur Switch, Xbox ou PC. C’est le genre de jeu de plateforme assez simple à prendre en main, mais hautement difficile à maîtriser. Qu’on soit seulement en mesure de compléter les tableaux de justesse ou que vous soyez du genre à établir des records, Cuphead devrait attirer tout type de joueur. Cependant, mieux vaut être patient et persévérant, car la courbe d’apprentissage pourrait être longue pour certains.

Finalement, avec un visuel aussi unique et une version qui arrive sans vrai compromis, cette nouvelle version est parfaite pour la console. Il ne reste qu’à souhaiter que ce ne soit que le début de cette collaboration entre Microsoft et Big N.

NOTES
Note d'enthousiasme
9
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Passionné de techno et surtout de jeux vidéo, j’ai un Baccalauréat en Administration des Affaires et j’adore mélanger les jeux vidéo à la finance. Curieux, je joue à presque tous les genres et je suis toujours prêt à essayer de nouvelles expériences vidéoludiques. Il y a toujours quelques nouveautés dans ma ludothèque prêtes à être jouées. Je suis le rédacteur en chef de Geeks & Com' et le responsable de la section Jeux vidéo.