Le mariage entre Level-5 et Studio Ghibli nous avait offert un vrai petit bijou vers la fin du cycle de la PlayStation 3. Avec Ni No Kuni: Wrath of the White Witch, Sony se dotait d’une exclusivité exceptionnelle comblant les fans de JRPG. Proposant un visuel qui a encore l’air next-gen aujourd’hui et un univers féérique, j’espérais un jour m’y replonger. Or, mon souhait fut exaucé il y a quelques mois avec l’annonce d’un remaster (PS4/PC) et d’un portage (Switch). Alors, tenez-le-vous pour dit, la version Switch est bien plus proche de la version PS3 et on la jugera en conséquence. Mais avec les nombreux JRPG modernes qui sont sortis depuis, est-ce le jeu a bien vieilli ?

Fiche Technique

  • Date de sortie : 20 septembre 2019
  • Style : JRPG
  • Classement ESRB/PEGI : E10+ / 12
  • Développeur : Level-5
  • Éditeur : Bandai Namco
  • Langue d’exploitation : Disponible en français
  • Testé sur Nintendo Switch
  • Aussi disponible sur : PS4 et PC (Remastered) PS3 (Originale)
  • Prix lors du test : 66,59 $ / 59,99 €
  • Site officiel
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

Bienvenue dans un monde magique

Ni No Kuni: La Vengeance de la Sorcière Céleste nous raconte un récit féérique avec un début assez sombre. Un soir, le jeune Oliver se faufile en dehors de la maison pendant que sa mère dort. Il va retrouver son ami Philip qui vient de fabriquer un bolide avec des pièces recyclées. Oli est le premier à faire l’essai du véhicule et, alors qu’il longe une rivière, une vilaine sorcière vint lui jeter un sort. Pendant ce temps, la mère de notre jeune protagoniste se réveille d’un cauchemar et remarque l’absence de son garçon. Elle part à sa recherche et elle le retrouve en train de se noyer en bordure de la rivière. C’est alors qu’elle saute à sa rescousse et, si elle réussit à le sauver, la tragédie frappe tout de même la jeune femme.

Ni No Kuni Oliver Philip
Oliver et son ami Philip

Attrister de la perte de sa mère, les larmes d’Olivier coulent sur une curieuse fée du nom de Lumi qui se réanime soudainement. Or, Lumi explique à Olivier qu’il vient d’un monde parallèle où chaque personnage a une âme sœur qui correspond à un personnage du monde de Oli dont sa maman. Dans ce monde féerique, notre protagoniste peut encore venir en aide à sa maman. Il n’hésite donc pas à utiliser ses pouvoirs magiques nouvellement découverts pour plonger dans ce nouvel univers.

Selon moi, l’histoire de Ni No Kuni est une des plus intéressantes et des plus simples à suivre de son genre. Il y a plusieurs JRPG qui racontent des histoires complexes avec des conflits politiques, comme Final Fantasy XII, qui peuvent être difficiles à suivre. Ici, on a plus l’impression de suivre un film animé avec une prémisse classique avec des bons et des méchants. Bien sûr, c’est beaucoup plus complexe qu’un film vu la quantité de personnages et d’endroits visités.

Une touche de Ghibli

Puis, ce qu’on remarque rapidement c’est que le visuel a vraiment très bien vieilli. Encore aujourd’hui, on a l’impression d’être directement dans un film du studio Ghibli grâce à leur collaboration avec Level-5. Tant au niveau des cinématiques que durant les séquences de jeux, impossible de l’identifier comme venant d’une autre génération. À nouveau pour cette version, on ne retrouve aucun bogue, aucun ralentissement d’image et le jeu se prête bien à une console portable.

Ni No Kuni Familier
Oliver et son premier familier

Cependant, la magie de Ni No Kuni passe surtout par ses personnages. Entre un chat qui joue le roi, un sage qui a l’apparence d’un petit garçon et une sorcière qui semble venir d’une autre planète, on a droit à un excellent design. Tout comme pour les familiers et les ennemis qui sont aussi bien variés. Ce n’est pas surprenant quand on pense à l’équipe artistique derrière l’œuvre, mais ça demeure charmant même 6 ans après sa sortie. Chacun possède beaucoup de personnalité qui est amplifiée avec une excellente narration.

Enfin, même au niveau des décors et des nombreux environnements à visiter, on constate la force du jeu. C’est ce qui fait une grande partie du plaisir du jeu puisqu’on est toujours curieux du prochain coin de pays qu’on va visiter et leur variété. Bref, du côté artistique, on aime beaucoup et on souhaite d’en voir encore longtemps.

Petits ajustements

Ensuite, du côté des éléments qui m’ont dérangé, je dois dire que cette version de Ni No Kuni n’a pas beaucoup de défauts. Par contre, un ajout qui aurait été payant et qui a été fait avec d’autres portages comme Dragon Quest XI S et Final Fantasy XII, c’est offrir une manière d’accélérer le jeu. Par exemple, dans le remastered de Final Fantasy VIII, on peut multiplier la vitesse des combats par 4. Ça aurait été une addition importante pour réduire la redondance des combats et raccourcir les longueurs de la 2e moitié du jeu.

Ni No Kuni Combat
Les combats de Ni No Kuni sont très dynamiques

À l’inverse, j’ai eu l’impression que l’intelligence artificielle était meilleure que la première fois que j’ai fait le jeu. Franchement, c’était par moment assez frustrant dans la version originale parce que mon compagnon faisait n’importe quoi menant souvent à une défaite impromptue. Je ne sais pas si c’est parce que je suis devenu meilleur avec les JRPG, mais j’ai eu beaucoup moins de difficulté à ce niveau.

En dernier lieu, j’aurais aimé avoir du contenu supplémentaire ou un chapitre de plus qui lie davantage Ni No Kuni 1 et 2. C’est bien les portages, mais avoir un petit boni est toujours la bienvenue surtout pour ceux qui refont le jeu comme moi.

Ni No Kuni : un portage à point

Pour conclure, Ni No Kuni: La Vengeance de la Sorcière Céleste est une superbe addition pour la Nintendo Switch qui permet de consolider la place de la console comme mon premier choix pour les JRPG. Le jeu n’a aucun défaut technique et les développeurs n’ont pas fait de compromis pour cette version. Encore en 2019, Ni No Kuni devrait être haut sur votre liste si vous êtes fan du genre. Peu de titres se démarquent autant visuellement. Bref, on adore et on espère que la suite viendra aussi sur la console de Nintendo.

NOTES
Note d'enthousiasme
8.5
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Passionné de techno et surtout de jeux vidéo, j’ai un Baccalauréat en Administration des Affaires et j’adore mélanger les jeux vidéo à la finance. Curieux, je joue à presque tous les genres et je suis toujours prêt à essayer de nouvelles expériences vidéoludiques. Il y a toujours quelques nouveautés dans ma ludothèque prêtes à être jouées. Je suis le rédacteur en chef de Geeks & Com' et le responsable de la section Jeux vidéo.