De la bouche même des développeurs, Trine 3 s’est avéré un faux pas pour le studio. Frozenbyte avait des ambitions pour un grand projet, sans avoir malheureusement les moyens pour le soutenir. 4 ans plus tard, ils sont de retour avec Trine 4 : The Nightmare Prince, un titre plus près des deux premiers épisodes. Avec un visuel toujours aussi enchanteur, des décors colorés et plusieurs nouveaux casse-têtes, mes impressions de l’E3 avaient été concluantes. Alors, que vaut le résultat final ?

Fiche Technique

  • Date de sortie : 8 octobre 2019
  • Style : Aventure / Jeu de plate-forme
  • Classement ESRB/PEGI : 10+ / PEGI 12
  • Développeur : Frozenbyte
  • Éditeur : Modus Games
  • Langue d’exploitation : offert en français
  • Testé sur PC via Steam
  • Aussi disponible sur PS4, Xbox One et Switch
  • Prix lors du test : 39,99 $ CAD / 29,99 €
  • Site Officiel
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

Un prince et ses démons

Trine 4 raconte l’histoire du prince Selius qui souffre d’horribles cauchemars qui, grâce à ses pouvoirs magiques, débarquent dans le monde réel. Ceux-ci provoquent le chaos au royaume et le monde entier est en danger. Heureusement, nos valeureux héros, le chevalier Pontius, le magicien Amadeus et la voleuse Zoya sont sur le cas. Ils devront donc travailler en équipe pour mettre fin à cette menace en traversant les nombreux tableaux et leurs obstacles. Allez, plongez dans ce monde féérique qui vous fera trimer dur tout en vous amusant.

Déjà, juste avec son scénario bien développé et ses nombreuses cinématiques, s 4 arrive à ressortir du lot. Le mystère derrière Selius et ses sombres pouvoirs capte rapidement notre attention, sans aller trop profondément dans les détails. Cependant, encore une fois, cet épisode brille grâce au narrateur qui réussit à nous raconter un conte de fées tout en y ajoutant une touche humoristique. Et, on peut ajouter à cela les multiples interactions savoureuses entre les trois héros qui accompagnent très bien notre aventure. Bref, sans être très complexe, Trine 4 profite d’un scénario correct qui donne une bonne immersion aux joueurs.

L’univers de Trine 4 est superbe

Des héros très habiles

Pour ce 4e épisode, nos trois héros ont sensiblement les mêmes habiletés qu’auparavant. Commençons avec mon préféré, le guerrier Pontius. Celui-ci représente le chevalier classique qui peut facilement se débarrasser des ennemis avec son épée. D’ailleurs les combats sont un peu meilleurs, mais il y a encore du travail à faire. En plus de son arme fidèle, on peut se servir de son bouclier pour dévier des objets ou rediriger un vaisseau de lumière. Sinon, il peut aussi se servir de son poids pour détruire un item sous lui ou pour faire un effet de levier.

Du côté de Zoya, elle peut se servir de son arc comme un grappin pour passer par-dessus de plus long précipice. Ou encore, elle peut l’utiliser pour atteindre des cibles avec ses flèches et elle a même des flèches munies de différents éléments de la nature. Elle est à la fois agile et rapide ce qui fait d’elle une combattante de choix.

Pontius est un puissant guerrier

Enfin, Amadeus peut conjurer des boîtes ou toute sorte d’autres formes. Il peut ensuite les déplacer à sa guise tout comme certains autres objets. C’est souvent grâce à lui qu’on va réussir à compléter les casse-têtes les plus compliqués.

Cependant, le jeu devient beaucoup plus complexe et intéressant avec l’arbre de talents de chaque personnage. Sans offrir de multiples embranchements, les talents qu’on peut débloquer viennent changer un peu la donne. Par exemple, l’épée de Pontius peut faire de l’électricité ce qui vient paralyser un peu l’ennemi. Ou encore, son attaque charge qui le rend encore plus dangereux. Bref, on finit par repenser notre approche à faire de développer nos héros et ça fait surtout du bien d’avoir une vraie raison de collecter toutes les potions d’expérience dans chaque tableau.

Mais une menace sombre guette nos héros

Toujours plus de casse-têtes à résoudre

Avec les habiletés variées de nos 3 héros, c’est évident que les casse-têtes de Trine 4 se sont multipliés. Pour ma part, j’aimais beaucoup les casse-têtes où il fallait se servir des blocs d’Amadeus jumelés avec les cordes de Zoya. C’était souvent de la mécanique pure qui nous faisait créer des mécanismes ingénieux pour progresser.

Malheureusement, les deux premiers actes n’offrent que très peu de défis difficiles. J’ai très peu souvent eu à me creuser les méninges longtemps pour compléter un tableau durant les 3-4 premières heures. C’est surtout à compter de la deuxième moitié du jeu et avec nos habiletés supplémentaires que les choses se corsent.

Trine 4 Pontius
Toujours prêt au combat

Or, Trine 4 est visiblement fait pour être joué en multijoueur et, effectivement, c’est là que j’ai eu le plus de plaisir. Le fait d’avoir à communiquer pour résoudre les tableaux rend les choses plus difficiles puisque 3 cerveaux à gérer sont plus compliqués qu’un seul. Mais ce qui est génial avec cette suite, c’est qu’on est entièrement flexible quant à l’utilisation du personnage. On peut donc avoir des situations hilarantes avec, par exemple, 3 Pontius qui chargent partout dans les ennemis et qui détruisent tout sur leur passage. Ou encore 3 Amadeus qui créent des cubes partout. En plus, lorsqu’on commence à mélanger les habiletés entre elles, on peut arriver avec des solutions très ingénieuses.

Trine 4 multijoueur
Il faut parfois être ingénieux pour traverser les tableaux

Meilleur que le 2 ?

Pour conclure, l’arrivée de Trine 4 : The Nightmare Prince marque un retour réussi à la formule gagnante des deux premiers épisodes. Les développeurs nous ont encore offert un univers visuellement impressionnant et plus détaillé que jamais. Ce nouveau chapitre n’a peut-être pas le charme et l’originalité de l’excellent 2e titre, mais il ramène la série sur le droit chemin. Bref, je vais continuer d’avoir Trine en tête lorsqu’on va me demander une liste de bons jeux co-op.

NOTES
Note d'enthousiasme
7.5
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Passionné de techno et surtout de jeux vidéo, j’ai un Baccalauréat en Administration des Affaires et j’adore mélanger les jeux vidéo à la finance. Curieux, je joue à presque tous les genres et je suis toujours prêt à essayer de nouvelles expériences vidéoludiques. Il y a toujours quelques nouveautés dans ma ludothèque prêtes à être jouées. Je suis le rédacteur en chef de Geeks & Com' et le responsable de la section Jeux vidéo.